Je sais que la théorie n'a rien de gris, qu'elle représente, au contraire, pour tout art, les vastes perspectives de la liberté. Elle est, pour les promeneurs de l'art, la carte qui désigne toutes les routes, toutes les possibilités, en démasquant comme un chemin de hasard entre beaucoup ce qui semblait d'abord nécessité contraignante. C'est la théorie qui encourage aux grands voyages de découverte, et fait de chaque pas un acte de libre choix... ". Béla Balâzs (1884-1949) appartient aux " classiques " de la théorie esthétique du film, dans la lignée qui va d'Eisenstein, Chlovski, Pudowkin, Arnheim et à Kracauer. Son premier livre sur le cinéma, L'Homme visible, date de 1924. C'est la première approche théorique qui tire toutes les conséquences des trente premières années du cinéma et qui lui redonne sa légitimité d'art populaire : " Non pas, hélas ! en ce sens qu'il serait né de l'esprit populaire, mais en ce sens que l'esprit populaire naît de lui ". " Cela donne au livre de Béla Balazs une importance qui dépasse largement le cinéma " (Robert Musil).
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Nombre de pages
144
Date de parution
19/08/2010
Poids
170g
Largeur
120mm
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EAN
9782842422684
Titre
L'homme visible et l'esprit du cinéma
Auteur
Balàzs Béla ; Maillard Claude
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
170
Date de parution
20100819
Nombre de pages
144,00 €
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Ce livre de 1930, le plus important dans l??uvre de Balazs avec L?Homme visible, est l?une des premières grandes synthèses écrites par un homme qui n?a cessé de se passionner pour le cinéma expressionniste aussi bien que soviétique et toutes les expériences de l?avant-garde. Ses écrits sur le cinéma ne sont pas seulement l?une des premières approches rigoureuses et systématiques d?un art dont beaucoup contestaient l?importance, mais ils sont aussi un pont jeté entre l?avant-garde allemande et soviétique, le cinéma communiste, et les expériences de Buñuel.
« Par son ?uvre théorique, ses critiques, sa collaboration à certains films les plus importants des années 1920, Béla Balasz (1884-1949) est sans doute l?une des personnalités les plus importantes de l?Allemagne de Weimar. D?une culture cinématographique et littéraire exceptionnelle, il a tenté non seulement de dresser l?inventaire des possibilités d?un art nouveau, mais de confronter le cinéma à la sphère politique, au théâtre, aux capacités d?invention qui lui semblaient en faire l?une des formes d?expression les plus passionnantes et les plus riches de l?art moderne. »Jean-Michel PalmierPublié en 1948, un an avant sa mort, ce livre qui ramasse toute la réflexion de Balazs sur le cinéma est le complément indispensable à L?Esprit du cinéma.
Résumé : Etienne Balazs dispersa pendant vingt ans dans de savantes publications anglo-saxonnes, allemandes et surtout françaises les résultats d'une recherche dont l'extraordinaire variété ne masque pas l'unité du thème : la permanence du mandarinat, les mécanismes d'une société bureaucratique, les inerties et les transformations des institutions, la théorie politique et la pratique administrative, les caractères originaux de la vie commerciale et industrielle, les formes spécifiques de la protestation dans un système social frappé d'immobilisme.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".