Ce numéro, comme les précédents, correspond aux objectifs et aux missions que le doyen Yebouet, le fondateur de la revue Crimen, avait assigné à cette publication lorsqu'il l'a créée en 2020. Le choix fondamental est celui de fournir à la communauté scientifique un titre voué à la discipline correspondant à l'UFR dont il était le doyen : en l'occurrence la criminologie. Le titre choisi, Crimen, proclame bien cette vocation. Certains ont pu craindre qu'il ne soit pas possible de trouver, à Abidjan, un nombre d'articles suffisants portant sur cette branche du droit et de la sociologie, pour nourrir un périodique. L'avenir a donné raison au fondateur. Depuis quatre ans, chaque année, notre revue a relevé le défi de rassembler des contributions de qualité sur ce thème. A s'en tenir aux quatre premiers numéros, ce sont près de trente études qui sont ainsi publiées. auxquels il faut ajouter les six textes de ce numéro 5. Cette gageure a été remportée grâce à une autre option définie par le doyen Yebouet et qui résulte d'un choix à la fois universitaire et scientifique, consistant à accueillir des auteurs venant de nationalités diverses en Afrique, et d'Universités parmi lesquelles les établissements européens ont leur place. C'est bien le cas ici puisque les six articles sont l'oeuvre de dix auteurs au total, une petite majorité issue de Côte d'Ivoire mais aussi du Bénin, du Mali et du Maroc. Les Universités formatrices sont celles de ces trois pays auxquelles s'ajoutent Perpignan et Toulouse où certains de ces étudiants ont obtenu le titre de docteur. Les thèmes traités sont d'une grande diversité, preuve de la variété des sources d'inspiration et des curiosités. Les six contributions ici réunies abordent tour à tour des problématiques rencontrées dans les sociétés ivoirienne ou béninoise sous l'angle de la criminalité ou de la délinquance, et visent ensuite des préoccupations internationales telles que la lutte contre le terrorisme ou encore les nouvelles formes de criminalité qui se développent via les nouvelles technologies de l'information et de la communication.
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Nombre de pages
203
Date de parution
02/09/2024
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782354124878
Titre
CRIMEN N° 5/2024 : Varia
Auteur
Juhel Christophe ; Ballo Yacouba
Editeur
PU PERPIGNAN
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20240902
Nombre de pages
203,00 €
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Les femmes, dans la société roussillonnaise et catalane d'Ancien Régime, ne sont pas vouées à une vie de soumission et de violences, condamnées à l'inaction ou passivité. Loin de subir les événements elles deviennent actrices de leur destin dès que l'opportunité s'offre à elles. Les toutes jeunes filles sont certes vulnérables mais devenues de jeunes femmes, elles savent défendre leurs droits, notamment en cas de rupture de promesse de mariage. Aspirant à occuper la place que toute femme ambitionne selon les moeurs de l'époque, elles sont promptes à sauvegarder leur honneur pour accéder au mariage. Elles ne sont alors pas abandonnées à leur sort, estant en justice avec l'accord d'un proche, généralement leur père, voire accompagnées ou représentées par lui. L'étroitesse des liens familiaux, souvent perçue comme une pesanteur se mue en solidarité protectrice. Les représentations religieuses de la femme ne rendent pas compte de la place qu'elle occupe dans le siècle ni en justice et esquissent les traits de femmes idéalisées. La perfection est incarnée par celles qui se vouent à Dieu mais le plus souvent les oeuvres d'art ornant les églises roussillonnaises retracent les étapes de la vie de bonnes chrétiennes ayant fondé une famille. Epouses et mères attentionnées, elles sont dépeintes comme dévotes au moment de recevoir leurs sacrements. Cependant, les femmes portent à tout jamais la culpabilité du péché originel que véhicule l'Eglise catholique et qui imprègne l'inconscient collectif. Elles pâtissent d'une réputation de tentatrice peu compatible avec le statut de victime. Les juges peinent à les reconnaître comme des victimes totalement innocentes dans les affaires de moeurs. Les criminelles sont d'ailleurs bien identifiées, notamment lorsqu'il s'agit d'empoisonneuses.