
Dépasser l’entreprise capitaliste. Travail, écologie, propriété
L'association d'éducation populaire Réseau Salariat promeut l'extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s'appuie sur des outils et des institutions existant à l'échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé "A salaire à vieA ") s'appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. Son accomplissement supposerait l'instauration d'une copropriété d'usage des moyens de production ainsi qu'une forte socialisation de la valeur économique afin de garantir à toutes et tous une qualification inaliénable et une souveraineté au travail, notamment au sein l'entreprise. A ce jour cependant, l'articulation des perspectives macro-institutionnelles avec le fonctionnement réel de l'entreprise reste embryonnaire.
| Nombre de pages | 217 |
|---|---|
| Date de parution | 16/09/2021 |
| Poids | 290g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782365123105 |
|---|---|
| Titre | Dépasser l’entreprise capitaliste. Travail, écologie, propriété |
| Auteur | Bachet Daniel ; Borrits Benoît ; Friot Bernard ; C |
| Editeur | CROQUANT |
| Largeur | 155 |
| Poids | 290 |
| Date de parution | 20210916 |
| Nombre de pages | 217,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Critique de la finance capitaliste. Pour un financement solidaire
Bachet DanielAvec la mise en place du capitalisme déréglementé au cours des années 1980-90, les sphères économiques, sociales et environnementales ont été progressivement reléguées au rang d'auxiliaires du système financier. Cette orientation est celle de la cupidité et non de la réponse appropriée à des besoins humains et sociaux, pourtant toujours aussi nombreux à satisfaire à l'échelle de la planète. Pour prévenir les dégâts économiques, sociaux et écologiques que provoque une globalisation pilotée par des intérêts de court terme, la finance solidaire se propose de construire de nouvelles relations non lucratives entre les agents, les entreprises et les organisations associatives et publiques. A la différence d'une simple transaction d'échange marchande anonyme, cette finance s'appuie sur un système de relations sociales dont l'objectif est de réunifier les rapports monétaires et les liens sociaux et humains dans un ensemble cohérent susceptible de faire système. L'ouvrage montre que la généralisation d'une autre finance ne pourra pas se réaliser pleinement au sein de l'actuel capitalisme déréglementé. Les conditions de développement d'un financement solidaire exigent en effet la refondation complète des principales institutions du capitalisme : banques, entreprises, marchés, Etats et droits issus de la propriété. A défaut de toucher ces centres névralgiques, les rapports sociaux propres au capitalisme se reconstitueront en permanence dans tous les autres espaces de la vie économique et parasiteront toute tentative de " financer, de produire et de consommer autrement ".Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Reconstruire l'entreprise pour émanciper le travail
Bachet DanielDepuis longtemps déjà, la manière de compter usuelle contribue directement à la reproduction de l'entreprise dont l'objectif supposé serait la recherche du profit. Pourtant, adopter un langage comptable plutôt qu'un autre, c'est adopter une représentation de l'entreprise, de sa finalité, de son efficacité et des rapports de pouvoir. Il est donc possible de compter différemment en vue de proposer une alternative cohérente et opératoire à l'entreprise capitaliste. Les outils de gestion présentés dans cet ouvrage sont des technologies politiques. Ils orientent la façon de voir, d'organiser le travail et de prendre des décisions. Ils ont également pour mission d'empêcher les atteintes aux fonctions environnementales essentielles à la survie de la biosphère et de prévenir les dégâts collatéraux du développement économique sur les humains (risques socio-psychologiques, accidents, coût de l'insécurité environnementale, etc.). Dans cette nouvelle logique, le travail devient une source de valeur et de développement et non un coût ou une charge à réduire sans cesse. L'intérêt social est alors celui de l'ensemble des parties constitutives de l'entreprise qui sont toutes aussi légitimes les unes que les autres pour agir et être impliquées dans les processus de création et de décision.Sur commandeCOMMANDER13,50 € -
Sortir de l'entreprise capitaliste
Bachet Daniel ; Flocco Gaëtan ; Kervella Bernard ;L'objectif de l'entreprise est-il prioritairement d'enrichir les actionnaires de contrôle et les propriétaires, ou bien de produire des biens et des services correspondant aux besoins sociaux des citoyens ? Dans le premier cas, les solutions semblent aller de soi : baisse permanente des coûts et de la masse salariale, licenciements boursiers, délocalisations abusives, pollutions et atteintes à l'environnement. Avec les règles économiques du jeu actuel qui donnent la priorité à l'actionnaire de contrôle et au propriétaire, la logique devient rapidement financière et le travail n'est pas valorisé car réduit lui aussi à un simple coût. Dans le second cas au contraire, l'entreprise s'inscrit dans une dynamique de développement où les savoirs, savoir-faire et compétences prennent tout leur sens et deviennent véritablement sources de valeur. Ainsi la confusion entre les deux entités distinctes que sont " l'entreprise " (structure productive) et la " société " (entité juridique) conduit à des conséquences désastreuses sur la représentation et la gestion du travail. Le fait d'en prendre acte ouvre la perspective d'une nouvelle logique économique beaucoup plus favorable au travail et à l'emploi. L'ouvrage montre comment la finance domine aujourd'hui l'entreprise et identifie les différents acteurs en présence. Mais il propose également de mettre en place de nouveaux outils de gestion pour desserrer les contraintes économiques et financières qui pèsent sur la structure productive. Il plaide enfin pour que le " politique " prenne rapidement des mesures juridiques et institutionnelles afin de rééquilibrer les pouvoirs au profit des salariés, des syndicats, voire des partenaires extérieurs à l'entreprise.Sur commandeCOMMANDER18,50 € -
L'autre finance. Existe-t-il des alternatives à la banque capitaliste ?
Bachet Daniel ; Naszalyi PhilippeL'existence des banques relève d'une nécessité incontournable pour financer le développement économique et social. La question est de savoir de quelles banques nos sociétés ont vraiment besoin ? Il semble que ce soit la forme de banque que nous avons connue ces dernières années et plus généralement la banque capitaliste qui pose un problème majeur. L'objectif de cet ouvrage est de montrer que la finalité des banques et des entreprises n'est pas de répondre aux impératifs de la Bourse mais de se mettre au service du développement de l'économie réelle. Les banques coopératives répondent mieux à cet objectif que les banques classiques car elles n'ont pas comme finalité prioritaire le profit, mais la production de biens et de services communs afin de privilégier les écosystèmes locaux et ta consommation responsable. La finance solidaire est une finance de proximité qui rend possibles des initiatives économiques à forte utilité sociale et qui contribue au développement durable et local. L'ouvrage évalue la portée des formes les plus significatives de "l'autre finance" en soulignant la grande force, mais parfois aussi les faiblesses des expériences concrètes réalisées à ce jour en France et dans le monde (banques coopératives, microcrédit, microfinance, etc.). Cette finance s'appuie sur les valeurs de la démocratie (une personne = une voix) mais aussi sur la patience, le long terme et le risque partagé, c'est-à-dire sur les idées qui créent du lien social et qui aident à vivre mieux.Sur commandeCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

La gauche à l'épreuve de l'Union européenne
Bernier Aurélien ; Burel Morvan ; Caudron ClémentDans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.Sur commandeCOMMANDER10,00 € -

Comprendre, expliquer, est-ce excuser ? Plaidoyer pour les sciences humaines et sociales
Rebuschi Manuel ; Voléry IngridLe procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.Sur commandeCOMMANDER12,00 € -

La chute de la météorite Trump. Tome 1, Un objet populiste mal identifié (septembre 2015-avril 2018)
Jorion PaulLorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Algérie 2019-2020. Le peuple insurgé
Belalloufi HocineQue se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.Sur commandeCOMMANDER15,00 €
