Récusation des doctrines philosophiques et autres opuscules
Bacon Francis
HERMANN
38,15 €
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EAN :9782705669775
Les trois opuscules ici traduits (Production virile du siècle, Récusation des doctrines philosophiques, Pensées et vues sur l'interprétation de la nature), bien que publiés après la mort de Bacon, apparaissent comme autant d'esquisses de YInstauratio Magna. Inscrits dans le projet de la réforme du savoir, ils participent comme le reste de l'oeuvre proprement philosophique d'une ambition déçue : devant les obstacles institutionnels qui bloquent la réalisation du projet, il s'agit, en se bornant désormais au terrain théorique, de populariser les idées nouvelles. Le problème n'est plus de mettre au point un programme de reconstruction des sciences, mais bien de trouver un mode d'exposition susceptible d'emporter l'adhésion du public. Les opuscules peuvent dès lors être considérés comme autant d'" expériences " destinées à tester les réactions du lecteur et à évaluer les moyens de s'attirer la meilleure audience possible ; bref, comme trois variations littéraires sur un même thème, régies par trois modèles distincts, où l'urgence d'une prise nouvelle sur la nature requiert une expression opportune et la trouve. Dans tous les cas, la procédure classique de la réfutation (qui suppose un terrain commun où s'ouvre la discussion) s'estompe au bénéfice de la récusation (où la polémique globale tend à remplacer l'argumentation proprement dialectique) : une analyse critique des spectacles montés par la tradition y repère comme le théâtre des tendances ordinaires à l'esprit humain. Mais cette perspective demeure résolument méthodique, parallèle en cela du moins à la place que la logique traditionnelle réservait à la réfutation, dans la phase négative de sa stratégie. Car la dénonciation des idoles constitue déjà un premier pas dans la réforme du savoir.
Nombre de pages
222
Date de parution
17/04/2010
Poids
277g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782705669775
Titre
Récusation des doctrines philosophiques et autres opuscules
Auteur
Bacon Francis
Editeur
HERMANN
Largeur
148
Poids
277
Date de parution
20100417
Nombre de pages
222,00 €
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Résumé : Londres, l'hiver. Aller à la rencontre de Francis Bacon, entamer l'ultime dialogue auquel il a consenti. Pourtant il dira: "On ne peut parler de peinture. On ne peut pas." Prévenance de géant, humilité du labeur. Or il parlera, autrement qu'attendu mais il parlera, dans le clair-obscur de l'atelier, au détour de la rue, dans la nuit des pubs, jusqu'à retourner les questions. L'enfance, les amis et les rencontres, l'art et la création, encore et toujours le travail: il ne le sait pas - nul ne peut alors le savoir - mais à quelques semaines de sa disparition, il compose le plus libre et le plus étonnant des témoignages cousu en coin de sa vie, posé en regard de son oeuvre. À travers le mythe transparaît enfin l'homme. Et Bacon, qui aura dominé la peinture dans ce siècle et par-delà, délivre sans compter ce qu'il nous faut nommer son testament.
Le savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait." Dans les arts mécaniques, le début est grossier puis l'on développe et perfectionne - ce que Bacon baptise ici "progrès". S'il n'en va pas de même pour les savoirs, c'est que, dans la société, la science est une grande incomprise. Que faire pour y remédier ? Bien des choses, et d'abord convaincre l'Etat de s'en mêler. Publié en anglais en 1605, Du progrès n'a connu jusqu'ici qu'une traduction française, en 1624. La phrase qui recommande le libre examen d'Aristote y a été censurée, comme tout ce qui touche à la scolastique. Bacon lui-même, en se faisant traduire en latin pour le Continent, expurge son livre. L'audace intellectuelle de l'original n'avait donc pas encore vraiment franchi la Manche. L'essentiel fut cependant entendu de tous au XVIIème siècle : les sciences, produites par l'effort humain, doivent être distinguées de la religion.
Le 25 brumaire an III, Lakanal déclarait, devant la Convention nationale: « Citoyens, depuis longtemps, la partie éclairée de la nation demande une bonne traduction de Bacon, l'illustre philosophe anglais Bacon, pauvre, négligé dans sa patrie, légua en mourant son nom et ses écrits aux nations étrangères: c'est à nous, c'est aux hommes de la liberté à recueillir la succession des martyrs de la philosophie. » Il fallut attendre les années 1800 pour qu'Antoine Lassalle donne la première traduction française du Novum Organum. La présente traduction est la seconde traduction complète, après celle de Lassalle, de ce texte tour à tour célébré et méprisé, mais toujours fort peu lu. Et pourtant, le Novum Organum mérite d'être mieux connu, d'abord pour le bonheur de son écriture, ensuite pour la vigueur de sa critique, encore actuelle, des savoirs constitués, enfin pour la place capitale qu'il occupe dans l'histoire de la philosophie moderne. Mais, plus que tout, Bacon est ce philosophe unique qui a assez espéré dans la science humaine pour substituer à la raison innée et à la raison acquise une méthode de l'invention, une méthode de certitude et de liberté, dont l'objet soit l'alliance de l'esprit et des choses, le sujet la communauté des hommes et la mesure l'histoire du progrès de la connaissance.
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier Frédé
L'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis Wolff
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L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.
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