La dernière croisade. Les Français et la guerre de Candie, 1669
Bardakçi Ozkan ; Pugnière François ; Sauzet Robert
PU RENNES
18,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753506428
La guerre de Candie est aujourd'hui bien oubliée. Ce conflit suscita pourtant un intérêt constant dans l'Europe du XVIIe siècle, tenue en haleine par les péripéties de ce siège interminable qui aboutit, en 1669, à la prise par les Ottomans de la capitale du regno di Candia (aujourd'hui Héraklion). Des milliers de soldats, gentilshommes, aventuriers, gens sans aveux, combattirent les Turcs sous les bannières de Venise et du Pape, mus par des motivations fort diverses, allant du zèle religieux à la soif de gloire et d'aventure, en passant par la geste nobiliaire, le recrutement forcé ou la simple rapine. Le capitaine Pierre Domenisse (v. 1629-1710) a laissé pour sa part un précieux témoignage des quelques semaines qu'il passa en Crète à l'occasion du "secours" envoyé par Louis XIV aux Vénitiens, durant l'été 1669. La publication de son Mémoire des choses les plus remarquables qui se sont faites au voyage de Candie, plus de trois siècles après, offre l'occasion de se plonger au coeur de ce conflit qui, par bien des aspects, accompagna et consacra les derniers feux du mythe de croisade, si cher à Alphonse Dupront. A travers le regard d'un rude protestant cévenol, ce texte donne aussi matière à s'interroger sur les relations complexes et mouvantes qui agitèrent et unirent mondes occidental et ottoman, alors même que les Turcs restaient encore une menace pour l'Europe chrétienne. Biographie de l'auteur Ozkan Bardakça, enseignant d'histoire-géographie et de lettres, diplômé de l'université Marc Bloch (Strasbourg), travaille sur les relations entre chrétiens et musulmans à l'époque moderne et sur la perception de l'autre à travers les récits de voyage, notamment ceux consacrés à l'expédition de Candie. François Pugnière, professeur d'histoire et de géographie dans le secondaire, a soutenu à Montpellier, en 2002, une thèse consacrée à l'encadrement clérical des nouveaux convertis au XVIIIe siècle à travers l'exemple du diocèse d'Alès. Il travaille, à l'heure actuelle, aux différents aspects des cultures de la coexistence confessionnelle, ainsi qu'à la noblesse militaire à l'époque moderne en Bas-Languedoc.
Nombre de pages
182
Date de parution
03/07/2008
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753506428
Titre
La dernière croisade. Les Français et la guerre de Candie, 1669
Auteur
Bardakçi Ozkan ; Pugnière François ; Sauzet Robert
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20080703
Nombre de pages
182,00 €
Disponibilité
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Monot Alexandra ; Bardakçi Ozkan ; Cattaneo Clémen
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Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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