Phénoménologie et psychanalyse. Hommage à Guy-Félix Duportail
Barbaras Renaud ; Benoist Jocelyn
HERMANN
30,15 €
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EAN :9791037008817
Guy-Félix Duportail (1952-2018) a, tout au long de son chemin de pensée, maintenu le cap d'une interrogation philosophique de la psychanalyse. A l'intersection des deux disciplines, il a formé des générations d'étudiants et développé une oeuvre absolument singulière, au fil de nombreux livres. Il a également, dans cet esprit, créé et dirigé la collection "Tuchè" aux Editions Hermann. Il nous a brutalement été ravi le 23 mars 2018 au soir d'un colloque. Un certain nombre d'acteurs de la philosophie contemporaine, ses collègues et ses amis, reviennent ici sur cette figure exceptionnelle de la philosophie française d'aujourd'hui et poursuivent chacun à leur façon le chantier qu'il a ouvert, convaincus de la nécessité de renouveler, pour le bénéfice mutuel de ces disciplines, une discussion sans préjugé entre philosophie et psychanalyse. Dans le débat ainsi engagé, où, conformément à la pensée dialogique qui était celle de Guy-Félix Duportail, se font entendre une réelle multiplicité de voix et de sensibilités philosophiques, la phénoménologie, qui constituait sans doute sa langue philosophique privilégiée, joue un rôle central. Que peut-elle, aujourd'hui, nous dire sur la psychanalyse ? Et, réciproquement, que peut-elle encore en apprendre ?
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Nombre de pages
236
Date de parution
26/07/2021
Poids
299g
Largeur
140mm
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EAN
9791037008817
Titre
Phénoménologie et psychanalyse. Hommage à Guy-Félix Duportail
Auteur
Barbaras Renaud ; Benoist Jocelyn
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
299
Date de parution
20210726
Nombre de pages
236,00 €
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La philosophie de Merleau-Ponty est commandée tout entière par le souci d'assumer aussi rigoureusement que possible la définition grecque de la philosophie comme étonnement : fidèle au mot d'ordre husserlien de "retour aux choses", elle suspend notre relation familière avec le monde pour le faire paraître et c'est pourquoi elle est une philosophie de la perception. Mais si l'expérience est ce qui va de soi, revenir à l'expérience est la chose la plus difficile qui soit. Aussi Merleau-Ponty consacre-t-il l'essentiel de son oeuvre à frayer des chemins vers le monde perçu, ce qui exige de découvrir, afin de les déraciner, les présupposés qui en commandent la thématisation. C'est en menant à bien cette réduction radicale que Merleau-Ponty parvient à penser le sensible au lieu de le considérer comme cette présence à la fois évidente et impénétrable dont il n'y aurait rien à dire. Le sensible est "la forme universelle de l'Etre brut" — forme en laquelle se préserve son mystère — et c'est pourquoi il contient tout, y compris l'intelligible.
Résumé : Renaud Barbaras compte parmi les philosophes vivants les plus importants. Il a reçu le Grand Prix de philosophie de l'Académie française en 2014 pour l'ensemble de son oeuvre. Cet ouvrage constitue un tournant dans l'analyse philosophique du désir, et noue un dialogue entre les traditions philosophiques (phénoménologie) et psychanalytiques (Freud, Lacan). Tout désir est désir du monde, non pas au sens où il se rapporterait à un monde déjà là, mais bien parce qu'il en est la condition d'apparition.
La philosophie de Merleau-Ponty est commandée tout entière par le souci d'assumer aussi rigoureusement que possible la définition grecque de la philosophie comme étonnement : fidèle au mot d'ordre husserlien de « retour aux choses », elle suspend notre relation familière avec le monde pour le faire paraître et c'est pourquoi elle est une philosophie de la perception. Mais si l'expérience est ce qui va de soi, revenir à l'expérience est la chose la plus difficile qui soit. Aussi Merleau-Ponty consacre-t-il l'essentiel de son oeuvre à frayer des chemins vers le monde perçu, ce qui exige de découvrir, afin de les déraciner, les présupposés qui en commandent la thématisation. C'est en menant à bien cette réduction radicale que Merleau-Ponty parvient à penser le sensible au lieu de le considérer comme cette présence à la fois évidente et impénétrable dont il n'y aurait rien à dire. Le sensible est « la forme universelle de l'Être brut » - forme en laquelle se préserve son mystère - et c'est pourquoi il contient tout, y compris l'intelligible.
Conçue pour les lycéens, les étudiants préparant le DEUG ou les concours des grandes Ecoles, la collection " Philosopher s'organise autour des notions, des doctrines et des auteurs de cette discipline singulière qu'est la philosophie. " La fonction de penser ne se délègue point " disait Alain. Si philosopher, c'est s'interroger sur le sens des mots et des choses, cette collection est une invitation à l'effort de chacun pour penser par soi-même. A la fois essai et cours rédigé, chaque titre est un auxiliaire précieux pour l'exercice difficile de la dissertation.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Turing Alan ; Pilawski Pascale ; Koch Marie-Pierre
Alan M. Turing, célèbre pour avoir décodé Enigma, la machine à crypter de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est aussi souvent présenté comme le père de l'"intelligence artificielle". En 1950, les connaissances scientifiques et techniques sont suffisantes pour envisager la possibilité, dans un futur relativement proche, que des machines puissent imiter l'esprit humain. Les hommes seront-ils capables un jour de fabriquer des machines intelligentes ? Répondre à cette question suppose d'abord de définir cette intelligence, que nombre d'acteurs actuels de l'IA n'hésitent pas à assimiler à du calcul en se revendiquant de l'autorité du mathématicien anglais. Mais la pensée de Turing échappe à ces réductions faciles, comme le montrent les textes rassemblés dans ce volume, restés largement inédits en français.