De l'être à la lettre. Philosophie et judaïsme dans l'oeuvre d'Emmanuel Levinas
Banon David
HERMANN
25,10 €
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EAN :9791037014993
Cet ouvrage propose de souligner le passage de l'être à la lettre en mettant l'accent sur la rupture avec l'ontologie. Il décrit le mouvement allant de l'un à l'autre dans une sorte de "séparation liante" (AHN, p. 185) qui n'implique guère de reniement - ni d'un côté ni de l'autre. Il ne propose pas de synthèse, mais une autre distribution d'accents. Dans un premier temps, l'auteur s'interroge : cette façon de penser conduit-elle Levinas "hors du champ de la philosophie" ? Puis il met Levinas "à l'épreuve de l'autre", en le confrontant - toujours à partir de la perspective judaïque - à des auteurs tel que Rosenzweig sur les questions de l'éducation, Meschonnic sur la modalité du sacré, Blanchot sur l'être Juif, Janicaud au sujet du tournant théologique qu'il aurait imprimé à la phénoménologie, ou encore Benny Lévy sur l'attachement marqué de Levinas au "grec", à savoir à la philosophie. Toutefois, l'originalité de l'ouvrage réside dans la comparaison à des auteurs beaucoup moins connus dans notre espace européen : à Leibovitz pour lequel le judaïsme est une "religion revendicative", assignant l'humain aux commandements ; à Israël Salanter - fondateur du Moussar à Kovno, en Lituanie ; au rav Soloveitchik sur la question de la halakha. Mais aussi à un penseur étonnant et tonique, Daniel Epstein qui nous a livré, en hébreu, une présentation magistrale, précise et en nuances.
Nombre de pages
656
Date de parution
09/02/2022
Poids
800g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791037014993
Titre
De l'être à la lettre. Philosophie et judaïsme dans l'oeuvre d'Emmanuel Levinas
Auteur
Banon David
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
800
Date de parution
20220209
Nombre de pages
656,00 €
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Les " Textes sacrés " ont mauvais presse aujourd'hui, qui nourrissent des " lectures fondamentalistes ". Or, le fondamentalisme naît précisément d'une non-lecture, dans la mesure où toute lecture est confrontation active avec un texte qui ne dit rien de lui-même. En regard, l'approche historico-critique se révèle lui aussi comme un contournement du texte biblique. Éminent spécialiste du midrach, cette lecture juive qui demande simultanément qu'on se laisse interpeller par l'altérité du texte et qu'on produise à partir de lui de nouveaux questionnements, David Banon déconstruit la critique biblique ainsi que la doctrine paulinienne qui en forme l'arrière-plan inconscient pour mieux nous introduire à une lecture vivante de la Bible et se confronter ainsi aux grandes questions : la création du monde, les rapports homme-femme, la filiation, le statut de l'étranger, le rôle du rite et de l'interdit ou encore la souffrance animale. David Banon est directeur du département des études hébraïques et juives de l'université de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France et professeur invité à l'Université hébraïque de Jérusalem. L'un des rares spécialistes de la pensée juive en France, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La Lecture infinie (Le Seuil, 1987) et Entrelacs. La lettre et le sens dans l'exégèse juive (Le Cerf, 2008).
André Neher (1914-1987) fut l'une des grandes figures du judaïsme français d'après-guerre, et son oeuvre philosophique abondante, comme son engagement, marquèrent durablement des générations de lecteurs. Depuis ses travaux sur la prophétie (Amos, chez Vrin) ou l'Ecclésiaste (Notes sur Qahélét, chez Minuit) en 1950, ou encore sur le silence de Dieu après Auschwitz (l'Exil de la parole, au Seuil), dans les années 70, Neher a renouvelé le questionnement juif de la modernité et a contribué pour une grande part à une renaissance des études juives en France. Ce volume collectif, issu de différents colloques qui eurent lieu à Paris, Strasbourg et Jérusalem, devrait permettre de remettre à l'honneur un grand penseur du judaïsme, doublé d'un véritable écrivain, comme en témoigne la conférence inédite publiée ici sur le "Combat avec l'Ange".
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.