4e de couverture : Dans le Japon du Moyen Âge, un shogun, Osson le Jeune, fait condamner à mort le samouraï Senzaki, qui a tué le shogun précédent, et, peu de temps après, tombe éperdument amoureux de Kaguyahime, fruit de la métamorphose du bambou, qui vit auprès d'Obuto Nissan, vieux gardien solitaire de forêts de bambous, qui l'y avait découverte alors qu'elle avait dix ans. Par amour, Osson néglige le pouvoir. Il est bientôt renversé, et il disparaît dans l'incendie de son palais. De leur côté, la "princesse" Kaguyakime a regagné la lune, et le vieux Nissan est mort. Quant à Senzaki, il est désormais en Chine, où il porte le nom de Sung, cultive le bambou, en multiplie les variétés, en étudie toutes les vertus, aidé en cela par l'énigmatique servante Chiyo, et se consacre à la copie de manuscrits anciens.Parallèlement à l'existence de l'ancien samouraï Senzaki devenu le savant botaniste Sung, se déroule celle de Ts'ao, moine zen, dont l'identité semble un mystère, et qui s'est retiré au monastère bouddhiste Dabuji. C'est là que les deux hommes se rencontreront, après que sa passion pour le bambou et les manuscrits anciens eut ramené Sung au Japon, et jusque dans la cabane désertée d'Obuto Nissan. Grâce à cette rencontre révélatrice - pour Ts'ao, pour Sung, et pour le lecteur -, le livre du bambou, commencé avant eux, poursuivi avec eux, pourra s'écrire encore après eux.
Nombre de pages
360
Date de parution
25/05/1993
Poids
344g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070727568
Titre
Le livre du bambou
Auteur
Bajac Vladislav
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
344
Date de parution
19930525
Nombre de pages
360,00 €
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Dans le Japon du Moyen Âge, le shogun Osson le Jeune fait condamner à mort le samouraï Senzaki, meurtrier du shogun précédent. Peu de temps après, il tombe éperdument amoureux de Kaguyahime, fruit de la métamorphose du bambou, qui vit auprès d'Obuto Nissan, vieux gardien solitaire d'une forêt de bambous
Née officiellement en 1839, avec l'invention du daguerréotype, la photographie a prodigieusement renouvelé les représentations du monde au point, aujourd'hui, d'en modifier la perception et d'interroger notre rapport au réel. De ses origines aux plus récents développements du numérique, cet ouvrage retrace la passionnante histoire de la photographie : le temps d'une invention - de 1839 à la fin des années 1870 -, marqué par la multitude des expérimentations techniques, l'industrialisation des procédés et l'émergence d'un discours théorique, souvent inquiet, sur le médium. Celui, ensuite, d'une certaine maturité technique - des années 1880 à la fin des années 1950 -, sous le règne de l'image instantanée et des procédés argentiques : des premiers appareils portables à la mythification de «l'instant décisif» de Cartier-Bresson, de l'émergence de la figure du photographe amateur au triomphe du photoreporter, la photographie s'affirme comme un élément clé de la culture moderne et urbaine. Enfin, de 1960 à l'entrée dans l'ère du numérique, le temps du paradoxe : d'une part, la pleine reconnaissance artistique, culturelle et économique de la photographie, d'autre part, le déclin de ses usages historiques et documentaires face à la concurrence accrue de l'image animée et aux dérives de certains traitements des images. En analysant ses enjeux esthétiques et sociaux, ce livre démontre aussi la capacité d'adaptation de la photographie, qui sans cesse se réinvente pour afficher une éternelle modernité.
Après quatre décennies d'expérimentation qui ont ouvert le nouvel art de la photographie à tous les registres de la représentation, survient en 1880 une révolution technique le gélatino-bromure d'argent permet de passer de la photographie posée à la photographie instantanée. Des balbutiements des premiers appareils portables dans les années 1880 à la mythification de "l'instant décisif" de Cartier-Bresson dans les années 1950, Quentin Bajac en explore les grandes tendances. La période voit également les débuts timides de la couleur, l'émergence de la figure de l'amateur et le triomphe du photoreporter. Art de masse par excellence, objet de fascination pour les avant-gardes artistiques et langage universel incontournable, la photographie devient, à l'instar du cinéma, un des principaux emblèmes de la modernité.
Avec l'arrivée de l'Instamatic Kodak et du Polaroïd dans les années 1960, la photographie passe aux mains des amateurs. Dans le même temps, la photographie de presse, face au règne croissant de la télévision et aux contraintes du droit à l'image, redéfinit ses règles de diffusion: de nouvelles agences sont créées, un nouveau type de reportage d"" auteur "apparaît. Les artistes, eux, s'emparent de la photographie pour en faire une pratique" anti-artistique "majeure, qui se voit conférer une valeur marchande sans précédent. Avec la création de musées et de grandes biennales dédiés à la photographie, celle-ci s'inscrit définitivement dans l'histoire de l'art. En analysant les enjeux esthétiques et sociaux de la photographie, Quentin Bajac retrace avec brio 50 ans de pratiques, jusqu'à la révolution numérique. En ce XXIe siècle saturé d'images, il pose la question de l'autorité du médium: la photographie dit-elle encore le réel?"
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.