«?Je suis dans la grotte des Fées !!!?» Ce cri de victoire, fin 1867, ouvre une lettre du docteur Bailleau. Il vient d'obtenir l'autorisation, dont il s'était jusqu'ici passé, de la fouiller. Puis il exhume des ossements fossiles et silex à foison, bientôt une rare défense de mammouth? Le site est si exceptionnel que Châtelperron, le village de l'Allier où il se trouve, donnera bientôt son nom à une culture de transition entre l'Homme de Néandertal et Homo Sapiens, le Châtelperronien. Exceptionnel est aussi le riche Journal, illustré de croquis, qu'a tenu le savant bourbonnais de 1866 à 1907. Ses « pérégrinations archéologiques » sont ici émaillées de ses vivantes correspondances avec ses pairs de province et avec le musée des Antiquités nationales créé en 1862 à Saint-Germain-en-Laye, l'actuel musée d'Archéologie nationale. Ensemble, elles forment un témoignage sans équivalent sur les débuts de la Préhistoire française.Éclairés par Raphaël Angevin, ces écrits inédits se font l'écho de débats scientifiques et d'échanges de collections. Également de la guerre de 1870 qui marque un tournant dans le parcours de G.-J. Bailleau. Ce curieux de tout se penche alors sur des villae romaines et bien d'autres vestiges aux confins du Bourbonnais et de la Bourgogne. Mais, au-delà de l'archéologie, il s'intéresse aussi à la nature, à tout ce que la Terre porte et a porté. Voici mise au jour la figure du découvreur de la Grotte des Fées, celle d'un homme opiniâtre, bourru et attachant qui, depuis sa province, a durablement marqué la science.
Nombre de pages
496
Date de parution
17/02/2023
Poids
740g
Largeur
166mm
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EAN
9782358482264
Titre
Dans la grotte des fées. Journal & correspondance d'une figure de l'archéologie française (1830-1909
Bailleau Francis ; Cartuyvels Yves ; De Fraene Dom
Ces dernières années, le fonctionnement de la Justice pénale des mineurs en Europe a connu de profondes transformations. S'appuyant sur une recherche comparative entre huit pays européens et deux pays extérieurs (Canada et Turquie), cet ouvrage fait le point sur ce sujet sensible : le traitement judiciaire de la délinquance des jeunes. Si des évolutions différenciées se laissent percevoir en fonction des différences culturelles, nous retrouvons dans les différents pays concernés, d'une part, un contexte commun marqué par les défis de la mondialisation, l'influence d'un modèle économique à caractère néolibéral caractérisé par l'affaiblissement de l'État et une remise en cause de la mutualisation des systèmes de protection sociale, l'accroissement de la vulnérabilité sociale et économique des jeunes ; d'autre part, une dramatisation de la thématique de la délinquance juvénile et la tentation d'une pénalisation accrue des comportements déviants sous l'influence d'un courant néoconservateur. Ces différents éléments orientent les réformes en cours de la justice des mineurs, tant au stade de la criminalisation primaire que secondaire, même si des différences existent selon les traditions culturelles propres à chaque pays. L'objectif est ici de dégager tant les convergences entre les divers systèmes de justice des mineurs, soumis à des développements politiques et sociaux communs, que les divergences ou différences liées aux particularismes culturels des sociétés concernées.
Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le Paris et l?Europe des arts et de la littérature gravitent autour de la vie théâtrale, alors foisonnante et animée comme rarement. Ce livre en témoigne à travers une collection de fines « miniatures » (des gouaches sur vélin) qui font revivre les grandes scènes de l?époque, à commencer par celle de la Comédie-Française. Leurs auteurs, portraitistes de talent, font ?uvre originale en saisissant des arrêts sur image de comédiens en pied dans le mouvement de l?action dramatique. Et ils éclairent cet acteur clé de l?illusion théâtrale qu?est le costume. Ainsi cet ouvrage complète-t-il L?art du costume à la Comédie-Française, « beau livre » publié simultanément à l?occasion de l?exposition du même nom présentée du 11 juin au 31 décembre 2011 au Centre national du costume de scène de Moulins (Allier).
Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.