Les transformations de l'Etat. Mélanges en l'honneur de Babacar Gueye
Badji Mamadou
PUTC
40,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782361702014
Il est de tradition dans nos Universités, lorsqu'un "maître", après de bons et loyaux services, est admis à faire valoir ses droits à la retraite de lui consacrer un recueil d'études. Les amis et ceux qui, il y a quelques années, étaient les étudiants du professeur Babacar Guéye et qui sont devenus ses collègues ont pris l'heureuse initiative de perpétuer cette tradition. Ils ont voulu, par cet acte, rendre hommage à un brillant juriste, à l'un des plus grands publicistes qu'aient connus les Universités des Etats d'Afrique francophone. Babacar Guéye est un professeur. Par la densité de son savoir scientifique, par la qualité de son verbe, il a contribué à la formation de plusieurs générations de juristes, non seulement au Sénégal, son pays d'origine, mais aussi dans toute l'Afrique francophone. Agrégé de droit public et de science politique en 1991, il est aujourd'hui professeur titulaire de classe exceptionnelle estimé et respecté, un véritable passeur, généreux dans la transmission du savoir et juste dans l'évaluation des étudiants. Enseignant, il a su créer chez nombre de nos congénères, la vocation de servir, en tant qu'universitaires, leur pays. Constitutionnaliste et internationaliste averti, il a mis son art au service de son pays, en tant qu'un des rédacteurs de la Constitution de 2001 ; ou comme président de la commission chargée de faire des propositions pour la création d'une Commission électorale nationale autonome au Sénégal (novembre 2004-janvier 2005), et comme médiateur dans diverses crises institutionnelles en Afrique. Son engagement civique ne peut qu'être salué.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
592
Date de parution
25/08/2020
Poids
1 242g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782361702014
Titre
Les transformations de l'Etat. Mélanges en l'honneur de Babacar Gueye
Auteur
Badji Mamadou
Editeur
PUTC
Largeur
160
Poids
1242
Date de parution
20200825
Nombre de pages
592,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
L'un des champs privilégiés où se déploient les fantasmes et les idéologies de la pseudo-histoire est aujourd'hui le Proche-Orient. Ainsi des déclarations du souverain pontife qui cite, sans s'embarrasser du contexte historique, l'opinion d'un empereur byzantin du XIVe siècle justifiant l'opposition irréductible de deux grandes religions. On trouverait sans peine d'autres exemples. Depuis plusieurs années, notre collègue Kasra Vafadari, natif d'Iran, ancien étudiant en Angleterre et citoyen français, souffrait de cette situation et s'efforçait de faire prévaloir des vues plus fondées et plus riches de diversité sur le rapport des cultures et du droit entre son pays d'origine, l'Iran, et l'Europe. Le 17 mai 2005, il tombait sous le couteau d'un assassin. Ses amis ont décidé d'organiser une rencontre à sa mémoire - Perspectives d'histoire et d'anthropologie juridiques, à la mémoire de Kasra Vafadari -, rencontre qu'ils espèrent renouveler chaque année. Ce sont les communications faites à cette occasion que le lecteur trouvera dans ce numéro de la revue Droit & Cultures, des études consacrées pour la plupart aux rapports entre l'Iran et l'Europe. Il pourra voir qu'aussi bien avant Montesquieu, qui s'était masqué en Persan pour critiquer la cour, qu'après lui, l'Iran a intéressé et intéresse les Européens dans des domaines aussi variés que le recrutement de l'armée, la musique ou la réforme constitutionnelle, et dans des régions aussi éloignées les unes des autres que la Champagne ou la Lorraine et la Hongrie. En un temps où des gouvernants qui se disent réalistes, tout en acceptant ou en organisant une véritable dislocation de nos sociétés au nom de l'argent-roi, envisagent un " choc des civilisations " qui risque bien d'être leur crépuscule, cette rencontre, espérons-le, contribuera à rappeler que d'autres rapports entre Orient et Occident ont été positifs et peuvent toujours l'être.
En Afrique, les difficultés d'accès aux médicaments, persistantes pour certaines populations et certaines catégories de traitements, coexistent désormais avec leur diffusion extensive qui reflète une tendance globale de pharmaceuticalisation de la santé publique. En dix ans, les institutions internationales ont permis d'étendre considérablement la distribution de traitements contre les maladies infectieuses majeures (tuberculose, paludisme, sida) dans un objectif d'équité. Parallèlement, le marché informel et les "faux médicaments" ont focalisé l'attention des médias internationaux, et des dispositifs légaux et de pharmacovigilance ont été mis en place pour gérer les risques associés aux médicaments. De plus, la recherche thérapeutique s'est organisée, dans une démarche biomédicale transnationale et/ou à partir des pharmacopées locales. Ces évolutions complexes soulèvent de nombreuses questions éthiques, en partie nouvelles et pour certaines exacerbées dans un contexte de ressources limitées. Cet ouvrage examine ces nouveaux enjeux éthiques, à différents niveaux du micro- au macro-social et sous plusieurs angles : l'accès aux traitements et à la justice sociale, les régulations et l'éthique de la diffusion des médicaments, les ambiguïtés éthiques du médicament, les médicaments et l'éthique en contexte. Les éclairages apportés par l'anthropologie, le droit et la santé publique, décryptent les tensions et enjeux contextuels ou structurels. Cette synthèse concernant l'Afrique francophone permet de développer une réflexion informée autour du médicament, objet central dans l'éthique des soins.
Estimant, à l'instar de Bernard Durand, que l'université doit, conformément à sa tradition et par vocation, former non seulement des techniciens du droit mais surtout des juristes, le professeur Sarr a toujours jeté un regard critique sur le contenu de l'enseignement du droit, en exigeant une mise en relation avec le développement d'une culture générale de l'étudiant, orientée vers l'étude de l'évolution des institutions juridiques et des autres disciplines. Parallèlement à ses fonctions de professeur, Dominique Sarr s'est particulièrement intéressé à la recherche, défrichant de nombreux champs dans le domaine de l'histoire de la justice, notamment, où ses intuitions savoureuses continuent de nourrir de leur pertinence nos curiosités intellectuelles et occupent une place de choix dans les débats actuels sur la justice et l'Etat de droit. On remarquera dans ces Mélanges offerts à sa mémoire, des contributions de ses collègues, d'amis ou de disciples plus jeunes. Ces études transcendent les frontières disciplinaires, émanent d'horizons divers. En effet, elles sont aux confins du droit et de la science juridique, appellent une transversalité impliquant des matières telles que : droit civil, droit constitutionnel, droit du travail, et indispensable histoire du droit. Chacune constitue un vibrant hommage rendu aux qualités intellectuelles de l'universitaire, mais aussi à celles de l'homme qui lui est indissociable.
Estimant, à l'instar de Bernard Durand, que l'université doit, conformément à sa tradition et par vocation, former non seulement des techniciens du droit mais surtout des juristes, le professeur Sarr a toujours jeté un regard critique sur le contenu de l'enseignement du droit, en exigeant une mise en relation avec le développement d'une culture générale de l'étudiant, orientée vers l'étude de l'évolution des institutions juridiques et des autres disciplines. Parallèlement à ses fonctions de professeur, Dominique Sarr s'est particulièrement intéressé à la recherche, défrichant de nombreux champs dans le domaine de l'histoire de la justice, notamment, où ses intuitions savoureuses continuent de nourrir de leur pertinence nos curiosités intellectuelles et occupent une place de choix dans les débats actuels sur la justice et l'Etat de droit. On remarquera dans ces Mélanges offerts à sa mémoire, des contributions de ses collègues, d'amis ou de disciples plus jeunes. Ces études transcendent les frontières disciplinaires, émanent d'horizons divers. En effet, elles sont aux confins du droit et de la science juridique, appellent une transversalité impliquant des matières telles que : droit civil, droit constitutionnel, droit du travail, et indispensable histoire du droit. Chacune constitue un vibrant hommage rendu aux qualités intellectuelles de l'universitaire, mais aussi à celles de l'homme qui lui est indissociable.