Pour Paul-Samuel Auszenkier, aujourd'hui âgé de quatre-vingt-cinq ans, « faire mémoire » n'est pas raconter sa vie, mais dire le sens qu'il y a discerné, et rendre grâce pour les rencontres qui l'ont construit. C'est aussi une quête de vérité pour sortir, aux yeux des autres, de la dualité de juif et de chrétien : baptisé à dix-sept ans, en pleine guerre mondiale, il n'aura de cesse d'interroger sa véritable identité, souvent douloureuse ou impossible à dire. Son histoire personnelle est profondément marquée par les événements de son temps, dont il est à la fois témoin et acteur. Arrivé de Pologne à Paris en 1934, il vit l'éclatement progressif de sa famille : des soeurs en Palestine, son frère prisonnier, une autre soeur déportée à Auschwitz, pendant que lui-même gagne la zone libre avant d'être emprisonné plusieurs mois en Espagne. Il s'engage dans la 2e division blindée avec laquelle il effectue le débarquement d'août 1944 et la libération de Paris. Il participe à la traque des nazis avec les services secrets américains vit dix ans à Paris où il rencontre de nombreuses personnalités part rejoindre sa mère et ses soeurs dans le tout jeune État d'Israël revient en France quelques années plus tard, marié et père de famille. Son témoignage porte ensuite sur l'évolution des relations judéo-chrétiennes au sein de l'Église catholique, et sur la vocation qu'il découvre, grâce à son amitié avec Mgr Lustiger, à contribuer en tant que laïc à une meilleure connaissance et reconnaissance mutuelle entre juifs et chrétiens. Au-delà du récit d'un parcours personnel, ce livre intéressera tous ceux, croyants ou non, qui s'interrogent sur le rôle de la mémoire et de la transmission pour que, de génération en génération, chacun puisse découvrir ses racines et se construire en référence à ceux qui l'ont précédé.--For Paul-Samuel Auszenkier, who is now 85, keeping a place for memory doesn't mean telling his life story rather communicating the meaning he has discerned and giving thanks for the meetings that constructed the person he is today. But his is also a quest for truth, in order to resolve the duality of being both Jewish and Christian, at least in the eyes of others. Baptised at the age of seventeen, during WW1, he has constantly questioned his own identity, often a painful task and an inexpressible one. His personal history is deeply marked by the events of his lifetime, of which he was both witness and actor. When he arrived in Paris from Poland in 1934, he saw the progressive breaking up of his family: sisters in Palestine, a brother taken prisoner, another sister deported to Auschwitz he himself managed to reach Free France before being imprisoned for several months in Spain. He joined the 2nd armoured division, and with them he took part in D-day in August 1944 and the Liberation of Paris. He participated in the hunt for Nazis with the American secret services, lived for ten years in Paris where he met many famous people, went to join his mother and sisters in the young State of Israel came back to France a few years later, married and had children. His testimony then moves on to Judeo-Christian relations in the Catholic Church, and the vocation he discovered thanks to his friendship with Mgr Lustiger: to contribute, as a non-cleric, to a better knowledge and mutual recognition between Jews and Christians. Beyond the narration of a personal path, this book will be of interest to all those, believers or not, who question the role of memory in transmission so that, from generation to generation, each one of us can discover their roots and construct their own lives in reference to those who went before.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.