Jean-Gilles Badaire (1951-2022), était peintre, dessinateur et poète. Tous les formats lui appartenaient : du très grand ? à l'échelle du Château de Chambord où il a travaillé plus de vingt ans ?, aux petits, ceux de l'intime, des carnets et des livres. Son ?uvre est celle d'un explorateur de contrées ? réelles ou intérieures ? qui procède par cycles et motifs récurrents : villages dogons, fétiches, squelettes, pots... Ces Clairières, hantées par l'enfance, sont des lieux où la magie s'allie à l'ordinaire, où le murmure d'un arbre, l'éclat d'une pierre, le silence d'un sentier révèlent l'invisible. Les objets parlent, les visages veillent, les ombres dansent entre les lignes. Ces échos dessinent un sanctuaire : celui du lien mystérieux qui unit le présent à nos souvenirs les plus enfouis. A la suite des révoltes secrètes (2009), Les clairières souterraines est le dernier d'une collaboration riche de plus de cinquante ouvrages avec Fata Morgana. Entre la peinture et la poésie, il est l'ultime pierre d'un édi?ce qui prouve que là où se pose le regard, l'enfance veille ? mythologique, fragile, indélébile.
Nombre de pages
40
Date de parution
21/11/2025
Poids
100g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782377922017
Auteur
Badaire Jean-Gilles
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
145
Date de parution
20251121
Nombre de pages
40,00 €
Disponibilité
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Peintre dont le château de Chambord a récemment accueilli une grande rétrospective, Jean-Gilles Badaire a accompagné de nombreux écrivains, de Georges Bataille à Joël Vernet, en passant par Bhattacharya, Caillois, Cendrars, Daumal, Stétié ou Ungaretti, sublimant par ses dessins les lettres de chacun. Auteur de plusieurs ouvrages (Faire des études pour être mendiant, La surface des morts, Les révoltes secrètes), il décrit ici, dans ces minutes d'atelier, ses inspirations, ses lectures, ses expérimentations sur la matière et la couleur, mais aussi ses doutes face à la toile, parfois ses satisfactions?
L'Afrique habite l??uvre du peintre Jean-Gilles Badaire : par la matière, les couleurs, simplement, parce qu'elle hante sa vie. Il en avait rapporté la très belle série des Greniers dogons (Fata Morgana, 2000), dessins d'observation au c'ur d'un des hauts lieux de l'ethnologie. Le carnet de route malien dont nous publions aujourd'hui un fac-simile est riche d'une plus intime matière : ce sont les visages croisés, la nature, et le gros bouillonnement de la ville (Bamako). Jean-Gilles Badaire a illustré aux éditions Fata Morgana de nombreux textes de Bhattacharya, Caillois, Cendrars, Daumal, Demangeot, Stétié, Ungaretti, Vernet ou Griaule.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !