On nous dit : tu es né, tu mourras. Mais qui parle ainsi ? Toujours un autre. Dans ce bref journal philosophique, Thierry Aymès déplace une évidence : si la mort n'est pas un événement que le sujet peut vivre, la naissance ne l'est pas davantage. Ni l'une ni l'autre ne nous sont données à la première personne. Elles appartiennent aux dates, aux récits, aux registres, au regard du dehors. Ce qui demeure, ce n'est pas le moi, cette histoire que l'on raconte de soi et que les autres prolongent, mais ce fond silencieux depuis lequel toute chose apparaît. Non pas une identité close, mais une ouverture première : un Entrouvert fragile, menacé, toujours exposé à la fermeture. Ce livre ne promet aucune consolation facile, mais affirme une thèse radicale : la mort existe à la troisième personne ; elle détruit ce qui appartient au monde, au corps, au nom, au récit. Elle n'est pas une expérience. Pas plus que la naissance. Elle n'atteint jamais ce depuis quoi le monde apparaît. Bref journal dans l'Ouvert propose une pensée radicalement simple : le sujet ne naît ni ne meurt pour lui-même. Il se découvre toujours-déjà-là, toujours-encore-là, toujours-là. Et peut-être est-ce assez pour respirer autrement. Thierry Aymès est philosophe, essayiste, écrivain et musicien. Il habite dans le petit village de Noves à une dizaine de kilomètres de Saint-Rémy-de-Provence.
Nombre de pages
128
Date de parution
27/05/2026
Poids
150g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782494959613
Auteur
Aymès Thierry
Editeur
CHIEN QUI PASSE
Largeur
120
Date de parution
20260527
Nombre de pages
128,00 €
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D'aucuns ne manqueront pas de critiquer le concept inédit de ce livre. A l'époque des selfies compulsifs, on pourrait en effet confondre cet exercice avec celui des Narcisse que notre société de surconsommation fabrique à la chaîne, mais détrompez-vous ! SELF-INTERVIEW n'est que la mise en forme , à peine provocatrice, de la définition socratique de la pensée, à savoir, un dialogue de l'âme avec elle-même.
Et si une chanson dite de "variété" nous permettait de comprendre une notion essentielle de philosophie ? Si, en quelques strophes, nos chanteurs préférés parvenaient à nous familiariser avec les plus grands philosophes ? Croyez-le ou pas, Laurent Voulzy pourrait bel et bien être un platonicien qui s'ignore ; quant à Jenifer, elle devient l'héritière du siècle des Lumières, tandis que Michel Sardou se fait le porte-voix involontaire de Sénèque... En d'autres termes, chacune des chansons à succès évoquées dans le présent livre recèle un trésor que vous ne soupçonniez pas.
Ce livre n'a qu'une seule ambition : celle de permettre à chacun(e), d'aborder les pensées des plus grands philosophes à partir de nos expressions les plus courantes. Des présocratiques à Albert Camus en passant par la pensée médiévale et le siècles des Lumières, cet ouvrage, en une quarantaine de références, tente de dresser défintivement le tabernacle du travail philosophique au coeur même du quotidien le plus spontané. www. thierryaymes. net
Ce tout petit livre doit être considéré comme le manifeste "en devenir" d'une nouvelle posture psycho-soignante multiréférentielle. La "médéanimie" est l'autre nom de la psychothérapie à ceci près qu'elle prend avant toute le parti de s'adresser à celles et ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir des séances à 1 euro la minute en les laissant libres de fixer un prix adapté à leurs moyens financiers (jusqu'à autoriser le troc). C'est donc dans la direction des personnes en souffrance psychique appartenant à une tranche économico-sociale défavorisée que cette déclaration écrite entend évoluer avec l'aide de celles et ceux qui y souscriront.
Il y a des choses que nous vivons tous, mais que bizarrement, la langue laisse sans nom : le rire de celui qui n'a pas compris une blague, la gêne d'être surprise en train de se parler à voix haute, une tristesse avant la fin d'un livre que l'on aime, une beauté passée qui affleure encore... Avec ses 115 bouche-trous lexicaux, Don Pazacé Outró invente les mots qui manquaient à nos expériences les plus précises, les plus drôles, les plus étranges ou les plus secrètes. Un faux dictionnaire ? Peut- être. Mais pour de vraies sensations.
Ecrits dans l'épaisseur d'un "nuage gris" , ces textes sont le fruit d'une traversée intime, brute, sans concession. Entre éclats de langage, visions hallucinées et élans d'amour, Laurent Bohême explore une poésie libre, vibrante et toujours vivante. Ses mots ne décrivent pas : ils débordent, ils hurlent, chutent et se recomposent. C'est de la fracture même que jaillit une forme de lumière. De la ville qui avale les cris aux paysages intérieurs où renaît l'espoir, ce recueil est une plongée dans une conscience en mouvement, celle d'un homme qui écrit pour rester debout. Une poésie de l'urgence, de la blessure et du recommencement.
Dans le décor sauvage des îles Kerguelen, Alexandre, un ornithologue venu effectuer des recherches, rencontre une créature mythique. Leur relation, ambivalente, les mène à l'inattendu et débouche sur la création d'un "ailleurs" . Le contact de ces deux mondes, qui n'auraient pas dû se rencontrer, opère une transgression pour laquelle les deux paieront le prix. "Les dévorantes" (Meurtres aux Kerguelen) explore les questions de l'altérité et de la violence réciproque, en faisant des incursions dans l'horreur et dans l'humour. Son écriture fragmentée et le jeu de focalisations confèrent au texte une dimension visuelle très contemporaine. Situé au carrefour du policier, de la science-fiction, de la réflexion philosophique et de la comédie, Le roman réfléchit également à la nature de l'amour et à ses possibilités. Sara Calderon est maîtresse de conférences à l'université de Nice. Narratologue, elle oriente aussi depuis dix ans sa recherche dans le domaine de la sociologie, et plus particulièrement dans celui des violences structurelles relationnelles. Si le roman Les dévorantes. Meurtres aux Kerguelen constitue une création littéraire distincte, il conserve une cohérence avec l'ensemble de son travail scientifique.
Comme vous pouvez l'imaginer, le personnage principal de cet ouvrage est le téléphone portable. Le texte n'est pas exactement à sa gloire. Par son biais et celui de la famille imaginaire où il prend toute la place, Rémy Saint-Michel tente de suggérer une réflexion autour des très nombreux dérèglements qu'il occasionne, tant dans la sphère privée que publique.