Les textes rassemblés ici proposent une enquête sur " La critique " et " Le critique ", parce que le lieu critique peut être interne à l'?uvre et ne doit pas être nécessairement associé à une pratique institutionnelle ; et parce que c'est aussi un discours sur l'?uvre, qui se pose parfois comme un extérieur distancié, parfois comme son prolongement ou " espace de résonance ". La critique appartient-elle à l'?uvre ou est-elle ta recherche d'un au-delà de l'?uvre? Quelles valeurs pose-t-elle, et quels sont ses rapports avec le passé de la critique? Ce dernier se confond-il, ou pas, avec l'histoire de l'art? Quels rapports entre critique et public? L'ambition de ce volume, au lieu de séparer les champs de la critique littéraire, de la critique de théâtre, de la critique cinématographique et de celle des arts plastiques, sera de dégager les axes communs dans les approches et les conceptions de la critique et du critique. De se double relation avec l'?uvre et avec le public, évoquée avec peu de ménagements par Balzac, déjà. " Il existe dans tout critique un auteur impuissant " ; que dire de cette image d'impuissance associée surtout au critique universitaire, " sur les hauteurs du Quartier latin, dans les profondeurs d'une bibliothèque ", " vieillard " qui " a tant ou de choses qu'il ne se soucie plus de regarder le temps présent " (Monographie de la presse parisienne). Ce rapport au présent n'est-il pas justement le moment critique par excellence, celui qui, rend l'homme critique?
Nombre de pages
237
Date de parution
27/10/2005
Poids
375g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753500891
Titre
La critique, le critique
Auteur
Baneth-Nouailhetas Emilienne L.
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
375
Date de parution
20051027
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les littératures en anglais gardent encore aujourd'hui la marque de l'histoire coloniale. Or " l'hybridation culturelle " commence avec la littérature anglo-indienne, qui est définie et envisagée ici dans sa spécificité poétique.
Enjeux du comparatisme en littérature - C'est dans l'objectif d'interroger l'opération comparatiste en tant que mode pour penser que nous avons voulu ouvrir cet espace traversier où faire se rencontrer des linguistes, des spécialistes de littératures étrangères, et des comparatistes. Ce volume collectif en est le produit : il a pour ambition de pluraliser et de croiser les points de vue pour mesurer les enjeux, épistémologiques et politiques, d'une discipline qui est à la fois une conception de la littérature, et une conception géopolitique. De croiser, en particulier, les points de vue du " comparer " et de " l'étranger ".
Importée du monde anglophone, la notion de "postcolonial" a d'abord reçu un accueil réticent en France, avant de devenir un sujet clé des débats publics et universitaires. Ce transfert difficile des Postcolonial studies en France sert de point de départ à une réflexion sur l'histoire connectée des empires britannique et français, qui est aussi une histoire comparée des pensées et des idéologies de la différence culturelle. En rassemblant des auteurs souvent séparés par les cloisonnements nationaux, linguistiques et disciplinaires, et en s'ouvrant aux histoires et aux littératures coloniales anglaises et françaises mais aussi espagnoles et néerlandaises, ce livre fraye de nouvelles pistes pour la compréhension des rapports entre littérature et politique dans la mondialisation actuelle.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.