Je suis le chevalier des Touches ; n'est-ce pas que ce sont des ingrats ? " Quelques décennies après la Révolution de 1789, la réapparition, spectrale, de ce héros chouan à Valognes réveille les souvenirs de quelques royalistes déchus, vieillissants, presque ridicules, mais pourtant attachants. Sous la plume de Barbey, dandy nostalgique de ces temps disparus, c'est l'épopée chouanne qui resurgit à travers ces personnages. On les écoute alors raconter et revivre la geste de leur jeunesse. Oui, ces temps héroïques appartiennent au passé, et l'Histoire a poursuivi son chemin sans qu'on n'y puisse rien faire. Mais la littérature, en faisant ?uvre de mémoire, permet à tout un monde de renaître, l'espace d'un récit. Le lecteur a ainsi l'impression d'assister à l'évocation magique d'une époque révolue. L'accompagnement pédagogique analyse en profondeur l'écriture aurévillienne, sa puissance d'évocation et sa structure romanesque. Le récit-cadre et les retours en arrière, l'Histoire mêlée à l'intimité offrent de multiples occasions d'initiation au commentaire autant qu'à la dissertation. Roman (XIXe siècle) recommandé pour les classes de lycée. Texte intégral.
Nombre de pages
273
Date de parution
01/03/2000
Poids
194g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070408887
Titre
Le chevalier des Touches
Auteur
Barbey d'Aurevilly Jules
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
194
Date de parution
20000301
Nombre de pages
273,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dieu, le créateur de toutes les réalités, n'en défend aucune à l'artiste, pourvu que l'artiste n'en fasse pas un instrument de perdition. " Se référant à la scène sublime qui ouvre Richard III de Shakespeare, Barbey d'Aurevilly se permettra tout dans ses récits de passion et de haine. Le comte de Ravila aimait l'amour, Albertine et Hauteclaire aussi ; la comtesse de Savigny et le duc de Sierra Leone, eux préférèrent l'honneur. Ses diables de femmes semblent échappées d'une toile de Delacroix. Le feu de l'enfer brûle ces pages mais c'est pour mieux " épouvanter les âmes pures ", clame l'auteur, le jour de son procès. " Ou il faut renoncer à peindre le c'ur humain, ou il faut le peindre tel qu'il est. " Préface, commentaires et notes de Jean Decottignies.
Un roman vécu où il y a du sang coagulé" disait de ce livre Barbey d'Aurevilly. Le séduisant Ryno de Marigny, "scandale vivant du faubourg Saint-Germain", épouse la belle Hermangarde "au teint pétri de lait et de lumière". Le couple s'établit en Normandie dans le Cotentin, région aux paysages violents et contrastés entre la lande et la mer. Mais la Vellini, ancienne maîtresse du jeune homme, réapparaît: "Tu passeras sur le c'ur de la jeune fille que tu épouses pour me revenir", lui avait-elle prédit lors de leurs adieux. Commence alors la lente désagrégation du bonheur ou de son apparence. La Vellini impose de nouveau sa loi, celle de l'amour tragique, exclusif et destructeur. Elle vaincra. Avec ce roman Barbey donne une magnifique illustration de ses thèmes fondateurs et de sa philosophie de la vie. On ne peut être fidèle qu'à ce qui est sa propre origine. Il est impossible d'échapper au destin qui dicte sa loi. Catherine Breillat, qui vient d'adapter au cinéma cette terrible histoire, signe la préface de cette édition. dans laquelle elle souligne toute la modernité de ce roman.
Un des épisodes les plus romanesques de la Chouannerie et le premier volet de cette "épopée normande" que Barbey d'Aurevilly songea toute sa vie à écrire. Après des débuts littéraires incertains, l'auteur des Diaboliques trouve sa voie au moment où il retrouve son enfance, Valognes, Saint-Sauveur-le-Vicomte, le milieu familial où il a été élevé dans la nostalgie d'une culture qui est morte en 1789. C'est cette quête proustienne d'un temps, d'un monde perdu qui, par-delà les exploits des héros, donne au Chevalier des Touches son étrange miroitement poétique. "Les Poètes, comme les Tortues, disait Barbey, portent leur maison sur leur dos, et cette maison, c'est le palais des premiers songes."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.