C'est Byzance... Ce livre, issu de travaux récents présentés au XXe Congrès International des Etudes Byzantines (Paris, 2001), est un essai motivé par le désir d'élucider la contradiction entre la négation de Byzance dans l'histoire européenne - une Histoire de l'Europe, récemment mise en chantier, a exclu Byzance de son champ - et son importance dans l'imaginaire français et européen. Des historiens ont donc cherché les traces que Byzance a laissées dans la culture et l'histoire de nombreux pays, et le résultat de leur recherche étonne par sa diversité : honnie au XIXe siècle par les Polonais qui l'assimilent à la Russie occupante, Byzance fut en URSS une sorte de baromètre de l'internationalisme ; pour Louis XIV c'est un modèle si prégnant qu'il envisage même la prise de Constantinople, tandis que Louis II de Bavière se contenta d'en imiter dans ses châteaux les formes architecturales. Quant à la mode byzantine en Europe durant le second XIXe siècle, incarnée par le succès international de la Théodora de Sardou, elle touche aussi bien l'architecture que la littérature " fin de siècle ". Redécouvrir les modes d'insertion visuelle et les représentations que véhicule une référence aussi insistante qu'évanescente, c'est apporter un éclairage précieux à un débat politique encore actuel.
Nombre de pages
255
Date de parution
23/10/2003
Poids
390g
Largeur
138mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842921439
Titre
Byzance en Europe
Auteur
Auzépy Marie-France
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
138
Poids
390
Date de parution
20031023
Nombre de pages
255,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Aucune religion n'a échappé à la question de la représentation: l'islam et le judaïsme ont rejeté l'image que le christianisme a gardée, non sans débats. La "Querelle des images" religieuses et de leur culte - les iconodoules - et adversaires de ce même culte - les iconoclastes -, a tellement marqué les esprits que la période pendant laquelle elle se déroule (730-743) est appelée dans les livres d'histoire "L'iconoclasme". Dans l'histoire de Byzance, le terme recouvre deux réalités différentes, mais liées l'une à l'autre et que cet ouvrage analyse: une idéologie religieuse et le moment de l'histoire où cette idéologie, imposée par les empereurs, a été dominante. Biographie de l'auteur Marie-France Auzépy est professeur émérite à l'Université de Paris VIII.
Le poil a une histoire... Cet ouvrage, très documenté, la retrace en nous révélant l'infinie diversité des adaptations et des déclinaisons du poil à travers les époques, les civilisations et les continents. Car partout le poil a été ? et n'a cessé d'être ? un marqueur de comportement, un signe politique, un indice social, éthique et religieux, qu'il s'agisse du monde hébraïque, chrétien, islamique ou extrême oriental. Se déploie ainsi au fil des pages le kaléidoscope des traces multiples d'une histoire aussi singulière que méconnue : de Sumer à Babylone ; dans la France de Louis XIV, quand le sexe mâle s'enticha de la perruque ; dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte ; lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus ; sans oublier la Turquie contemporaine, où les positions politiques ont de fortes incidences sur la forme des moustaches... Les marges de l'histoire ne sont pas omises, avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d'hypertrichose ? cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité ? et présentés comme des monstres. Ainsi, du poil biblique au poil freudien en passant par celui des Poilus, chacun trouvera " son poil " dans cette étude riche en surprises et inattendus et, l'esprit aiguisé par la curiosité, il pourra, au fil de sa lecture, s'en tisser d'autres.
Cet ouvrage très documenté s attache à retracer la place du poil dans la perspective d'une histoire qui remonte au VIe millénaire avant Jésus-Christ, nous découvrant la multiplicité de la vocation du poil à travers les époques et les continents. Le poil a servi de signe politique, social, éthique et religieux, que ce soit dans l islam et dans la chrétienté. Ce livre fournit un kaléidoscope des traces de cette histoire: de Sumer à Babylone, dans la France de Louis XIV, quand tout le sexe mâle porta perruque, dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte, lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus, sans oublier la Turquie contemporaine tiraillée entre Mustapha Kémal et l islam, ce qui a des conséquences sur la forme des moustaches... Mais ce livre touffu explore aussi les marges de l histoire avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d hypertrichose cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité et présentés comme des monstres. La linguistique, l anthropologie et la psychanalyse ne sont pas en reste de cette histoire complexe. Le lecteur aura l occasion de découvrir l effrayante plasticité du poil dans la langue, suivra la façon dont l homme perdit ses poils de bête, et comment les freudiens ont soigneusement mis de côté les poils, pourtant exhibés sur le menton du père fondateur.
Résumé : Ce livre témoigne de l'intérêt renouvelé des historiens pour un champ d'investigation longtemps laissé aux seuls historiens de l'art. Médiévistes et modernistes proposent une réflexion sur le statut de l'image, de la relation au texte, tout en s'intéressant aux processus de fabrication et à la réception des images, dans un parcours qui nous mène de l'image du pouvoir au pouvoir de l'image, du Moyen-Âge au Siècle des Lumières.