Ce livre, qui s'apparente à un "roman-poème" , développe en parallèle deux récits. Le premier tient la chronique d'une relation amoureuse tourmentée ; le second, sous la forme d'une fable, nous présente Rivière. Peu à peu les deux récits s'entremêlent, oscillant entre le réel et le conte, tandis que la rivière dont il est question dans le titre devient, métaphoriquement, un personnage à part entière. La poésie se fait ici limpide, heurtée seulement par une ponctuation que l'auteur malmène en toute liberté. Mais sous l'apparente douceur sont exposés les lambeaux de vie et de peine, les corps maladroits, les ambiguïtés du discours amoureux... Dans cette histoire à deux voix, tour à tour paisible et torrentielle, Edith Azam met à nu une émotion vibrante, qui gagne en intensité au fil des pages. On en ressort bouleversé.
Nombre de pages
110
Date de parution
13/06/2013
Poids
165g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782913465817
Titre
Vous l'appellerez : Rivière
Auteur
Azam Edith
Editeur
DRAGONNE
Largeur
150
Poids
165
Date de parution
20130613
Nombre de pages
110,00 €
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La narratrice attend. Elle attend, elle redoute une nouvelle qu'on doit lui annoncer au téléphone. Une mort. Celle d'une grand-mère bien aimée. Elle se souvient, elle évoque des souvenirs d'enfance bien sûr, mais pas seulement. Elle se rappelle les histoires que lui racontait cette grand-mère lorsqu'elle était enfant. Elle se rappelle des moments, des gestes, des paroles, des sentiments. Elle souffre, elle a peur, et puis finalement le téléphone sonne, comme il était prévu. Chaque phrase de ce texte atteint un degré inouï d'intensité et de douleur, de colère contre l'inéluctable. On se dit que non, cela ne peut durer ainsi, à ce niveau tout un livre. Et pourtant si, Édith Azam arrive à fouiller suffisamment profondément en elle pour y trouver un gisement de souffrance qui semble inépuisable ainsi que les mots, toujours nouveaux, pour le traduire.
Résumé : "On sait : l'autre. On sait qu'il va venir. Il arrive toujours. Il nous tient par les yeux, nous oppresse. Il contamine notre espace, veut nous réduire à petit feu. On sait qu'il est en bas, là, derrière le mur. C'est à devenir dingue. C'est à devenir : on devient. Presque. Mais non, on ne le laissera pas faire, on ne veut pas finir si vite. Alors on se concentre, on se concentre puis on l'attend, l'autre, le pied ferme. On ne veut pas céder à la panique. On court vers la salle de bains se rincer le visage, puis on relève la tête et soudain, le reflet dans la glace, nous dit droit dans les yeux : On : c'est l'autre".
Résumé : Caméra, en silence, fouille le sol, gratte la terre, recueille les traces de vies incrustées dans la pierre, des résidus de cris, des agglomérats d'hommes totalement inadaptés : à mourir. La douleur ? Caméra ne veut rien en dire. Lorsqu'elle ferme les yeux le néant lui fait signe allongeant toutes les nuits les unes sur les autres. Elle comprend, Caméra, le vide aussi se nomme. Mais comment faire alors, si la langue n'est plus : qu'une arme face à sa cible ?
Ce centième volume des éditions La Dragonne fait suite au livre " Le Vide après tout publié par Bernard Noël et Jean-Michel Marchetti en 2003. Regards en même temps que proposition critique, formulés autour de peintures sur papier, réalisées de 2003 à 2013 et ici reproduites dans leur format original.
D'un fragment à l'autre, "Most" se tisse dans un rigoureux travail sur la forme poétique, à partir de bribes de vécus, de lieux dont Lou Raoul s'imprègne et qu'elle augmente de son imaginaire. Se dessinent de singulières géographies où la terre et l'eau s'offrent, nourricières, ou bien rejettent. Dans ces paysages vont, viennent et reviennent des personnages. L'auteur fait siennes leurs voix puis tord le langage, afin de mieux nous révéler sa perception de la réalité.