L'une des caractéristiques de la science du dix-huitième siècle est qu'elle cherche ses fondements ; ce qui signifie que l'on peut parler, à ce niveau, d'une "épistémologie scientifique des Lumières". L'Epistémologie scientifique des Lumières est une œuvre de longue haleine à laquelle l'auteur s'est donné la tâche difficile de déterminer cette épistémologie en se limitant aux sciences de la nature et aux mathématiques. Ce livre commence par définir " l'épistémologie scientifique" en général. La première partie s'intéresse fondamentalement à la mécanique et à la cosmologie. Maupertuis, Voltaire, Euler et d'Alembert y sont des repères essentiels. La seconde partie traite de l'infini mathématique en précisant ses origines, sa contrepartie moderne, et en donnant un exemple de sa situation dans la philosophie de l'époque. Leibniz, Newton, d'Alembert et Rousseau y trouvent leur place. En tant que termes de comparaison, sont également analysés les travaux de Cantor et Reichenbach. Cette étude indique une direction de recherche qui n'est pas un sentier battu. D'autre part, par son style et par son choix des textes qui y figurent, elle est à la portée des étudiants philosophes.
Nombre de pages
202
Date de parution
01/11/2003
Poids
282g
Plus d'informations
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EAN
9782747507714
Titre
L'épistémologie scientifique des Lumières
ISBN
2747507718
Auteur
Bachta Abdelkader
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
282
Date de parution
20031101
Nombre de pages
202,00 €
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L'auteur a suivi scrupuleusement les textes de René Thom pour remarquer que cet auteur n'accepte pas les modèles cognitifs, qui sont, à juste titre, le prolongement de la logique formelle moderne (qu'il refuse) et un domaine propice à la quantification qui n'a pas droit de cité dans le modélisme tel qu'il le conçoit. En effet, Thom se désintéresse de l'analyse dite compartimentale, malgré quelques signes de ressemblance avec celle-ci. Sa pensée modélisatrice est manifestement différente de celle de Legay qui le prend pourtant pour guide. L'exemple recommandé du "modélisme physique" se trouve couramment chez Bohr qui a pensé le modèle de l'atome. Il s'agit de cette manière de modéliser qui, tout en s'attachant à l'abstraction, notamment mathématique - puisqu'un modèle est toujours une idée - pense le réel comme il se doit.
Ce numéro inaugural de la Revue africaine d'épistémologie et de Philosophie des sciences a comme thème "Repenser la philosophie des sciences", non pas au sens de redéfinir à nouveau frais cette discipline philosophique, mais en vue d'un projet de longue haleine, qui consiste à éclairer ce qui a été laissé dans l'obscurité. Ce projet commence ici par l'étude comparative de la philosophie des sciences cartésienne et la philosophie des sciences poppérienne autour de la notion d'"arbre de la connaissance", et se poursuit par l'analyse des fondements et de la dynamique de la science, qui est suivie de la mise au jour de la caractéristique de l'épistémologie copernicienne de l'astronomie. A ces études de fond succèdent enfin deux comptes rendus d'ouvrages non moins profonds.
Œuvre d'un kantien, ces recherches comportent souvent des prises de position contre ce qui se dit généralement du kantisme. Les trois groupes d'études se répartissent selon un chemin particulier suivi par leur auteur. Se subdivisant en deux grandes classes 1°) Kant ; 2°) la modernité, les présents travaux concernent avant tout le rapport entre les deux thèmes. Le premier groupe éclaire les rapports réels chez Kant entre physique et mathématique. Le second groupe intéresse les deux volets de la science einsteinienne : la relativité, avec deux articles portant sur la masse et les quanta, auxquels succède un troisième travail précisant le second. Les éléments du troisième groupe de textes portent sur certains problèmes de la modernité, tel le nucléaire.
Honorer Angèle Kremer-Marietti est un acte de reconnaissance mérité et nous ne regrettons pas de lui avoir accordé le titre de Membre d'honneur dans notre UR. La pensée épistémologique de notre auteur a cette spécificité, partout où elle porte, de chercher la nouveauté, l'inédit, l'originalité. Elle a notamment introduit dans le monde philosophique français la loi constructale d'Adrien Bejan. Elle a aussi renversé le jugement ordinaire sur ses études portant sur Popper et Einstein.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...