Simone Weil. Ou le combat de l'Ange contre la Force
Ballanfat Marc
HERMANN
32,55 €
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EAN :9782705680886
Extrait de l'introductionDepuis qu'un de ses amis de dernière heure, Gustave Thibon, se donna la liberté, après sa mort, d'opérer un "classement" dans ses cahiers pour faire de Simone Weil une âme convertie à l'éternité du message chrétien, le monde des philosophes considère son oeuvre avec une forme de réserve, sinon de suspicion, comme si son expérience religieuse effaçait d'un seul coup des années de combat, de syndicalisme et de réflexion, durant lesquelles elle ne cessa de mettre l'acuité de sa pensée au service de l'action politique.Pourtant, malgré le relatif silence qui entoure son oeuvre, les études sur la pensée et la personne de Simone Weil se multiplient. On ne compte plus les ouvrages qui lui sont consacrés, les articles qui analysent en détail tel ou tel aspect de son oeuvre, les références, directes ou non, aux thèmes abordés ou développés dans ses textes. Mais alors, pourquoi, dira-t-on, ajouter un essai supplémentaire à la riche bibliographie qui la concerne? Nous avons pris connaissance de la pensée de Simone Weil par le biais de deux entrées, en tous points différentes, voire opposées. Tout d'abord, Daniel Guérin consacra une étude idéologique, en 1936, au fascisme: Fascisme et grand capital. Or, avant même de débuter l'analyse des liens étroits que le fascisme entretient avec certains secteurs du capitalisme, le militant révolutionnaire qu'est Daniel Guérin dénonce l'inertie dont font preuve à son époque les organisations ouvrières et reconnaît avec enthousiasme sa dette envers Simone Weil: «je me laissai persuader par des amis, et notamment par Simone Weil, de combattre le fascisme au moyen de recherches "érudites"» (Avertissement p.15). La lecture de ces lignes révèle l'engagement révolutionnaire de la philosophe et préserve des interprétations rétrospectives de son parcours: son premier combat se situe ici, quand l'intelligence d'une jeune femme de vingt trois ans affronte le péril suprême que représente la montée des fascismes européens. La jeune agrégée de philosophie qu'elle est alors concentre toute l'acuité de sa pensée sur ce point menaçant qui se lève à l'horizon, afin de le traverser, du moins par l'analyse, de le rendre moins effrayant, mais surtout plus concret et plus réel pour l'affronter vraiment. L'attention, si l'on reprend ici ce concept qu'elle affectionne parce qu'elle le doit à son maître Alain, a pour but de rendre les idées de plus en plus réelles, c'est-à-dire enracinées dans l'histoire des hommes, dans les forces en conflit, dans les puissances qui les sous-tendent et les rendent effectives. Voilà la vocation première de Simone Weil, du moins si l'on en juge par ses lumineux articles de 1932 et 33 sur l'Allemagne.
Nombre de pages
187
Date de parution
21/09/2011
Poids
254g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705680886
Titre
Simone Weil. Ou le combat de l'Ange contre la Force
Auteur
Ballanfat Marc
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
254
Date de parution
20110921
Nombre de pages
187,00 €
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Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.La collection "Philo", par l'indétermination même de son intitulé, s'ouvre à toute réflexion qui met en jeu la philosophie. Elle sera donc aussi bien le lieu d'études techniques, répondant à une orientation universitaire, que d'études interdisciplinaires s'adressant à tous ceux qui, plus largement, s'intéressent à la philosophie.
A travers l'étude des termes clés, l'ouvrage offre une vue d'ensemble qui restitue les grands axes de la spéculation philosophique en Inde. Il sera d'une aide indispensable à ceux qui abordent cette culture étrangère.
Résumé : Qu'attendre d'une introduction aux philosophies de l'Inde ? D'abord, qu'elle donne des repères, qu'on appelle ici "plans ", qu'elle fournisse des outils, les" concepts ", et qu'elle fasse penser en posant des " problèmes ". On prend conscience alors de l'unité et de la diversité des argumentations indiennes, unité parce qu'elles utilisent des schémas conceptuels communs, dont certains sont présentés ici dans leurs grandes lignes, diversité parce que cela n'exclut pas que différents points de vue demeurent possibles et légitimes. Enfin, les extraits de textes traduits et commentés complètent cette présentation en permettant au lecteur de se confronter à la difficulté d'une pensée autre.
Résumé : Penser le monde par concepts, tel est le plan général de la métaphysique. "Le monde", parce qu'il forme un obstacle, un "scandale" pour parler grec, auquel nul homme de réflexion ne peut se soustraire, surtout s'il affectionne le détour et cherche à contourner l'obstacle au lieu de le dissoudre. "Penser", parce que l'homme ne sait rien faire d'autre que creuser des galeries, construire des labyrinthes et arpenter les chemins que dessine son intelligence, ce que l'on nomme la pensée. "Par concepts", parce que la logique abstraite, que le métaphysicien invente pour penser le monde, prend le risque de poser les problèmes restés sans réponse. Ses concepts détournent donc l'homme du monde mais ils lui permettent de le penser ; sa langue l'éloigne aussi de la réalité mais pour lui en faire saisir le sens. La métaphysique est le temps qu'il faut à l'homme pour s'interroger et interroger l'être de ce qui est.
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Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
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Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?