Banni par son père, après avoir été surpris en flagrant délit de conduite impudique en compagnie du surveillant, Aqing rejoint la fratrie des garçons de cristal. Royaume qui ne connaît que la nuit, abrité derrière un écran d'arbres à pain, ce parc au bassin planté de nénuphars rouges, offre un refuge à la société de l'ombre qui fait commerce de chair. Aux côtés de Petit Jade, hanté par le fantôme d'un père inconnu, de Souriceau, kleptomane espiègle et de Wu Min, tendre amant meurtri, débute l'odyssée vespérale d'Aqing. Anges célestes ou anges déchus? Bai Xianyong extrait de la beauté du vice. Chorégraphe de l'envers du désir, il débusque l'innocence là où suinte la misère et rachète, au c'ur de la fournaise, ses fils en exil au jardin de la fraternité. Une langue chinoise qui fait sienne la modernité, sans pour autant renier la vieille tradition, restituée dans sa globalité par la traduction magistrale d'André Lévy.
Nombre de pages
373
Date de parution
23/06/1993
Poids
482g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782080668820
Titre
GARCONS DE CRISTAL
Auteur
Bai Xianyong
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
482
Date de parution
19930623
Nombre de pages
373,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les gens de Taipei tentent de retenir les heures de gloire et le temps des splendeurs passées, celles d'avant l'exil de Chine populaire. Cantatrice ou taxi-girl, officiers ou entraîneuses, à l'automne de leur vie ils s'abîment dans leurs rêves brisés et la consolation de dérisoires banquets d'anniversaire en mémoire des jours d'antan. L'innocence d'un premier amour, la célébrité un instant retrouvée, l'héroïsme militaire, ils les ressuscitent dans les dancings et aux tables de mah-jong avant de reprendre leurs rêveries et leurs confidences nostalgiques dans des jardins d'azalées. Une chronique du Taipei des années cinquante, celle du temps retrouvé, par l'un des plus importants écrivains de Taïwan.
Banni par son père, après avoir été surpris en flagrant délit de conduite impudique en compagnie du surveillant, Aqing rejoint la fratrie des garçons de cristal. Royaume qui ne connaît que la nuit, abrité derrière un écran d'arbres à pain, ce parc au bassin planté de nénuphars rouges, offre un refuge à la société de l'ombre qui fait commerce de chair. Aux côtés de Petit Jade, hanté par le fantôme d'un père inconnu, de Souriceau, kleptomane espiègle et de Wu Min, tendre amant meurtri, débute l'odyssée vespérale d'Aqing. Anges célestes ou anges déchus? Bai Xianyong extrait la beauté du vice. Chorégraphe de l'envers du désir, il débusque l'innocence là où suinte la misère et rachète, au coeur de la fournaise, ses fils en exil au jardin de la fraternité. Une langue chinoise qui fait sienne la modernité, sans pour autant renier la vieille tradition, restituée dans sa globalité par la traduction magistrale d'André Lévy.
Les gens de Taipei tentent de retenir les heures de gloire et le temps des splendeurs passées, celles d'avant l'exil de Chine populaire. Cantatrice ou taxi-girl, officiers ou entraîneuses, à l'automne de leur vie ils s'abîment dans leurs rêves brisés et la consolation de dérisoires banquets d'anniversaire en mémoire des jours d'antan. L'innocence d'un premier amour, la célébrité un instant retrouvée, l'héroïsme militaire, ils les ressuscitent dans les dancings et aux tables de mah-jong avant de reprendre leurs rêveries et leurs confidences nostalgiques dans des jardins d'azalées.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.