En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale à laquelle participa l'Afrique du Sud, naissait dans ce pays Nelson Mandela, icône internationale qui symbolise le combat pour la liberté des Noirs sud-africains. Sa lutte, longue et douloureuse, aboutit à cette grande rupture dans l'histoire sud-africaine du XXe siècle que constituent la fin de l'apartheid en 1990, la transition démocratique qui s'ensuivit et l'espoir de voir émerger une nation multiculturelle prospère puisant sa force dans la diversité raciale, ethnique et linguistique de sa population. En 2018, l'heure est donc au devoir de mémoire mais aussi au bilan de l'héritage laissé par Mandela. Si le discours officiel actuel met l'accent sur les progrès accomplis "d'un Etat au service de quelques-uns" à "un Etat engagé au service de tous, Noirs et Blancs", aujourd'hui plus que jamais, les fantômes du passé semblent hanter la "nouvelle" Afrique du Sud. Malaise sociétal, manifestations étudiantes contre la permanence des discriminations raciales sur les campus, montée en puissance de partis d'opposition - qui, comme les Combattants pour la liberté économique de Julius Malema, remettent en question l'idéal même d'une "nation arc-en-ciel" -, batailles mémorielles autour des grandes figures de l'apartheid ; nombreux sont les signes de tensions qui perdurent et d'un passé qui ne passe pas. Le présent ouvrage explore tour à tour la question de la commémoration, de ses ambiguïtés et ambivalences, de la mise en images et en mots du passé, et du rôle de l'éducation pour tenter - sans vraiment y parvenir - de compenser et de dépasser les injustices, héritage de l'apartheid.
Nombre de pages
210
Date de parution
27/08/2018
Poids
256g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343154558
Titre
Afrique du sud. Mémoire, héritages et ruptures
Auteur
Barbier Marie-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
256
Date de parution
20180827
Nombre de pages
210,00 €
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L'histoire étonnante d'Eugène Casalis, missionnaire protestant né au pied des Pyrénées au début du XIXe siècle et dont le nom est indissociable de l'édification du Lesotho, montre qu'il y a eu quelques cas où "la présence française outremer" reste perçue de façon positive. Ses liens d'amitié avec le roi et son appartenanace à un pays non impliqué dans les conflits locaux donnèrent lieu à une collaboration confiante et réciproque.
Tuer l'Autre parce qu'il "est autre", c'est-à-dire qu'il appartient à un groupe que l'on a préalablement défini en fonction de différences avérées ou imaginaires, dans le but d'en faire une victime expiatoire, perpétrer un "crime de haine", tel est le phénomène étudié ici par des spécialistes de l'aire anglophone. Ils analysent la violence exercée au nom de la "race", mais aussi au nom de la religion ou de l'orientation sexuelle aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie et en Grande-Bretagne.
La multiplication des recherches comparatives internationales, notamment européennes, contraste singulièrement avec le peu de réflexion sur leur épistémologie et sur les questions de méthode. C'est à ce manque que cet ouvrage cherche à remédier en s'appuyant sur l'expérience d'historiens, de sociologues, de politistes et d'économistes de divers pays européens. Comment ces chercheurs construisent-ils la comparabilité de leurs objets ? Quel rôle les langues jouent-elles dans la clarté de la comparaison ? Comment dépasser l'opposition entre universalisme et relativisme culturaliste ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage apporte un éclairage tout à fait novateur. Prenant appui sur leur expérience empirique, les auteurs proposent à la fois un instrument de travail utile pour les chercheurs et un outil de réflexion pour les acteurs des politiques sociales qui travaillent de plus en plus en milieu international. While the amount of cross-national comparative research has continued to grow, especially in Europe, remarkably little attention has been devoted to epistemological and methodological questions. Papers in this book by historians, sociologists, economists and political scientists aim to contribute to this insufficiently explored research topic. Drawn from various European countries, they explain how they construct their research objects. They address the role of languages in comparative research and they all try to reach beyond the opposition between universalism and culturalist relativism or particularism. The authors draw on their extensive empirical knowledge to produce a useful instrument for researchers. Their writing will also find important echoes among practitioners of social policies, who are increasingly confronted with international situations and need models to interpret the practical differences they experience.
2012 fut l'année du bicentenaire de la naissance d'Eugène Casalis, missionnaire protestant béarnais envoyé en Afrique australe, dont le nom est lié à l'édification du Lesotho. Ce livre évalue le rôle des missions européennes en Afrique avant, pendant et après la colonisation et, plus largement, réfléchit aux liens entre religion et colonisation, et religion et "race".