Qu'y a-t-il de commun entre le street art, les mooc, les vidéos dérivées de Game of Thrones ou les forums médicaux en ligne ? Il s'agit, dans tous les cas, de pratiques culturelles dont les effets esthétiques et la portée politique dépendent fortement des techniques qui en soutiennent l'émergence dans l'espace public. Le projet du présent volume est d'interroger ces pratiques émergentes pour la pensée médiatique qu'elles délivrent. Pour ne pas réduire les techniques au rang de simples supports formels, il convient en effet de comprendre comment celles-ci (se) réfléchissent sur les usages. A l'encontre d'une histoire savante des savoirs et des arts, à l'encontre également d'une tendance actuelle à essentialiser la "nouveauté" des formes liées au "tournant numérique", l'ouvrage propose une perspective rafraîchissante sur une série d'objets qui cartographient notre imaginaire culturel contemporain. Il le fait sans raideur théorique ni affiliation d'école, mais en revendiquant la pertinence de la sémiotique face à ces questions trop souvent captées, d'un côté par les sciences sociales, de l'autre par les sciences de l'information et de la communication. Par rapport à ces dernières, la sémiotique continue d'offrir des outils de description puissants, qui couvrent désormais le spectre allant des textes aux pratiques ; elle permet surtout de situer le geste du chercheur dans le même continuum de réflexivité médiatique que les usages profanes qu'il prend pour objet.
Nombre de pages
292
Date de parution
09/02/2017
Poids
334g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782806103239
Titre
Pratiques émergentes et pensée du médium
Auteur
Badir Sémir ; Provenzano François
Editeur
ACADEMIA
Largeur
135
Poids
334
Date de parution
20170209
Nombre de pages
292,00 €
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Louis Hjelmslev (1899-1965), linguiste, fils de mathématicien, père de la glossématique - une épistémologie sémiotique dédiée aux sciences humaines -, est considéré comme le plus rigoureux des linguistes structuralistes du XXe siècle. Radicalisant les intentions et le propos de Saussure - décrire la langue comme système -, il a mené à bien un imposant travail de formalisation et pourvu la linguistique d'une importante batterie de concepts techniques dont on n'a pas encore épuisé les possibilités d'application. En particulier, c'est de ses travaux que proviennent les concepts de connotation et de métalangage - souvent présents dans la réflexion contemporaine. On essaie ici d'introduire à cette ?uvre dense, qui a inspiré philosophes (Derrida, Deleuze, Ricoeur), psychanalystes (Lacan) et théoriciens de la littérature (Barthes, Todorov), et notamment à ses concepts majeurs : forme, substance, expression, contenu, sémiotique dénotative, sémiotique connotative, métasémiotique. On espère ainsi montrer l'actualité de Hjelmslev, dont les récents développements " communicationnels " (logiciels, machines à traduire, Internet, etc.) ne semblent pas avoir mis les hypothèses en défaut.
Les langues font l'objet de descriptions, au même titre que les atomes, les espèces animales ou les fluctuations du marché économique. Pour les décrire, il faut des instruments : des signes. Des signes le plus souvent empruntés au langage naturel. Mais c'est déjà par des signes, oraux, écrits, que les langues se manifestent dans l'usage quotidien. Aussi existe-t'il en linguistique un risque - à la fois subtil et persistant - de confondre les signes qui servent à la description des langues avec les signes qui rendent ces langues présentes à l'œil et à l'oreille des locuteurs. Ouvrage posthume édité par ses élèves, le célèbre Cours de linguistique générale expose la découverte de " la " langue par Saussure. La présente étude en propose une lecture nouvelle dans le but de déterminer le statut de la représentation dans son rapport avec la langue.
L'?uvre de René Magritte est très populaire, c'est sûr. Pourtant, les théoriciens de la peinture affichent parfois à son égard un certain dédain. Mauvaise peinture, ose-t-on dire. Chacun en juge comme il l'entend? mais ces critiques ont-ils saisi l'intention attachée à cette ?uvre ? Car un travail de la pensée la traverse. J'irais jusqu'à dire que l'?uvre de Magritte est cela même : l'exercice d'une pensée en images. Dans ce livre, je propose une enquête. Prenant appui sur les dits et écrits du peintre, je tente de retrouver cette pensée en images. En eux-mêmes les tableaux n'y donnent pas accès : on aurait beau les interpréter, on ne découvrirait pas encore leur nécessité. Alors je les mets en rapport avec des concepts philosophiques. Je montre, à partir de sept études, que les images créées par Magritte sont comparables à des arguments et qu'elles témoignent, au sein de l'?uvre, d'une ressemblance avec la réflexion de philosophes tels que Platon, Kant, Hegel, Nietzsche, Wittgenstein ou Sartre, sans compter Michel Foucault. Sémir Badir : Titulaire d'un mandat permanent du Fonds National belge de la Recherche Scientifique et maître de conférences à l'université de Liège, Sémir Badir applique l'étude sémiologique au bénéfice des sciences humaines, des lettres et des arts.
La sémiotique possède un statut épistémologique difficile à cerner. Ses objets d'étude (produits culturels, pratiques sociales, techniques, milieux du vivant) débordent très largement le cloisonnement des terrains ordinairement admis, y compris parmi les sciences humaines ; et le champ d'expérience qu'elle recoupe est si diversifié qu'il empêche toute unification théorique. Cette double hétérogénéité - des objets d'étude et des moyens d'analyse - fait douter que la sémiotique puisse être constituée en discipline de savoir. Mais si la sémiotique n'est pas une discipline, quel est son statut ? L'ouvrage s'efforce de répondre à cette question en prenant au sérieux les problèmes épistémologiques que pose son cas. Il adopte ainsi un mouvement de va-et-vient entre l'exposition d'une pratique discursive du savoir et la réflexion sur les moyens nécessaires à son examen. Sont successivement analysées l'organisation interne (disciplinaire, interdisciplinaire) du savoir sémiotique, sa participation à l'organisation générale des connaissances, l'histoire et le programme de recherche, les outils techniques, les gestes discursifs de l'argumentation, enfin les formes de l'objectivité.
Belgique, début des années 80.À son grand désespoir, Élise multiplie les fausses couches. Elle supplie son mari, Bertrand, d'adopter un bébé, mais celui-ci refuse catégoriquement. Par peur de perdre sa femme, il finit cependant par céder, à condition que l'enfant provienne du Brésil où il est envoyé régulièrement en mission.Seize mois plus tard, un bébé brésilien de 7 mois leur est officiellement confié, mais hélas, tout dérape. Le petit est en grande souffrance et développe une multitude de troubles émotionnels, comportementaux et somatiques aussi violents qu'inexplicables.Dans le chef d'Élise gonflent alors de terribles soupçons quant à la manière dont l'adoption s'est déroulée au Brésil et au véritable visage de son mari.Ce thriller psychologique haletant vous fera entrer dans les méandres de la filiation et de l'adoption.Finaliste du prix du Roman noir de la Foire du livre de Bruxelles 2026.
Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents "en exil". Dans cette recherche impliquée, nous avons prioritairement rencontré des adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui évoluent dans des environnements marqués par la précarisation du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage est subdivisé en trois parties : les lieux d'exil de ces adolescents, ici et là-bas, ensuite l'institution scolaire et,enfin, les "violences de l'État" qu'ils relatent. Notre ethnographie met en exergue ce lien intime entre l'habiter,l'habitat et les possibilités d'être habité, de se construire,de s'investir.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens/chercheurs immergés dans des « lieux d'exils », où vivent des populations d'ici ou d'ailleurs, mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Ces auteurs, issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, école et aide à la jeunesse), « font savoir », à partir des vécus d'expérience. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles déploient l'innovation professionnelle.
Être une personne à haut potentiel est un cadeau quand c'est accepté et bien compris. Malheureusement, aujourd'hui, c'est souvent mal compris et mal expliqué. Être HP ce n'est pas être supérieur, meilleur ou plus intelligent, mais c'est avoir un fonctionnement différent, être excessif dans différents domaines. Ce livre a pour but de donner des pistes afin de vivre ces caractéristiques comme un cadeau. Il donne aussi des pistes pour les enseignants et les parents afin d'aider aux mieux ces jeunes.