Les théories du développement. Du rattrapage des retards à l'explosion des inégalités
Azoulay Gérard
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782868476661
Le projet originel des 'pionniers du développement', ces économistes qui ont constitué l'économie du développement en une branche spécifique de la pensée économique, était largement fondé sur l'idée de réduction des écarts de développement entre les 'pays développés' et les 'pays sous-développés'. L'approche était à la fois théorique sur l'analyse des causes de la richesse et de la pauvreté des nations, mais aussi stratégique sur les moyens d'une transformation sociale profonde permettant de quitter cet état de 'sous-développement'. Ce projet était donc, de ce fait, un projet de convergence des performances des économies. L'objectif de réduction des écarts de croissance et de revenu et de convergence des performances, loin d'avoir été atteint, s'est globalement éloigné durant les cinquante dernières années. L'accroissement récent des inégalités dans la répartition du revenu mondial n'a, sans doute, jamais été rencontré dans l'histoire de l'humanité. Un Suisse a, en 1998, un revenu moyen quotidien supérieur au revenu annuel d'un Ethiopien. Cet écart, exprimé en dollars de change courants, est de l'ordre de 400 à 1. Il y a vingt ans, il n'était encore que de 107 à 1. Il y a deux siècles, il était d'environ 5 à 1. Le projet de cet ouvrage est de tenter d'expliquer une telle évolution. Pour analyser ce paradoxe du développement, qui conduit à cette explosion des inégalités dans la répartition des ressources et des richesses produites sur la planète, il apparaît nécessaire de refaire le chemin de l'histoire de la pensée économique sur le développement, En particulier, il est essentiel d'analyser le bouleversement pour les pays du Sud qu'a entraîné la domination sans partage à partir du début des années 1980 d'une vision particulière du monde d'inspiration monétariste qui, au travers des politiques de gestion internationale de la dette et d'ajustement structurel a tenté de réaliser l'ambition mythique de la doctrine néoclassique : la constitution d'un marché mondial unique et unifié.
Nombre de pages
332
Date de parution
17/04/2002
Poids
570g
Largeur
154mm
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EAN
9782868476661
Titre
Les théories du développement. Du rattrapage des retards à l'explosion des inégalités
Auteur
Azoulay Gérard
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
570
Date de parution
20020417
Nombre de pages
332,00 €
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Azoulay Gérard ; Ancey Véronique ; Dormoy Daniel ;
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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