
La guerre de la Vendée et le système de dépopulation
En 1795, dans un ouvrage publié à l'occasion du procès de Jean-Baptiste Carrier, l'auteur des noyades de Nantes, Gracchus Babeuf, père du communisme, l'une des grandes figures de la Révolution française, soulevait la question de fond de la nature de la répression perpétrée par la Convention en Vendée. Ce livre doublement révolutionnaire par son contenu et son titre, Du système de dépopulation, se présente comme un réquisitoire très bien documenté, et d'une incroyable modernité, contre la politique dictatoriale menée par les Conventionnels et Robespierre en France, en 1793 et 1794, politique qui devait conduire, entre autres, à l'anéantissement et à l'extermination des Vendéens, Bleus et Blancs confondus, et de préférence des femmes et des enfants. La nouvelle édition de ce texte est I occasion pour Keynala Secher de reprendre, à travers une synthèse d'une clarté remarquable et à l'aide de nombreux documents inédits, la genèse des événements en Vendée et de définir un quatrième crime de génocide: le mémoricide; pour Jean-Joël Brégeon, de présenter la personnalité de Gracchus Babeuf; et, pour Stéphane Courtois, d'établir la filiation entre l'idéologie de Robespierre et celle de Lénine et des leaders communistes. Biographie de l'auteur Reynald Secher, docteur d'Etat, entre autres lauréat de l'Académie française, est l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages dont: La Chapelle-Basse-Mer, village vendéen, révolution et contre-révolution (Perrin, 1986) et La Vendée-Vengé: le génocide franco-français (Perrin, 2006). Jean-Joël Brégeon, historien, est spécialiste de la Révolution et de l'Empire. Il a publié aux Editions Perrin: Carrier et la Terreur nantaise (1987, réédition 2002); L'Egypte de Bonaparte (1990, réédition, 1998, 2006); Kléber, le dieu Mars en personne (2002); Napoléon et la guerre d'Espagne (2006). Stéphane Courtois, directeur de recherche au CNRS, est le spécialiste de l'histoire du communisme. Sous sa direction ont été publiés Le Livre noir du communisme (Robert Laffont, 1997) et Du passé faisons table rase (Robert Laffont, 2002).
| Nombre de pages | 236 |
|---|---|
| Date de parution | 21/11/2008 |
| Poids | 330g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782204087322 |
|---|---|
| Titre | La guerre de la Vendée et le système de dépopulation |
| Auteur | Babeuf Gracchus ; Secher Reynald ; Brégeon Jean-Jo |
| Editeur | CERF |
| Largeur | 135 |
| Poids | 330 |
| Date de parution | 20081121 |
| Nombre de pages | 236,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le manifeste des plébéiens
Babeuf GracchusFrançois Noël Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797, prit le prénom de Gracchus, prénom romain qui évoque le partage des terres et la répartition égalitaire des biens. Sa critique des Jacobins trop modérés et libéraux de la Convention girondine de 1793 se retrouve en 1795 mais cette fois-ci face à la Convention thermidorienne. En effet celle-ci après avoir exécuté Robespierre le 10 Thermidor, 28 juillet 1794, épure l'administration, démantèle les instruments de la Terreur et casse le réseau jacobin. Après la famine de l'hiver 1794-1795, une manifestation néojacobine réclame du pain et la Constitution de 1793. En prairial, une autre manifestation pénètre dans l'Assemblée et oblige la Convention à voter la mise en application de la Constitution de l'an I. Dans le Manifeste des plébéiens publié dans son journal Le Tribun du peuple en novembre 1795, Gracchus Babeuf attaque le régime en place et promeut l'idée de mise en commun des richesses : il expose tout ce qu'il compte démontrer par les faits et critique ainsi la Convention thermidorienne et le Directoire : il oppose son égalité à leur spoliation, sa mise en commun à leur propriété privée, ses vérités à leur valeurs bourgeoises.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER7,00 € -

Le Manifeste des Plébéiens
Babeuf Gracchus« Il est temps que le Peuple, foulé et assassiné, manifeste sa volonté pour que la misère elle-même soit anéantie. Qu?il proclame son Manifeste. Qu?il prouve que la démocratie est l?obligation de remplir, par ceux qui ont trop, tout ce qui manque à ceux qui n?ont point assez! »Depuis 1793, les principes inscrits dans la Déclaration des droits de l?homme et du citoyen de l?an I sont détruits et ceux qui les défendent sont réprimés. En octobre 1795, Gracchus Babeuf (1760-1797) a compris que l?avènement du Directoire mène à la fin de la tentative démocratique, qu?il achève la trahison de la Révolution. Dans son journal Le Tribun du peuple, il revendique l?idéal d?Égalité et de « bonheur commun ». Bientôt accusé de conspiration, il sera arrêté et exécuté sur ordre du Directoire.EpuiséVOIR PRODUIT4,51 € -

Oeuvres. Volume 2, Le journal de la liberté de la presse et Le tribun du peuple, Tome 1
Babeuf Gracchus ; Riviale PhilippeL'auteur propose une lecture critique de Babeuf qu'il ne considère ni thermidorien ni ultra-anarchiste. En se basant sur Le Journal de la liberté de la presse et sur Le Tribun du peuple, Babeuf témoigne dans le premier de la perte de sens provoquée par le cataclysme de Thermidor et analyse le bonheur du Peuple dans le second. Il ne pose pas comme réalisé ce qui n'est qu'un horizon, mais il souligne qu'il faut se donner, vu que c'est le destin des hommes.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER38,00 € -

Oeuvres. Volume 2, Le journal de la liberté de la presse et Le tribun du peuple, Tome 2
Babeuf Gracchus ; Riviale PhilippeLa supposée révolution thermidorienne a usé son charme, son prestige, comme on disait alors ; Babeuf a parcouru un long chemin intérieur. Il a vu à l'?uvre les « libérateurs de la tyrannie » et il sait à présent qu'il n'avait pas compris ce qui se mettait en place. L'usurpation de l'autorité constituante s'ajoute à un déni, opposé par le « million doré », c'est-à-dire les accapareurs, ceux qu'on nomme alors capitalistes, ainsi que les négociants des richesses qui sont à tous.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER38,00 €
Du même éditeur
-

Conversions : le Texte dans la culture numérique. Une aventure pionnière (1968-2018)
Juste Yolande ; Poswick Réginald-FerdinandSur commande en 2-4 joursCOMMANDER120,00 € -

La Bible de Jérusalem. Edition voyage bleue
COLLECTIFLa Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.En stockCOMMANDER39,00 € -

Extrémismes religieux, violence et contexte éducatif
Arènes Jacques ; Viaux Jean-LucDepuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Jacques le Fataliste et son maître
Diderot Denis ; Toumarkine Barbara-KDeux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel. C'est à partir de cette exposition déconcertante, qui laisse toute liberté à l'imagination de son lecteur, que Diderot a travaillé pendant les vingt dernières années de sa vie à Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), oeuvre extravagante et joyeuse, roman polyphonique qui met à mal le roman tout en le célébrant constamment.EpuiséVOIR PRODUIT4,51 € -

Les souverains à Versailles. Entre vie publique et vie privée
Da Vinha MathieuLa monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,90 € -

Le goût de Marie-Antoinette
Le Gallo VirginieDernière reine de France, Marie-Antoinette est l'une des femmes françaises les plus connues au monde. Impopulaire de son vivant, adulée aujourd'hui pour son côté furieusement moderne, elle reste l'un des personnages les plus controversés de l'Histoire. "Auguste infortunée" selon Mme de Staël, son destin extraordinaire et sa dignité dans les épreuves ont fait d'elle une héroïne. Jamais reine n'a suscité autant de chansons, pamphlets, témoignages, poèmes, romans, films et expositions. De Mme Campan à Mme de Lamballe en passant par le Prince de Ligne, tous les proches ont écrit pour perpétuer sa mémoire. Les écrivains et essayistes Jules Michelet, Alphonse de Lamartine, Léon Bloy, Victor Hugo, Jean Chalon, Stefan Zweig, les frères Goncourt se sont penchés sur sa vérité. Alexandre Dumas, André Chénier, Heinrich Heine, Fabre d'Eglantine, Chantal Thomas, et bien d'autres, en ont fait une source d'inspiration...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

Mémoires
GENLIS MADAME DEHabituée depuis son enfance à exercer un extraordinaire pouvoir d'attraction sur son entourage, Félicité Ducrest s'est toujours jouée des contraintes et des convenances pour vivre comme elle l'entendait. Aristocrate déclassée, son mariage romanesque en 1763 avec le comte de Genlis lui ouvre les portes de la Cour. Bientôt maîtresse du duc d'Orléans (futur Philippe Egalité), elle devient le "gouverneur" de ses enfants. Scandale sans précédent, cette charge étant réservée à des hommes. Dans son salon de la rue de Bellechasse à Paris, elle reçoit les écrivains les plus célèbres de son temps et la plupart des ténors de l'opposition à la monarchie absolue. Mal vue par les royalistes, mais menacée par les "patriotes", elle juge plus prudent d'émigrer en 1792. Après cinq ans d'exil, elle revient dans un Paris bien différent de celui qu'elle a connu. Dans ses Mémoires publiés en 1824-1825, Madame de Genlis brosse un tableau extrêmement vivant de la société d'Ancien Régime, où l'on rencontre des personnages aussi célèbres que Madame Du Deffand, Voltaire, Rousseau, Madame Du Barry, Talleyrand... Témoin d'une histoire tumultueuse qui commence sous Louis XV et s'achève dix ans après la chute de l'Empire, elle évoque avec bonheur les moeurs de la société aristocratique à la veille de la Révolution et apparaît également comme une pionnière du féminisme.EpuiséVOIR PRODUIT8,90 €

