Au c'ur d'un soir glacé, la naissance de Strambus réchauffe les roulottes d'une famille de Tziganes allemands, qui survit péniblement grâce à des numéros de cirque transmis de génération en génération. En réalité, le nouveau-né se prénomme Adolf, prénom favori de ces années 1930, embrasées par un orateur véhément qui promet à la nation le bien-être de tous dans une société florissante. Ce " Führer " adulé ne tardera pas à mettre l'Europe à feu et à sang et à entraîner son pays vers une dévastation inéluctable. En filigrane de la saga de Strambus et de ses proches, tendre chronique piquetée de scènes hautes en couleur, se dessine le destin de minorités broyées par un implacable système. " Il y a quelque chose entre la terre et le ciel, mais on ne saura jamais quoi ", ressasse le grand-père de Strambus. Seule importe alors la subsistance quotidienne, chez ces artistes attachants, facétieux et fatalistes. Dans la tourmente des barbaries nazies, pour glisser à travers les mailles du filet de l'histoire, mieux vaut savoir se faire discret et " laisser pleurer les chiens "...
Nombre de pages
254
Date de parution
07/04/2005
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782904201431
Titre
Laissez pleurer les chiens
Auteur
Barbier Michèle ; Costaz Gilles
Editeur
WALLADA
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
20050407
Nombre de pages
254,00 €
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S'il est un nom qui soulève encore des réactions passionnées chez ceux qui ont vécu les dernières années de l'Algérie française, c'est bien celui de Jacques Chevallier. Député-maire d'Alger, Secrétaire d'Etat aux Armées puis Ministre de la Défense dans le gouvernement Mendes France, ce personnage haut en couleurs a été un des rares à chercher désespérément la meilleure façon de maintenir l'Algérie sous influence française, alors que l'indépendance commençait à paraître comme inéluctable. Libéral, ouvert au dialogue, profondément humain, il fut à la fois rejeté par les tenants du système français et par les combattants algériens engagés sur la voie de la coupure définitive avec la Métropole. Mais c'est à lui que firent appel le Général Salan et le chef de l'OAS Jean-Jacques Susini pour élaborer les accords FLN-OAS qui tendaient à préserver les intérêts des Européens dans une Algérie indépendante. Un homme profondément attaché à son pays, représentatif d'une époque où les valeurs établies faisaient place, dans la violence, à l'ère mondiale de la décolonisation.
Victoria Thérame, née à Marseille dans une famille franco-italienne, écrit depuis l'adolescence. Elle publie à vingt-deux ans chez Julliard son premier roman. Une vingtaine de titres paraissent ensuite, surtout aux Editions des Femmes. Bien accueillie à l'étranger, elle est distinguée par de nombreux prix et traductions. Son style novateur a très vite fait l'objet d'études. Elle mène parallèlement à cette oeuvre un combat social et féministe.
Là où la terre s'ouvre sur la mer, tout est possible. Mais un goût d'amertume est le prix à payer pour tant de liberté. Après la publication, en 2009, d'un roman historique de longue haleine (ZOTOS l'Athénien, ou le silence des dieux), Robert Blondel aborde ici la forme courte de la nouvelle. Depuis les rivages marins, il nous entraîne aussi bien aussi bien dans la relecture émouvante d'un grand mythe que dans l'imprévu de récits très contemporains C'est parfois une rencontre presque banale, celle de deux êtres qui ne se reverront plus, mais partagent en silence un secret (François-René). Si l'homme accueilli sur la rive par celle qui ne l'espérait pas se dérobe à son destin, lequel des deux va mourir (La dernière escale) ? La plage, c'est aussi le lieu où, comme des épaves, viennent s'échouer les souvenirs de ce qui nous a donné notre force (En face), de ce qui nous a meurtris (L'aquarelle), ainsi que les simples impressions ressurgies de l'enfance (Marée montante) et de l'adolescence, même si notre mémoire les a déformés ou enfouis (Avec le temps...). Le danger qui nous y guette n'est pas toujours celui attendu, que l'on imagine devoir affronter les hommes (Une liberté folle) ou les fortunes de mer (Passé décomposé). .