La noblesse de l'empire romain. Les masques et la vertu
Badel Christophe
CHAMP VALLON
29,00 €
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EAN :9782876734159
La noblesse romaine a été souvent considérée comme la mère de toutes les noblesses occidentales et les ouvrages sur la noblesse médiévale commencent classiquement par une référence à l'héritage romain. Cette noblesse romaine (nobilitas) n'est pourtant pas celle que l'on croit : trop d'historiens l'ont confondue à tort avec l'ordre sénatorial. À la fin de la République romaine, la noblesse désignait au contraire un sous-groupe du Sénat, composé des familles patriciennes et consulaires. Il s'agissait d'une notion coutumière et non pas juridique. L'ambition de ce livre est de mettre en lumière le rôle des catégories non statutaires dans la structure sociale romaine. Christophe Badel retrace le destin de ce modèle social au cours des cinq siècles de la période impériale. Groupe défini par l'usage social, non par la loi, la noblesse n'avait pas pour autant des contours flous car une série de marqueurs permettait clairement aux Romains de l'identifier. La gestion du consulat, l'exhibition des masques en cire des ancêtres lors des funérailles, l'affichage des tableaux généalogiques peints sur les murs de l'atrium désignaient concrètement un noble sénatorial au début de l'Empire comme sous la République. Même si ce " modèle républicain " de la noblesse sénatoriale connut des remaniements à la fin de l'Antiquité, son fonctionnement général ne fut guère bouleversé. Il démontra aussi son rôle de modèle en s'implantant dans d'autres milieux et d'autres contextes. C'est en copiant la nobilitas sénatoriale que les empereurs, les notables locaux, les chrétiens élaborèrent leur modèle de noblesse. Ce phénomène de transfert ne fut pas sans affecter le modèle originel, qui connut une certaine érosion dans le nouveau milieu d'accueil. Mais le dynamisme du modèle nobiliaire n'en fut pas moins impressionnant d'autant plus qu'il survécut à l'effondrement de l'Empire romain en Occident (476). Au début du VIe siècle, il demeurait inchangé dans les nouveaux royaumes barbares avant de s'effacer brusquement dans le dernier tiers du siècle, victime de la fusion des élites romaines et germaniques. Une nouvelle aristocratie forgeait un nouveau modèle nobiliaire.
Nombre de pages
498
Date de parution
13/04/2005
Poids
786g
Largeur
155mm
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EAN
9782876734159
Titre
La noblesse de l'empire romain. Les masques et la vertu
Auteur
Badel Christophe
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
786
Date de parution
20050413
Nombre de pages
498,00 €
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Quand république ne signifie pas démocratieEn quoi la République romaine se distinguait-elle d'une démocratie ...Quel était le degré de participation des citoyens ...Quelle était l'emprise de l'aristocratie sur le jeu politique ...De quelle manière la culture grecque a-t-elle influencé la pensée politique et la pratique administrative dans un sens plus rationnel ? De la chute de Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome, en 509 av. J.-C., à l'instauration du principat augustéen, en 27 av. J.-C., cet ouvrage embrasse cinq siècles d'une histoire marquée par le passage de la petite cité du Latium à la première puissance méditerranéenne. Se démarquant de l'approche institutionnelle classique, il étudie les relations entre les groupes sociaux romains ? le patriciat et la plèbe ?, et nous invite à comprendre les évolutions et les crises qui aboutirent à l'instauration de l'Empire.
Être ou ne pas être roiVingt-trois coups de poignards : le 15 mars 44, le dictateur Jules César est assassiné dans la salle du Sénat romain par des conjurés convaincus qu'il est sur le point de rétablir la royauté à Rome. Comme eux, les spécialistes de la Rome antique ont longtemps considéré que César voulait mettre en place un régime monarchique, afin d'assurer la pérennité de la domination romaine. Depuis quelques années cependant, ce point de vue est remis en cause. César voulait-il vraiment devenir roi ? De ses origines patriciennes à la guerre sans merci qui l'opposa à Pompée, du prestige de l?imperator vainqueur de la guerre des Gaules à l'inquiétude grandissante des républicains face à son projet politique, Christophe Badel revient aux sources pour démêler la légende de l'histoire et retracer le destin tumultueux du premier des César.
Résumé : En quoi la République romaine se distinguait-elle d'une démocratie ? Quel était le degré de participation des citoyens ? Quelle était l'emprise de l'aristocratie sur le jeu politique ? De quelle manière la culture grecque a-t-elle influencé la pensée politique et la pratique administrative dans un sens plus rationnel ? De la chute de Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome, en 509 av. J.-C., à l'instauration du principat augustéen, en 27 av. J.-C., cet ouvrage embrasse cinq siècles d'une histoire marquée par le passage de la petite cité du Latium à la première puissance méditerranéenne. Se démarquant de l'approche institutionnelle classique, il étudie les relations entre les groupes sociaux romains ? le patriciat et la plèbe ?, et nous invite à comprendre les évolutions et les crises qui aboutirent à l'instauration de l'Empire.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...