Montagne. Exposition au Centre culturel de Marchin du 18 mars au 8 avril 2012
Autreppe Emmanuel d'
YELLOW NOW
15,00 €
Epuisé
EAN :9782873403041
Huit plasticiens dont les démarches artistiques sont pourtant très différentes se réunissent, le temps d'une exposition, pour partager ce qu'ils ont en commun : l'expérience sensible de la montagne. Ils proposent de montrer les dessins qu'ils ont réalisés à partir de leurs randonnées, avec un minimum de moyens, traces fragiles et attentives de rencontres silencieuses et intimes avec la roche, la glace et le vent. Une expérience de l'instant qui ne serait pas encore relayée par la pensée, une saisie dans l'urgence de ce qui fait présence, entre deux nuages, avant l'orage, après la pluie, juste le temps d'un éblouissement. Le dessin fait partie de l'aventure, au même titre que la manche ou l'escalade, il est trace que quelque chose a eu lieu là-haut, qui les a un peu rapprochés du ciel.
Nombre de pages
96
Date de parution
16/05/2012
Poids
150g
Plus d'informations
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EAN
9782873403041
Titre
Montagne. Exposition au Centre culturel de Marchin du 18 mars au 8 avril 2012
Auteur
Autreppe Emmanuel d'
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
150
Date de parution
20120516
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Christiaens Alexandre ; Autreppe Emmanuel d' ; God
Qu'est-ce qui se cache dans le fouillis de la tête d'Alexandre Christiaens, dans ses tiroirs, derrière son oeil, dans ses photos ? Et surtout qu'est-ce qui s'y montre ? Un savant dosage, précisément - ou plutôt une intense confrontation - d'ordre et de désordre. L'objet de l'attention y côtoie souvent l'inconnu, l'indéfinissable ou l'impénétrable. Il s'agit d'isoler certains éléments (constater, certifier ou s'émouvoir), de découper un peu d'ordre dans le désordre, probablement, mais surtout il s'agit d'ouvrir de nouvelles portes, de préserver l'ambiguïté, de creuser la doublure, le revers dans la profondeur des choses, à même l'apparence simple des phénomènes.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.