A l'origine de ce livre : l'indignation d'une parente d'élève et d'une citoyenne attachée à l'école publique, découvrant il y a une quinzaine d'années, lorsque ses enfants étaient à l'école, les aberrations qui y avaient cours, notamment dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture et dans l'enseignement du français, ainsi qu'en histoire où on avait trouvé intelligent et novateur de supprimer la chronologie. C'est avec le même effarement qu'elle découvre aussi à ce moment-là les justifications des " pédagogistes " pour qui il faut placer " l'élève au centre " et non plus le savoir. Malgré les nombreux ouvrages d'instituteurs ou de professeurs parus depuis 2003 pour alerter sur les conséquences catastrophiques de cette nouvelle pédagogie, malgré le constat d'échec et le nombre croissant d'élèves qui ne savent pas lire à l'entrée en sixième, constat aujourd'hui admis par tous, malgré encore les quelques, très discrets, mea culpa des instigateurs de ce système, le pédagogisme est toujours à l'oeuvre rue de Grenelle, comme en témoigne la récente et très contestée réforme des programmes. Il est donc plus que jamais d'actualité de tirer la sonnette d'alarme, surtout à l'approche de la campagne présidentielle au cours de laquelle les candidats devront se prononcer sur l'avenir du système éducatif, question qui suscite une énorme attente chez les Français, à en juger par les succès de librairie des ouvrages consacrés à ce sujet. Carole Barjon a voulu savoir qui était à l'origine de mesures simples mais nuisibles comme la suppression de la dictée, des leçons de grammaire, de la récitation ou du " par coeur ". Qui, s'il est possible de le retrouver, est l'auteur de l'expression, devenue hélas célèbre, de " référentiel bondissant " pour désigner un ballon? " A l'heure où les Français jugent de plus en plus normal que les décideurs de ce pays rendent des comptes sur les choix qu'ils ont engagés, écrit Carole Barjon, à l'heure où, par exemple, les médecins sont poursuivis en justice en cas de faute médicale, je trouve légitime de demander des comptes aux ?coupables?, aux ?assassins? de l'école. " Elle dresse le portrait des responsables de la faillite scolaire actuelle : inspirateurs lointains, théoriciens et idéologues comme Philippe Meirieu, le pape des pédagogistes, ou François Dubet, metteurs en oeuvre, comme les inspecteurs généraux de l'Education nationale ou les présidents successifs du Conseil des programmes, mais aussi les ministres de l'Education, qui ont, ou non, voulu et/ou su imposer leur volonté politique à l'administration. Toujours sous forme de portraits-interviews, elle raconte aussi l'histoire des " lanceurs d'alerte ", des " résistants " qui ont eu la lucidité de repérer les consignes délirantes, le courage d'y résister, souvent en cachette de l'administration de la rue de Grenelle, et parfois de les dénoncer publiquement au risque de compromettre leur avancement. Par souci, comme c'est aussi le cas de l'auteur, de défendre les principes fondamentaux de l'école républicaine.
Nombre de pages
221
Date de parution
22/09/2016
Poids
260g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782221188859
Titre
Mais qui sont les assassins de l'école ?
Auteur
Barjon Carole
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
131
Poids
260
Date de parution
20160922
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Carole Barjon est rédactrice en chef adjointe au Nouvel Observateur. Auteur de Si on me cherche?avec François Chéréque (Albin Michel, 2008). Bruno Jeudy est rédacteur en chef au Journal du Dimanche. Il est l'auteur de Nicolas Sarkozy, de Neuilly à l'Elysée (L'Archipel, 2007), Sarkozy et ses femmes, avec Eric Decouty (Plon, 2008) et Sarkozy côté vestiaires, avec Karim Nedjari (Plon, 2010).
François Chérèque a accepté de jouer le jeu de sortir du domaine strictement social et de « se lâcher ». Dans ce livre d entretiens au ton vif, il donne sans excès de précaution, sa vision des hommes (et femmes) politiques de droite ou de gauche qui nous gouvernent. Il raconte ses rencontres et ses conversations avec eux (passages savoureux sur Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Lionel Jospin, Martine Aubry ou Philippe Douste-Blazy). Quelques uns en sortent grandis, d autres moins. Il raconte aussi son propre parcours, sa jeunesse, son milieu, sa formation aux questions économiques, ses relations avec le monde patronal et certains chefs d entreprise dont il est devenu proche ainsi Franck Riboud, PDG de Danone - bref comment il est devenu le leader d un des plus grands syndicats français. Il parle aussi de manière lucide et émouvante des ses difficultés d élocution.Au travers de son expérience de fonctionnaire hospitalier, il rectifie quelques idées reçues sur la catastrophe des 35 h à l hôpital et sur les 35 h en général.Enfin, tout en expliquant les réformes sociales et les dessous des négociations avec le gouvernement, il ne cache rien des difficultés rencontrées lorsque l on est le dirigeant d un syndicat réformiste. Et démontre qu on peut être un adepte du parler-vrai sans être « bling-bling »... Biographie de l'auteur François Chérèque, ancien responsable de la Fédération Santé, ancien éducateur spécialisé en pédo-psychiatrie est secrétaire général de la CFDT depuis 2002.Carole Barjon est rédactrice en chef adjointe du service politique du Nouvel Observateur, chargée du suivi de l Elysée et de l UMP.
Ancien directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 et de celle de Valérie Pécresse aux élections régionales de 2015, Patrick Stéfanini occupe depuis plus de vingt ans une place centrale dans le dispositif politique de la droite. Stéfanini sort de l'ombre pour la première fois afin de livrer son témoignage sur la dernière campagne dont il fut le maître d'oeuvre : celle de François Fillon, d'abord au cours de la primaire, puis de l'élection présidentielle. Il montre comment il a découvert la véritable personnalité d'un homme plus dissimulé qu'il ne le pensait mais décrit aussi le comportement de ceux qui, par leurs hésitations ou leur double jeu, ont contribué à rendre la victoire impossible. Il conclut son livre d'entretiens avec Carole Barjon par une réflexion très personnelle sur l'avenir d'une droite divisée. La publication de l'ouvrage coïncide avec une actualité politique qui ne fera que renforcer son retentissement médiatique.
Une histoire de France du XXe siècle à nos jours, originale et subjective, par le prisme de ses étrangers célèbres. " Je suis né le 4 avril 1945 à Montauban de parents allemands, lesquels ont attendu plus de six mois pour déclarer ma venue au monde - trop tard ! Cela a fait de moi un apatride, qui a grandi dans le 15e arrondissement de Paris avec les derniers hussards noirs de la République, a été un supporter inconditionnel de l'équipe de France de Raymond Kopa en 1958, avant d'arriver à Francfort et de prendre la nationalité allemande... pour éviter le service militaire. Revenu en France pour mes études, j'en suis expulsé en mai 1968 - une interdiction de séjour levée dix ans plus tard. Depuis, ma vie est une sorte de pont entre l'Allemagne et l'Hexagone, et, en 2015, j'ai obtenu le droit de devenir aussi français. Pouvoir désormais jouer avec les deux maillots correspond au fond assez bien à mon état d'esprit : la France doit beaucoup à ses étrangers, sans qui son histoire aurait été tout autre. Ainsi, c'est également la Grande Histoire qui se dessine à travers eux : car tous sont arrivés au gré des mouvements politiques, économiques, scientifiques, culturels... et même sportifs. " C'est ce cheminement que retrace ce livre à quatre mains, faisant halte ici auprès d'un Emile Zola s'éteignant à l'aube de la Belle Epoque, là au couronnement à Cannes des Indigènes de Rachid Bouchareb ; et, toujours, au côté de ces hommes et femmes qui, venus d'ailleurs, ont depuis cent cinquante ans mis la main à l'ouvrage, glorieux et laborieux, d'un pays qui s'écrit.
Dix ans après la parution d' Anticancer , le livre-référence de David Servan-Schreiber qui a changé notre rapport à la maladie, Vivre anticancer vient prolonger son enseignement. Une méthode simple, active et scientifiquement prouvée pour prévenir, retarder ou vaincre la maladie. ~~ " C'est un cancer ! " Pour qui a pu l'entendre prononcée de la bouche d'un médecin, cette phrase est toujours terrifiante ? pour le patient comme pour son entourage. Qui plus est, c'est la douloureuse expérience que vient de faire Lorenzo Cohen, auteur de ce livre, et qui donne à son propos une nouvelle portée, un sens du combat. Mais si le cancer n'avait aujourd'hui plus rien d'irrémédiable ? Fort des nombreuses études qu'il a consacrées à la médecine intégrative dans les soins de la maladie, le docteur Lorenzo Cohen, avec sa femme Alison Jefferies, ont voulu avant tout écrire un livre utile. Au centre de leurs préoccupations, des conseils vitaux pour mieux s'entourer, mieux réduire notre stress, mieux s'alimenter, mieux se dépenser, mieux se reposer, mieux interagir avec les autres ... autant de solides piliers pour affronter les épreuves du temps. Le guide indispensable pour devenir acteur de sa santé.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde
Boulgakov Mikhaïl ; Ermolinski Sergueï ; Gourg Mar
Monument de la littérature russe, "Le maître et Marguerite" est assurément un de mes romans préférés. Difficile à décrire en quelques mots, il est drôle et sombre à la fois, entrelaçant le fil tendu entre le Maître et Marguerite, avec les allégories chrétiennes et le prosaïsme soviétique.