Bantigny Ludivine ; Deluermoz Quentin ; Gobille Bo
LA DECOUVERTE
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EAN :9782348059346
La révolution est terminée. " À la fin du siècle dernier, la formule a fait date. Mais rien n'était plus faux. Il suffit, pour s'en convaincre, de déplacer le regard hors des régions occidentales, à Tunis, Alger, Hong Kong ou Téhéran. Étendre dans l'espace mais aussi dans le temps, bien avant le XVIIIe siècle, l'enquête sur les révolutions, en montrer les dynamiques transnationales, les échos, les reprises, les " modèles " comme les singularités, telle est l'ambition de cette histoire globale.Rédigés par des spécialistes du monde entier, ses chapitres explorent la richesse de l'histoire révolutionnaire, mettent en lumière des révolutions moins connues et arpentent des géographies inédites traversant tous les continents. La Révolution française, les révolutions atlantiques et le Printemps des peuples côtoient les révoltes anticoloniales indiennes, les mouvements populaires de Corée ou du Japon et les grands soulèvements latino-américains ; les Révolutions russe et chinoise ne font pas oublier les révolutions d'indépendance, notamment africaines, ni les rébellions multiples qui émaillent un monde en perpétuelle effervescence.Affranchie de ses bornes classiques, l'archive révolutionnaire livre des interrogations neuves et des recherches fructueuses. Le rôle de la spiritualité et de la religion, des empires et des nationalismes, de l'économie et de l'État, de l'environnement et du climat, est ainsi exposé à des lumières plus vives, tout comme les protagonistes, notamment les femmes, la paysannerie, le monde ouvrier... Et dès lors, comment passe-t-on à l'acte ? Comment vivent, dans l'extraordinaire des jours de soulèvement, celles et ceux qui y participent ...Au terme du parcours, les jugements péremptoires et polarisés sur les vertus et les vices de la révolution ressortent fragilisés ; le bilan des révolutions acquiert des contours plus nets ? et leur avenir même peut être mieux apprécié.Table des matières : INTRODUCTION. Révolutions, histoires globalesPREMIÈRE PARTIEPENSER ET DIRE LES RÉVOLUTIONSPenser les révolutions depuis l'Inde , Partha ChatterjeeLa révolution mise à jour. Un point de vue latino-américain , Verónica Gago(R)évolutions du mot " révolution " , Ludivine BantignyÉcrire l'histoire des révolutions , Enzo TraversoComparer les révolutions , Boris GobilleRévolution-monde et mondialisation de la révolution , David MotadelDEUXIÈME PARTIELES RÉVOLUTIONS AVANT LES RÉVOLUTIONSPréhistoires, Jean-Paul DemouleMondes grecs. Des révolutions à Athènes (VIe-Ve siècles avant notre ère), Noémie VillacèqueLes révolutions romaines, Claudia MoattiUne " première révolution européenne " ?, Jérôme BaschetPenser les révoltes médiévales, Claire Judde de LarivièreLes révoltes amérindiennes et leurs avatars, XVIe-XVIIIe siècle, Christophe GiudicelliJuan Chelemín, de délinquant colonial a patriote malgré lui, Christophe GiudicelliTROISIÈME PARTIECONSTELLATIONSLes révolutions Atlantiques, Manuel CovoLa Longue Révolution britannique (1640-1720), Michael BraddickLa Révolution batave (1781-1801), Annie JourdanLe " Jacobin noir " vu d'Afrique, Riccardo CiavolellaDjihads en Afrique, Paul E. LovejoyRévolutions européennes (1815-1900), Quentin Deluermoz et Jeanne MoisandComparaisons : frontières et irrégularités, Quentin Deluermoz et Jeanne MoisandRébellions dans l'Asie orientale (XIXe siècle), Hang-Seob BaeL'insurrection de 1857 en Inde, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiLa " révolution " paysanne du Donghak, Kil-Ho LeeRévolutions dans les Balkans, Andreas Lyberatos1917, année révolutionnaire, Étienne Forestier-PeyratLes communes urbaines et la révolution d'Octobre, Andy Willimott1917 au prisme caucasien, Cloé DrieuLe projet mondial du Komintern, Serge WolikowMexico, capitale révolutionnaire, Zaib un Nisa AzizChines révolutionnaires (fin du XIXe-début du XXe siècle), Victor LouzonLa création des partis communistes en Asie de l'Est, Susanne Weigelin-SchwiedrzikLa rébellion de Musha (1930), Mamie MisawaLa révolution culturelle et la violence, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiLa circulation internationale des idées et pratiques maoïstes, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiRévolutions africaines, Françoise Blum, Malika Rahal et Ophélie RillonAfrica Unite ! Brève histoire du panafricanisme, Amzat Boukari-YabaraLa Fédération des étudiants africains en Union soviétique, Constantin KatsakiorisRévolutions passives démocratiques et révoltes civiques. Afrique, 1990-2010, Richard BanégasAmérique latine, l'embrasement d'un continent (années 1950-1970), Eugénia Palieraki et Rafael PedemonteLa Révolution cubaine, une éphémère passion française (1960-1968), Rafael PedemonteAnnées 68, révolution mondiale ?, Ludivine BantignyLa révolution des ?illets au Portugal, Victor PereiraIran, 1979, Farhad KhosrokhavarLes révolutions des femmes iraniennes, Azadeh KianContestations en Europe de l'Est, Emmanuel DroitLes « printemps arabes », Choukri HmedQUATRIÈME PARTIETRAVERSÉESConditions et commencementsEmpires, Clément ThibaudGuerres, Nader SohrabiLa Révolution française et la guerre, Virginie MartinDémographie, Jack A. GoldstoneEnvironnement, François JarrigeTemporalités révolutionnaires, Ivan ErmakoffSubjectivitésAffects, sensibilités et émotions en révolutions, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiTemps vifs, temps flottants, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiFemmes, Caroline FayolleRace, Aurélia MichelPaysanneries, Delphine ThivetEspérancesCosmologies révolutionnaires, Nico Tassi, Martin Holbraad, Igor CherstichLes millénarismes en Asie de l'Est, Lukas K. PokornyChristianismes et révolutions, Yann Raison du CleuziouRévolutions dans le monde musulman (XVIIIe-XXe siècle), Catherine Mayeur-JaouenMessianisme juif et révolution, Michael LöwyFigurationsArts, Ludivine BantignyRoque Dalton et Carlos Liscano, deux figures du poète-guérillero, Macko DraganRévolutions et imaginaires, Nabila AbbasImprimés, Shukla SanyalL'imaginaire de la mère patrie, Shukla SanyalReprésentations, Maxime BoidyDéfis, élans et entravesL'économie des révolutions, Guillaume FonduÉtatisations , Laurent JeanpierreL'homme nouveau et la femme nouvelle, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiIdéologies, propagande et révolutions, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiRévolutions et violences, Jean-Clément MartinLa violence en révolution. Notes méthodologiques, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, Eugénia PalierakiLes révolutions légales, Ivan ErmakoffRépublique, Sophie WahnichRépublique et révolution dans l'Amérique latine du XIXe siècle, Geneviève VerdoNationalisme, Mark R. BeissingerComment se terminent les révolutions ?, Rosario Forlenza & Bjorn ThomassenL'échec des révolutions ?, Étienne BalibarCONCLUSION. La persistance des révolutionsLes autrices et auteursIndex des noms de personnesIndex des noms de lieux et des révolutions.
En quinze chapitres nourris des travaux les plus neufs en histoire, sociologie et sciences politiques, Ludivine Bantigny dresse un bilan éclairant des évolutions durant les quarante dernières années. Une histoire très contemporaine dont l'horizon est marqué par la mondialisation, le libéralisme économique et la conscience de crise. Quelle pertinence à réfléchir encore en termes nationaux au temps de l'apparent effacement des frontières ? De François Mitterrand à Emmanuel Macron, de la crise du creuset républicain aux conditions de travail, des genres de vie aux réflexions sur " l'omniprésent ", ce livre fait la part égale au politique, aux transformations sociales et aux imaginaires, dans un monde devenu multipolaire. Une fois refermée la page des années 1968, une époque nouvelle est née. Elle n'est pas encore close. Ce volume affronte de plein fouet les défis de la contemporanéité, avec un ton personnel et engagé.
Le XXe siècle aura été marqué par des événements et des changements d'une intensité que la France n'avait pas connue depuis longtemps. D'abord dominée par la guerre ou le péril de la guerre, de part en part traversée par les conflits mondiaux et coloniaux, de la "Grande Guerre" à la guerre d'Algérie, l'histoire récente de la France paraît à présent pacifiée. Elle s'inscrit désormais dans une perspective européenne, dont la construction, cependant, se révèle parfois difficile. Cette histoire d'un siècle se décline, fondamentalement, au pluriel. Par-delà l'originalité de la vie politique française, la société, les moeurs, les pratiques culturelles se sont profondément modifiées. Pareilles mutations, radicales, incitent à parler des "XXe siècle" français. Soucieux de s'adresser à un public d'étudiants découvrant ou redécouvrant cette période, l'ouvrage décrit et explique les grands bouleversements qui ont émaillé ce siècle, en variant les échelles et en prenant la mesure des évolutions à court, moyen et long terme. Il aborde les principales problématiques et les débats qui marquent l'écriture de l'histoire contemporaine aujourd'hui. La bibliographie est aussi une invitation à découvrir les renouvellements actuels de l'historiographie. Biographie de l'auteur Ludivine Bantigny, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l'Université de Rouen.
Crise de la jeunesse , fossé des générations , nouvelle classe dangereuse : ces expressions ont rythmé les discours sociaux, politiques et médiatiques de la Libération jusqu'au coeur des Trente Glorieuses. Enquêtes, sondages et réquisitoires divers entendaient sans répit cerner les contours de l'identité des jeunes. De Tricheurs en nouvelle vague, le cinéma les porta en haut de l'affiche. Les blousons noirs effrayaient. Cynisme d'une génération désabusée, recrudescence de la délinquance juvénile, symptômes d'une France troublée par son entrée en croissance accélérée : tous les ingrédients semblaient réunis pour ériger, pour la première fois, la jeunesse en véritable enjeu de société. Au même moment, les sciences humaines et sociales commençaient à faire des jeunes un sujet d'étude privilégié. La psychologie, la psychanalyse parfois pénétraient les institutions chargées de les encadrer : l'école, l'armée, la justice des mineurs, les centres d'éducation surveillée... Des politiques publiques se mettaient en place qui devaient déboucher sur la création d'un ministère de la Jeunesse. Dans les partis politiques et les syndicats, les aspirations et revendications des générations montantes tenaient à présent une place non négligeable. Pour ces jeunes, les difficultés ne manquaient en effet pas. Les prémisses de la massification mettaient en évidence l'inadaptation du système scolaire à les accueillir convenablement. Pour les jeunes travailleurs, l'âge créait davantage d'obstacles qu'il n'en résolvait. Surtout, nés au temps des classes creuses , ces jeunes formèrent aussi une génération de la double guerre, celle qu'ils connurent enfants dans les affres de la défaite et de l'occupation, et celle qui hanta et happa leur jeunesse, la guerre d'Algérie. Tout cela justifie qu'on n'accole pas à leurs vingt ans le qualificatif éculé de plus bel âge .Ludivine Bantigny, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l'université de Rouen.
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.