La République, dont le parfum apparut longtemps suranné, est de nouveau à la mode. Les " intellectuels " de l'heure multiplient les professions de foi républicaines. Le discours politique, à gauche comme à droite, se réapproprie avec ostentation le vocabulaire républicain. L'échec du totalitarisme soviétique, comme les craintes soulevées par le triomphe d'un libéralisme débridé, y sont, sans doute, pour quelque chose. La République, cependant, ne serait rien s'il n'existait des hommes pour l'incarner et la faire vivre. Ces hommes, ce sont les républicains. Aux républicains d'aujourd'hui, soucieux d'agir ici et maintenant, il n'est pas inutile de faire un détour par l'histoire, afin de se remémorer les combats et les figures de leurs prédécesseurs. Or, depuis une dizaine d'années, notre connaissance du monde républicain a été profondément renouvelée. L'ambition de cet ouvrage est, par le recours aux éminents spécialistes français et étrangers qui ont contribué à ce renouvellement, d'en esquisser la synthèse. La période retenue est celle qui peut être considérée, pour les républicains, comme leur âge d'or : 1863-1914, c'est-à-dire le temps de la renaissance électorale et des rêves, sous l'Empire, puis celui de la construction et du triomphe, avant l'ébranlement de la Grande Guerre. Ce temps se trouve être celui d'Eugène et de Camille Pelletan, ces deux grands républicains dont l'œuvre, par son ampleur et son étalement dans le temps, offre une formidable clef d'accès à l'histoire politique du XIXe siècle. À la lecture de cet ouvrage, chacun pourra méditer sur les combats, les aspirations et les méthodes d'hier, afin de mieux se préparer aux luttes d'aujourd'hui.
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Nombre de pages
288
Date de parution
01/11/2003
Poids
346g
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EAN
9782747504829
Titre
L'âge d'or des Républicains (1863-1914)
ISBN
2747504824
Auteur
Baquiast Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
346
Date de parution
20031101
Nombre de pages
288,00 €
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On connaît le fameux documentaire de Raymond Depardon : " 1974, une partie de campagne ", décrivant les coulisses de la première campagne présidentielle à l'américaine menée en France, celle de Valéry Giscard d'Estaing. Le film, depuis, a été copieusement imité. Mais sur les campagnes électorales du style précédent, celui des préaux d'école, on dispose de peu de documents d'une telle acuité. C'est tout l'intérêt de la découverte récente et de la publication de cette correspondance intime de Camille Pelletan, grand tribun du radicalisme d'avant la Première Guerre mondiale, que de nous faire pénétrer dans l'arrière-cour d'une campagne électorale de la Belle Epoque, en 1906, aux alentours de l'étang de Berre, sous le soleil de la Provence. A travers cet échange de lettres au jour le jour entre l'homme politique et son épouse, on découvre le rythme déjà effréné des campagnes, on est plongé au coeur des préaux d'école et des salles de village, on est initié aux codes d'expression amoureux d'un couple de la Belle Époque. Un monde s'ouvre à nous, délicieusement suranné et pittoresque, et pourtant, sur l'essentiel, étonnamment proche du monde politique actuel, dans son souci de partir au contact de l'électeur, de débattre avec l'adversaire, de structurer ses réseaux, mais aussi dans ses coups bas : sabotage des réunions publiques, financements opaques, etc. Édition critique établie, présentée et annotée par Paul Baquiast, docteur en histoire, président de l'Association des Amis d'Eugène et Camille Pelletais.
Bohème politique et bohème littéraire et artistique : deux mondes étroitement mêlés dans les dernières années du Second Empire et les premières de la Troisième République. Parmi les témoignages qui en attestent, nul, sans doute, n'est plus vivant que cet extraordinaire Album Juliette, récemment découvert et publié ici pour la première fois (accompagné de l'appareil critique qui permet d'en retrouver et apprécier tout le sel). Il s'agit d'un album de dessins, autographes et facéties rimées, en bien des points comparable au fameux Album Zutique dont Paul Verlaine et Arthur Rimbaud ont été, en 1871-1872, parmi les principaux contributeurs. Daté des années 1879-1880, il lui est postérieur de sept ans. A la lecture de l'album, il semble que l'on voie prendre vie, s'agiter et se mêler les poètes du célèbre tableau de Fantin-Latour, Coin de table, et les journalistes et hommes politiques, disciples de Clemenceau, du tableau de Raffaëlli, La Réunion publique au cirque Fernando. L'album est dédié à une jeune femme, Juliette, la compagne du grand journaliste et futur leader radical, Camille Pelletan. Exigeant de ses hôtes qu'ils lui dédient vers et dessins, Juliette dévoile ici sa personnalité fantasque et attachante, et se révèle comme une des muses méconnues de la fin du XIXe siècle.
Très librement inspiré de faits réels, Les Cerisiers de la commune est un roman historique portant sur la période suivant la Commune de Paris et sur la campagne pour l'amnistie des communards (1870/1880). Jeune journaliste bohème et idéaliste, ami des poètes et des artistes, Julien Tellan rencontre une jeune femme extravagante et excentrique, Juliette. Leur amour, d'une étonnante liberté, choque autour d'eux. A commencer par le père de Julien, Ange, sénateur influent dont la carrière risque d'être compromise par le mode de vie de son fils et de Juliette. Il fera tout pour les séparer, à commencer par travailler activement à l'amnistie des communards afin de permettre le retour de l'ancien amant de Juliette, déporté en Nouvelle-Calédonie.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.