La monnaie qui circule à l'occasion d'une analyse éclaire sur ce que nous faisons de l'argent et ce qu'il fait de nous (prologue). Tancrède (chapitre 1) découvre que celui-ci provoque jalousie ou envie, comme dans L'Argent de Zola. Mais c'est la monnaie qui s?échange ; elle est symbolique, sa valeur repose sur la confiance, à la différence du troc. Notre rapport à l'argent exprime ainsi notre rapport aux autres. Les harpagons (chapitre 2) se défient d'autrui, tel Ugolin soumis à l'avarice de son père ou les enfants de L'Avare, pièce écrite à partir de La Marmite de Plaute. Harpagon est une figure de financier, quand l'avare de Plaute idolâtre l'or. Les flambeurs (chapitre 3), Vivien ou Casanova, redoutent le prix de l'argent : ce qui coûte à le gagner. Pour eux, l'argent, pris dans le fantasme d'une satisfaction sans effort, est comme le lait donné par un sein inépuisable. Nous le lisons dans Le Joueur de Dostoïevski et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Zweig. La petite Elvire craint l'avidité (chapitre 4), sa mère celle des financiers. Avec les "monnaies locales" celle-ci s'en croit préservée, comme s'en protègent le Petit Poucet et le Marchand de Venise. Les prodigues (ch. 5) traitent l'argent à la façon d'un objet transitionnel. Nous les découvrons amants de coeur de la Dame aux camélias et de Manon Lescaut. Etre fortuné, cela s'apprend (chapitre 6), découvrent Aricie et les gagnants du Loto. L'héroïne de L'Ivresse de la métamorphose de Zweig butte sur ce savoir : il s'agit de mépriser l'argent, telle la reine dans le Cycle Médicis de Rubens. L'argent du psychanalyste (chapitre 7) n'est pas celui du Docteur Knock, ni le cadeau anal freudien. Il rémunère un praticien, et permet de comprendre comment la monnaie dans ses multiples formes colore la relation de chacun au monde.
Nombre de pages
240
Date de parution
11/03/2015
Poids
248g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782130621416
Titre
Petite psychanalyse de l'argent
Auteur
Avrane Patrick
Editeur
PUF
Largeur
125
Poids
248
Date de parution
20150311
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La maison est une enveloppe. Elle nous protège, et, dans les rêves, elle représente souvent notre corps. Mais, si elle est un refuge, elle garde une part de mystère. Un plancher qui craque, c'est peut-être un fantôme qui passe ; un objet longtemps perdu et retrouvé, c'est tout un passé qui ressurgit. Cependant, la maison se partage. Sauf à vivre en ermite, on n'est jamais seul dans son logis. La maison contient une maisonnée, ne serait-ce que par les souvenirs laissés par ceux qui y ont vécu ; ainsi se crée son âme. Les désirs, affirmés ou silencieux, de ceux qui y habitent se croisent, se rencontrent, s'opposent ; ainsi se fabrique l'inconscient de la maison. Patrick Avrane nous entraîne dans les différents appartements de Freud, au sein des constructions du Corbusier, dans le refuge de Robinson Crusoé, dans les habitations d'Emile Zola ou de Jules Barbey d'Aurevilly. Il nous fait visiter les maisons, tout autant imaginaires que réelles, décrites par Daphné du Maurier ou Georges Simenon. A partir également de son expérience clinique et de son regard sur Vermeer, Edward Hopper ou Magritte, comme sur d'étranges maisons de poupée du crime, par son écriture vive, il nous fait découvrir les secrets de l'âme des maisons comme les ressorts de leur inconscient.
Inscrits dans l'actualité et gardiens des coutumes, porteurs des souvenirs d'une famille, de la mémoire d'un temps, et souvent à la pointe de la modernité, les grands-parents du XXIe siècle, par leur présence active, occupent une place qu'ils sont sans doute les premiers à connaître. Par-delà les traditions qu'ils supportent et leur fonction d'ancêtres, ils inaugurent un rôle qu'il s'agit de comprendre. En s'appuyant sur sa clinique, sur des ?uvres littéraires, cinématographiques et picturales, de Hugo à Pagnol, et même sur la célèbre série Downton Abbey, Patrick Avrane, dans une écriture vivante, nous dresse le portrait de ces aïeux, jusqu'ici souvent négligés par les psychanalystes, et en dégage les multiples faces des grands-parents d'aujourd'hui.
Que faisons-nous de l'argent et que fait-il de nous ?Cette Petite psychanalyse de l'argent nous éclaire sur les ressorts inconscients de l'économie. Notre utilisation de la monnaie est, au même titre que la parole, le propre de chacun. Elle rend compte du désir qui nous anime. Il y a des mutiques et des avares, des prodigues et des bavards, des accents chantants et des voix sourdes, des pièces d'or et des billets usés. À partir de son expérience clinique, s'appuyant sur les travaux des économistes, ainsi que sur la peinture, la littérature et le théâtre où grippe-sous, paniers percés, flambeurs et radins abondent, Patrick Avrane, dans un style alerte, nous fait entendre ce que nous faisons de l'argent, comme ce qu'il fait de nous.
Qu'il nous fasse sourire ou pleurer, qu'il nous plaise ou nous rebute, le fait divers, avec sa part de mystère, rencontre notre désir conscient ou inconscient, notre histoire immédiate ou immémoriale. Réjouissant ou inquiétant, souvent au coeur de l'actualité, il passionne et, à la fois étrange et familier, il est à la limite du compréhensible et de l'invraisemblable. Par sa singularité, il provoque nos interrogations et est un objet culturel partagé, à la source de nombreux romans. En s'appuyant sur de nombreux exemples, sur des oeuvres littéraires et picturales, et sur son expérience clinique, Patrick Avrane, dans un style alerte, nous éclaire sur la ferveur que suscite le fait divers. Il nous montre comment celui-ci rend compte de notre rapport au monde, à la vie, à la mort, au destin.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.