Vous ne l'avez pas nécessairement voulu, encore moins désiré. Vous vous plaignez parfois de ses ponctions, mais espérez toujours ses subsides... Il vous irrite, mais vous recherchez sa protection. Il vous accompagne dès votre naissance et sera à vos côtés jusqu'à votre mort... et pourtant vous le ne voyez jamais. Omniprésent mais invisible, l'Etat reste une énigme. Partons à sa recherche pour mieux le connaître: D'où vient-il? Quels sont ses signes particuliers? Comment se comporte-t-il? A quoi sert-il? Peut-il espérer vivre encore longtemps? Autant de questions auxquelles cette enquête essaie d'apporter des éléments de réponse. Entre le rejet des Libéraux et une "statôlatrie" à l'origine des totalitarismes les plus odieux, l'Etat peine à trouver sa place. Si l'irresponsabilité de traders inconséquents lui a récemment redonné des couleurs, la mondialisation le disqualifie. Entre l'état de grâce conjoncturellement retrouvé et le coup de grâce que lui assènent des logiques supranationales, va-t-il disparaître du paysage, "trop grand pour gérer les petites choses et trop petit pour les grandes choses" (Daniel Bell)? Personnalité singulière donnant vie à des réalités plurielles, l'Etat demeure le choix de la nécessité, incontournable pour concilier les désirs de chacun avec les exigences d'une vie commune. "S'il est fort, il nous écrase; s'il est faible, nous périssons" (Alain). Sa pérennité suppose qu'il puisse maîtriser ces deux risques: ni trop "fort" pour ne pas tuer la liberté, ni trop "faible" pour ne pas laisser le champ libre aux égoïsmes destructeurs. Un incontournable garde-fou...
Nombre de pages
183
Date de parution
11/03/2010
Poids
224g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782918135074
Titre
L'Etat, un garde fou incontournable
Auteur
Baguenard Jacques
Editeur
EDTS DIALOGUES
Largeur
136
Poids
224
Date de parution
20100311
Nombre de pages
183,00 €
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L'évolution générale porte notre pays vers un équilibre nouveau. L'effort multiséculaire de centralisation, qui fut longtemps nécessaire pour réaliser et maintenir son unité malgré les divergences des provinces qui lui étaient successivement rattachées, ne s'impose plus désormais. » Ainsi parlait le général de Gaulle en inaugurant à Lyon, le 24 mars 1968, ce qui serait son dernier combat politique. Depuis, et notamment à partir de 1981, l'évolution s'est notablement accélérée. C'est ainsi qu'au pragmatisme timoré a succédé une volonté de rupture, et qu'aux mesures prudentes et partielles s'est substituée l'élaboration méthodique d'un arsenal juridique complexe. Quelles ont été les conditions de la décentralisation, et comment peut-on juger aujourd'hui ses acquis et son avenir?
Nous sommes tous citoyens d'États qui modèlent notre vie sociale. Construit au cours des siècles à partir d'un prototype expérimenté en Europe occidentale, l'État nation constitue un couple qui paraît bénéficier d'une insolente pérennité. Et s'il venait à disparaître sous les coups répétés d'une mondialisation qui le marginalise et d'une régionalisation qui le déstabilise? Sera-t-il encore, au XXIe siècle, la forme d'organisation privilégiée des sociétés humaines? Son passé composé se prolonge dans un présent ambigu pour un futur hypothétique qui exige une recomposition. C'est pour contribuer à nourrir ce débat existentiel que cet ouvrage entend faire le point sur des questions essentielles. D'où vient l'État? En quoi consiste-t-il? À quoi sert-il? Comment s'organise-t-il? La diversité des situations ne peut occulter l'interrogation générique concernant l'État qui ne sait plus ce qu'il est et dont l'omnipotence a démontré l'impotence. Entre le « tout État » condamné par l'Histoire et « l'État ectoplasme » revendiqué par certains, il est urgent et nécessaire de réinventer une forme d'organisation sociale privilégiant la réalisation d'un authentique « État de Droit ».
Démocratie: une idée-force qui illumine les combats les plus contradictoires, un mot talisman que vénèrent tous les hommes politiques, à l'exception notable des dictateurs, au pire du bout des lèvres, au mieux la main sur le coeur. La démocratie n'existe pas. Rêve utopiste, elle éclaire la marche sans fin vers un monde meilleur dont elle symbolise l'idéal. Mais le rêve dégénère trop souvent en cauchemar et l'utopie en chimère quand cette marche s'interrompt pour laisser s'épanouir des régimes politiques qui se complaisent dans des formes approximatives. Et si l'on en revenait à l'essentiel? « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », la démocratie est manipulée, confisquée, caricaturée... courtisée pour les besoins d'une cause qui la trahit: l'exercice du pouvoir. La fin de notre millénaire se prête à un regard clinique visant à décrypter sans complaisance ce qui est par rapport à ce qui devrait être.
Rapprocher Napoléon des grands dictateurs du XX siècle est inacceptable pour la quasi unanimité de l'historiographie à la française. Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car bien des éléments de sa politique la rapprochent de celles que les totalitarismes ont pratiquées après lui, centrisme par addition des extrêmes, politique religieuse, référence impériale romaine... Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste. Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.
À l'automne de 2009, j'ai entrepris d?écrire un ensemble de vies de saints. Je pensais alors qu'il constituerait le roman qui viendrait après Le bateau Brume. J'ai naturellement commencé par Guénolé. Je rêvais d'une Légende dorée moderne, naïve et enluminée, portée par les forces de la foi et du terroir. D'autres saints et saintes viendraient après, liées à mon histoire intime: Philippe Néri, Thérèse Martin, dite de Lisieux, Bernadette Soubirous, un anonyme de Port Royal. Quelques semaines plus tard, je trouvais chez un bouquiniste de Rennes un vieil exemplaire du Dieu noir et naissait aussitôt l'idée du Pont des anges. Je n'ai pas, pour autant, abandonné le projet des vies de saints. On va lire ici la première, liée à l'Aulne, à ce paysage essentiel pour moi. Saint Philippe Néri suivra. Ces saints ne seront pas rassemblés dans un même livre. On les verra jaillir dans les années qui viennent, de manière un peu capricieuse, entre mes romans, comme des jalons aimantés et mystiques.
Comment les marins se sauvent-ils des tempêtes? Et les mariniers des inondations? Comment les montagnards se tirent-ils des crevasses? Et les gardiens de phare d'un envahissement de rats? Comment les savants négocient-ils le feu et les bombes des volcans? Que disent la brise, les fleuves turbulents, le grand hurlement des loups et le silence des microbes qui foisonnent? Pour faire entendre le bruit de fond du monde et la voix des vivants, j'ai appelé à l'aide le récit de la nouvelle, l?évocation poétique ou musicale, les raisons scientifiques et la méditation propre à la philosophie? en une mosaïque la plus proche possible de l'expérience positive de la vie.
New York, une nuit de novembre. La pluie tombe. Au milieu d'une grande pièce dont les murs sont peints en rouge sombre, Mark Rothko et Nicolas de Staël entament un dialogue surgi du passé et de l'histoire. Ils évoquent leurs cultures mêlées: une enfance brisée, des chocs imprécis, des croyances, des fulgurances du souvenir. L'ombre des parents, la Révolution russe, les images mythologiques, les ors merveilleux de l'art byzantin, l'influence des maîtres. Un retour aux sources émotionnelles et intimistes de ces artistes fragiles, où la passion de la peinture vient puiser sa force et ouvrir la voie à la postérité. Embusqué dans un coin, Romain Gary observe les deux peintres et se livre, lui aussi