Le bâtiment, enquête d'histoire économique XIVe-XIXe siècles. Maisons rurales et urabianes dans la F
Bardet Jean-Pierre ; Chaunu Pierre ; Désert Gabrie
EHESS
48,00 €
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EAN :9782713214714
Le bâtiment a été le premier secteur d'activité " secondaire ", jusque vers 1880, le deuxième secteur de l'économie après le secteur agricole. Les auteurs ont dû inventer les documents, mettre au point des méthodes. En conclusion, les auteurs débouchent sur l'ébauche d'une loi des trois âges dans le secteur non agricole de l'économie, sur la formulation d'une loi du poids démographique sur le bâtiment. La corrélation est positive. Cela est vrai pour Cambrai, pour Rouen, et se vérifie a contrario dans la France démographiquement effondrée de la seconde moitié du XIXe siècle. L'enquête enfin débouche sur l'esquisse d'une théorie générale du bâtiment comme fait de civilisation. Elle permet de distinguer deux systèmes d'habitat traditionnel : le système méditerranéen, le système du Nord, et les vestiges en voie de disparition d'un habitat reliquat d'une civilisation très ancienne. L'enquête sur le bâtiment corrobore donc l'approche du fait de civilisation par horizons temps-espaces successifs proposée par Fernand Braudel.
Nombre de pages
550
Date de parution
01/10/2002
Poids
900g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713214714
Titre
Le bâtiment, enquête d'histoire économique XIVe-XIXe siècles. Maisons rurales et urabianes dans la F
Auteur
Bardet Jean-Pierre ; Chaunu Pierre ; Désert Gabrie
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
900
Date de parution
20021001
Nombre de pages
550,00 €
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Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.