Rythmes d'eaux et de savanes ou les facettes culturelles des Peulhs de la Sénégambie (1512-1980)
Ba Daha Chérif ; Diané Alioune-Badara
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782336304465
Cette étude permet à la fois d'analyser les faits culturels et de mettre l'accent sur des productions littéraires dont on ne soupçonnait ni l'existence ni la saveur, encore moins l'élégance. Rythmes d'eaux et de savanes ou les facettes culturelles des Peulhs de la Sénégambie (1512-1980) est un livre qui peut être lu comme un texte d'histoire, un manuel de socio-anthropologie, et une anthologie poétique. Il n'y a pas de différence majeure entre, par exemple, un Senghor auquel l'analyse se référera constamment et les poètes présentés par Ba. Ils sont tous diseurs d'entêtement et d'exigence ; ils ont parié sur le verbe. Ainsi, tout semble converger vers la troisième partie car la présentation du corpus offre un intérêt certain. Les catégories socio-professionnelles (tisserands, forgerons, cordonniers, bûcherons, pêcheurs, chasseurs, pasteurs, guitaristes, griots...) se livrent à une intense activité de création. Malheureusement, beaucoup de textes de la littérature orale sont aujourd'hui perdus. Et le mérite principal de ce livre est de sauver certains textes en les recueillant et en les traduisant. Par ailleurs, et c'est là un autre mérite du livre, certains de ces textes ont un caractère poétique fortement marqué. Les auteurs ne sont pas seulement des moulins à parole mais des virtuoses du verbe, des poètes qui, à chaque moment de leur création, manifestent une exceptionnelle compétence rhétorique".
Nombre de pages
334
Date de parution
23/09/2013
Poids
525g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336304465
Titre
Rythmes d'eaux et de savanes ou les facettes culturelles des Peulhs de la Sénégambie (1512-1980)
Auteur
Ba Daha Chérif ; Diané Alioune-Badara
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
525
Date de parution
20130923
Nombre de pages
334,00 €
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Chemins d'eaux nous mène sur les traces de Labbo Méry, un boisselier du village de Méryal Sayboobe, recueilli dès son jeune âge à Kayes, un hameau destiné à devenir une florissante escale à la croisée des chemins et des eaux du Haut-Sénégal. Kayes était un lieu d'accueil d'esclaves et de captifs en fuite, d'orphelins, de traite d'enfants égarés. C'était aussi un gros entrepôt commercial et militaire comme d'ailleurs toutes les escales fluviales du Sénégal (Dagan, Podor, Matam et Bakel). A Saint-Louis, Labbo est confié à la Signare Mathilde Duboeuf. Sa gouvernante, Coumba Labbo Méry finit par l'adopter et l'emmène à Méry. Emerveillé depuis sa tendre enfance par les énormes pirogues, les chalands, Labbo devient un excellent laptot, maître dans l'art de fabriquer des embarcations en bois. De retour à Saint-Louis, il commence à travailler sur les flottes commerciales ou militaires, ce qui le conduit jusqu'aux mines d'or de la Haute Guinée ! Labbo a eu aussi la chance de hanter les côtes atlantiques du Sénégal, de Saint-Louis, puis Dakar jusqu'au Gabon et au Congo, en Afrique équatoriale, sillonnant ainsi les eaux les plus tumultueuses et les plus impétueuses. Ce texte romancé est un prétexte pour revisiter l'histoire de la navigation sur le fleuve Sénégal, le long des côtes atlantiques africaines, la revue des bâtiments commerciaux et militaires sortis des chantiers navals de la Rochelle, de Bordeaux, entre autres, qui animèrent une vie de relation particulièrement dense et florissante. Un clin d'oeil à une période particulièrement agitée et riche de l'histoire du Sénégal, de la Sénégambie et de l'ouest africain : traite de la gomme, de l'or, des esclaves, les campagnes militaires d'annexion et de résistance, débuts et aléas de l'urbanisation, l'écologie, la médecine traditionnelle, l'organisation sociale traditionnelle, l'éclatement des épidémies dans les villes et escales, le développement des ports africains, la vie rurale, etc.
L'auteur analyse ici les configurations et les significations des cultures dites du "bas" travaillées par les ordres Ceddo, islamique, colonial et postcolonial. Il en dévoile les chorégraphies, les chansons et poèmes articulés à la guerre, aux armes, au sang, à la mort. Il contribue à l'enrichissement des connaissances sur des aspets aussi négligés voire ignorés que les ingénieuses inventions culturelles, festives, folkloriques, "carnavalesques" des sociétés sénégambiennes en général et des entités fulbe en particulier.
Par le truchement du souvenir, ce roman se présente comme le récit de la vie du patriarche Gumaalo qu'un père fait à sa fille dans une sorte de transmission des codes et des symboles. Mais la biographie du patriarche Gumaalo est entrée dans une histoire coloniale aux prises avec les pratiques traditionnelles d'une société sénégalaise dominée par le féodalisme. Il se dégage de ce récit, qui se présente comme un roman historique, une atmosphère lourde de contradictions du système colonial et des mutations sociopolitiques qui ébranlent les fondements de la société africaine traditionnelle.
Que l'on soit artiste, archéologue, diplomate ou simplement touriste en mal de sensations originales, il est impossible de ne pas être immédiatement séduit par l'infinie variété des spectacles méditerranéens et balkaniques. Il faut le rappeler avec insistance que, c'est dans ce cadre hétérogène voire hétéroclite, très divers et hautement antagonique, fait de "boue accumulée par cinq siècles de servitude" qu'éclore, au XIXe siècle, la prise de conscience et que se consolide la nation albanaise. Les crises d'opposition particulièrement aigües, sanglantes et meurtrières, mirent au corps à corps, dans des étreintes vénéneuses, Albanais et Turcs Ottomans, Albanais et Serbes, Albanais et Grecs, etc. Innombrables furent les soulèvements sans lendemain, innombrables furent les répressions et les massacres sans aucune concession. Malgré tout, contre vents et marées, les Albanais arrivèrent à se rallier, à rallier les montagnes, les vallées et les plaines, les bordures de mers et les lointaines contrées de l'Hinterland. Cependant, l'Albanie tombera définitivement sous le joug de la puissance turco-ottomane et se retrouva du coup sur la ligne de feu et de front entre l'Europe, terre chrétienne par excellence et l'Orient, résolument ancré dans l'islam conquérant. Véritable rocher, elle a su faire face à l'invasion ottomane grâce à un relief particulier fait de montagnes abruptes, de gorges profondes, de forêts denses, gîtes et sites de replis pour les combattants Skipétars viscéralement amoureux de ce pays tourmenté, à l'image de l'aigle. Cependant, l'Albanie subit la domination ottomane multiséculaire. Le peuple albanais plia sous le poids d'une colonisation coercitive faite d'oppression et d'humiliation. Plus que jamais, elle sera au coeur des relations internationales, de 1877 à 1985. Plus que jamais, la colonie turque, ouvertement entrée en rébellion, allait occuper une place centrale dans les relations internationales. L'Albanie, reconnue indépendante en 1912, allait faire face à d'autres défis majeurs sur lesquels continuaient d'influer les intérêts littéralement antagoniques et quasi inconciliables européens et russes. Les dimensions totalitaires et totalitaristes du communisme ajoutaient à la gravité de la situation des populations albanaises.