Babelon Jean-Pierre ; Bascon Marc ; Bercé François
GALLIMARD
20,30 €
Epuisé
EAN :9782070150281
Félix Duban est le chef de file de ce mouvement de jeunes que l'on a appelés romantiques, en comparaison avec les romantiques littéraires. Né à Paris en 1798, il entre à l'Ecole des beaux-arts et remporte le grand prix de Rome en 1823. De retour à Paris, il enseigne dans l'atelier de son beau-frère Debret. A partir de 1832, Duban succède à Debret pour la construction de l'Ecole des beaux-arts en plusieurs phases qui s'échelonneront jusqu'en 1869. A partir de 1839, il dirige la restauration de la Sainte-Chapelle jusqu'en 1849, date à laquelle il se consacre au chantier du Louvre. Ces travaux ne l'empêchent pas d'honorer des commandes pour de grands mécènes, comme l'hôtel Pourtalès rue Tronchet à Paris, ou la transformation du château de Dampierre pour le duc de Luynes. En 1844, Duban prépare la restauration du château royal de Blois à laquelle il consacrera trente ans de sa vie. L'un des premiers châteaux classés de l'Histoire de France, Blois eut une influence considérable pour la redécouverte de la Renaissance au XIX ? siècle. Mais Duban est aussi considéré comme l'inventeur du baroque Second Empire. Napoléon III disait de Duban qu'avec lui, il traitait de puissance à puissance. C'est donc l'oeuvre de l'un des plus importants architectes français qui est étudiée dans ce livre, sous tous ses aspects, par les plus grands spécialistes : conservateurs, historiens de l'art et de l'architecture, tant français qu'étrangers.
Nombre de pages
268
Date de parution
02/07/1996
Poids
1 612g
Largeur
236mm
Plus d'informations
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EAN
9782070150281
Titre
Felix Duban. Les couleurs de l'architecte
Auteur
Babelon Jean-Pierre ; Bascon Marc ; Bercé François
Editeur
GALLIMARD
Largeur
236
Poids
1612
Date de parution
19960702
Nombre de pages
268,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dès l'installation du roi Louis XIV à Versailles, le château devint le lieu d'où rayonnèrent, dans toutes les grandes Cours d'Europe, les usages et les objets de table les plus somptueux et les plus raffinés. C'est à Versailles que princes et rois d'Europe envoyaient des émissaires pour observer le rituel des repas publics, afin de les imiter ou de les adapter. C'est à Versailles que l'on venait admirer les pièces d'orfèvrerie et de porcelaine, que l'on commandait ensuite aux orfèvres du roi et à la manufacture royale de Sèvres. A cause des fontes successives, puis de la Révolution, la France ne possède que très peu de ces objets, mais l'Europe les a conservés et permet de réunir des ensembles somptueux. Ainsi, la grande orfèvrerie française est-elle présente, notamment au Portugal et à la Cour du Danemark, tandis que la Couronne d'Angleterre et la Russie possèdent des services de porcelaine imposants, qu'il s'agisse du service de Louis XVI ou du service " aux Camées " commandé par l'impératrice Catherine II. La réunion de ces ensembles, au-delà de leur beauté, permet de reconstituer l'évolution des usages et des objets de table royaux, de l'Ancien Régime jusqu'au Second Empire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.