Carnets d'Atelier de Sociolinguistique N° 13/2020 : Entre francisation et démarcation. Usages hérité
Banegas Saorin Mercedes ; Sibille Jean
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782343213408
Si la transmission « naturelle » des langues régionales de France a cessé ou est sur le point de l'être inévitablement, du fait de la disparition des locuteurs traditionnels (ou locuteurs héritiers), ces langues continuent à être transmises à travers l'enseignement (scolaire ou associatif) et/ou à travers des démarches individuelles de réappropriation, ou, exceptionnellement, par une transmission familiale militante. D'où l'émergence d'une nouvelle catégorie de locuteurs généralement désignés par le terme de néolocuteur. Ce volume se propose de réunir des contributions évoquant ces problématiques, en liaison notamment avec les questions d'enseignement et de standardisation, tant du point de vue de la linguistique descriptive que de la sociolinguistique.
Nombre de pages
229
Date de parution
29/12/2020
Poids
375g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343213408
Titre
Carnets d'Atelier de Sociolinguistique N° 13/2020 : Entre francisation et démarcation. Usages hérité
Auteur
Banegas Saorin Mercedes ; Sibille Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
375
Date de parution
20201229
Nombre de pages
229,00 €
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L'ouvrage explore la vie sociale des papiers d'identité pour repenser les problématiques de la citoyenneté. Il plonge, entre autres, dans le monde clandestin de la falsification documentaire, des "margouillats" et des "René Caillié " ; il révèle les pratiques cachées des appareils bureaucratiques d'identification et les logiques locales d'enregistrement biométrique pour comprendre les mécanismes de l'exclusion civique.
L'ajustement structurel et la crise des états postcoloniaux ont dévalué l'image de certaines figures sociales de la réussite et du pouvoir, comme celles du fonctionnaire, du "DG" ou de l'officier, qui occupaient une place centrale dans les imaginaires populaires. De nouvelles trajectoires d'ascension se sont affirmées, a l'interface du public et du privé, du formel et de l'informel, du licite et de l'illicite. Figures éminentes de la débrouille, les "Móodu Móodu" de Dakar, les "Tcheb-Tchaba" mauritaniens ou les "Feymen" de Douala ne sont pas seulement les symboles de l'esprit d'initiative du nouveau capitalisme urbain ; ils incarnent de nouvelles voies de la réussite individuelle. Mais ces figures, qui prospèrent dans les interstices de la crise et de l'illégalité, ne sont pas les seules au panthéon de la réputation. Les rappeurs, les sportifs, les pasteurs pentecôtistes, les "diaspos" ou les hommes en armes constituent aussi des modèles de référence qui bouleversent les représentations sociales du pouvoir et de la richesse légitimes. Ce dossier analyse la manière dont les sociétés africaines post-ajustement s'inscrivent au quotidien dans les imaginaires globalisés de la "civilisation matérielle du succès".
Au coeur des printemps arabes, la Libye a ouvert une autre forme de révolution, par la guerre nationale et internationale. La contestation qui a mis fin au pouvoir de Kadhafi s'est singularisée d'emblée par une forte militarisation, ouvrant la voie à une intervention étrangère qui a entravé le développement d'une mobilisation civile et démocratique. Au lendemain de la chute du Guide, la reconfiguration du champ politique libyen paraît marquée par l'absence d'autorité centrale, le repli sur des identités claniques et religieuses, et des tiraillements centrifuges qui semblent constituer autant d'obstacles à la reconstruction d'un Etat, et plus encore d'un Etat de droit. Comment comprendre cette involution rapide de la société libyenne ? La guerre est-elle responsable de cette difficile transition ? Ce dossier interroge le pouvoir libyen à travers ses pratiques, ses ressources (sécuritaires, idéologiques, historiques, diplomatiques et bien sûr économiques - rente pétrolière et travail immigré) et les modalités de mobilisation de celles-ci. Il montre que ce sont les particularités de l'exercice du pouvoir kadhafien qui ont déterminé les modalités spécifiques de sa chute. Tout en donnant sens et perspective à la "révolution" libyenne, les contributions réunies ici permettent de mieux comprendre, en filigrane, les évolutions de la Libye post-Kadhafi, en particulier les reconfigurations identitaires et territoriales à l'oeuvre sous la violence des luttes politiques.
Banégas Richard ; Brisset-Foucault Florence ; Cuto
Parlementaires-debout " de Kinshasa, " People's Parliaments " de Nairobi et d'Eldoret, " Ebimeeza " de Kampala, " agoras " et " parlements " patriotiques d'Abidjan, " grins " de Bamako et de Ouagadougou, réunions de quartiers de Johannesbourg: dans la rue, sur une place ou dans un bar, dans un jardin ou au coin d'un kiosque à journaux, les instances de débat et de discussion publique fleurissent en Afrique. En écho aux manifestants de la Place Tahrir au Caire, des " indignados " de Madrid et des mouvements Occupy qui, de Wall Street à Tel Aviv, ont mis en évidence de nouveaux modes politiques d'investissement de l'espace urbain, ce dossier s'interroge sur ce phénomène des " parlements de la rue " en Afrique subsaharienne. Faut-il voir dans ces rassemblements populaires des espaces de confrontation avec le pouvoir ou des courroies de transmission des mots d'ordre de celui-ci ? S'agit-il de lieux contre-hégémoniques, propices à l'émancipation citoyenne ou, au contraire, des instruments de dépolitisation et de subordination à un ordre postcolonial, fut-il nouvellement délibératif ? Que nous dit ce phénomène sur les conceptions de la souveraineté en vigueur dans telle ou telle société et sur la manière dont on pense les formes légitimes de la participation politique et de la prise de parole en Afrique ? Loin de toute vision normative, ce dossier tente d'éclairer ces questions par une approche ethnographique des espaces de discussion de rue et de ceux qui les animent. A partir d'études de cas menées en Afrique du Sud, au Kenya, en RDC et en Côte d'Ivoire, il entend engager une réflexion comparatiste sur les fondations sociologiques, historiques et imaginaires de l'espace public au Sud comme au Nord du Sahara.