Trois études sur la loi constructale d'Adrian Bejan
Bachta Abdelkader ; Dhombres Jean ; Kremer-Mariett
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782296055452
À partir de la forme élémentaire optimale et grâce à la pratique de l'ordinateur, on relie en réseaux plusieurs de ces unités selon des lois physiques afin de déterminer la forme globale d'écoulement, ainsi construite de façon ascendante. La théorie constructale (1996), conçue par Adrian Bejan dans le cadre des systèmes soumis à écoulement, ouvre des perspectives immenses dans différents domaines impliquant des flux de matière, de connaissance, d'information, etc. Suivant la théorie constructale, la génération des configurations d'écoulement est un phénomène universel, dépendant d'un principe physique (la loi constructale) : pour qu'un système d'écoulement de dimension définie puisse persister dans le temps (vivre), il doit évoluer dans le temps de telle sorte qu'il permette un accès de plus en plus grand à ses flux. Progressivement, cette théorie s'appliquera à tous les problèmes de design d'ingénierie et de nature faisant appel aux lois de la physique ordinaire. Elle sera utile également dans le domaine de la construction de systèmes d'intelligence artificielle ou de vie artificielle, optimisés au regard de contraintes non physiques telles que les rapports performance-coûts.
Nombre de pages
137
Date de parution
14/04/2008
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296055452
Titre
Trois études sur la loi constructale d'Adrian Bejan
Auteur
Bachta Abdelkader ; Dhombres Jean ; Kremer-Mariett
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20080414
Nombre de pages
137,00 €
Disponibilité
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L'auteur a suivi scrupuleusement les textes de René Thom pour remarquer que cet auteur n'accepte pas les modèles cognitifs, qui sont, à juste titre, le prolongement de la logique formelle moderne (qu'il refuse) et un domaine propice à la quantification qui n'a pas droit de cité dans le modélisme tel qu'il le conçoit. En effet, Thom se désintéresse de l'analyse dite compartimentale, malgré quelques signes de ressemblance avec celle-ci. Sa pensée modélisatrice est manifestement différente de celle de Legay qui le prend pourtant pour guide. L'exemple recommandé du "modélisme physique" se trouve couramment chez Bohr qui a pensé le modèle de l'atome. Il s'agit de cette manière de modéliser qui, tout en s'attachant à l'abstraction, notamment mathématique - puisqu'un modèle est toujours une idée - pense le réel comme il se doit.
Ce numéro inaugural de la Revue africaine d'épistémologie et de Philosophie des sciences a comme thème "Repenser la philosophie des sciences", non pas au sens de redéfinir à nouveau frais cette discipline philosophique, mais en vue d'un projet de longue haleine, qui consiste à éclairer ce qui a été laissé dans l'obscurité. Ce projet commence ici par l'étude comparative de la philosophie des sciences cartésienne et la philosophie des sciences poppérienne autour de la notion d'"arbre de la connaissance", et se poursuit par l'analyse des fondements et de la dynamique de la science, qui est suivie de la mise au jour de la caractéristique de l'épistémologie copernicienne de l'astronomie. A ces études de fond succèdent enfin deux comptes rendus d'ouvrages non moins profonds.
Œuvre d'un kantien, ces recherches comportent souvent des prises de position contre ce qui se dit généralement du kantisme. Les trois groupes d'études se répartissent selon un chemin particulier suivi par leur auteur. Se subdivisant en deux grandes classes 1°) Kant ; 2°) la modernité, les présents travaux concernent avant tout le rapport entre les deux thèmes. Le premier groupe éclaire les rapports réels chez Kant entre physique et mathématique. Le second groupe intéresse les deux volets de la science einsteinienne : la relativité, avec deux articles portant sur la masse et les quanta, auxquels succède un troisième travail précisant le second. Les éléments du troisième groupe de textes portent sur certains problèmes de la modernité, tel le nucléaire.
Honorer Angèle Kremer-Marietti est un acte de reconnaissance mérité, et nous ne regrettons pas de lui avoir accordé le titre de Membre d'honneur dans notre UR. La pensée épistémologique de notre auteur a cette spécificité, partout où elle porte, de chercher la nouveauté, l'inédit, l'originalité (cet élan créateur est l'une des caractéristiques de sa pensée philosophique en général). Mais, pour me tenir à ce qui nous intéresse ici, je peux donner au moins deux exemples : 1/ C'est elle qui a introduit dans le monde philosophique français la loi constructale d'Adrian Bejan. 2/ Je vous renvoie aussi à son étude sur Popper et Einstein, où elle a renversé le jugement ordinaire. Il est, par conséquent, clair que s'occuper de cette pensée, c'est cultiver l'esprit créatif chez nos jeunes chercheurs, c'est les pousser à sortir des sentiers battus, où ils ont l'habitude de se mouvoir. Telle est, d'ailleurs, l'une des responsabilités d'une unité de recherche.