Augé Jean-Louis ; Canonica Claude ; Conte-Stirling
PRIVAT
16,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782708917750
Extrait LUCIE BOUNIOL DE LA FORME À TANGIBLE «Combien nous avons perdu le goût de la Beauté !» Pour Lucie Bouniol, l'Art se doit d'être exigeant et la grande difficulté est de «ne faire que ce que l'on voit». Lucie Bouniol fait partie de ces artistes qui ont, du fait de leur éducation et leur parcours, de leur enracinement dans une terre de province, été injustement traités et oubliés. Née en 1896 à Giroussens, elle a grandi dans une famille ouverte, qui pratiquait la musique de façon assidue et était donc disposée à lui permettre de s'épanouir dans le domaine des beaux-arts. La chose mérite d'être soulignée puisque, dès l'âge de 16 ans, Lucie Bouniol voici juste cent ans, elle suif les cours de l'École des beaux-arts de Marseille puis de jeune fille celle de Paris. Une photo la montrant en compagnie de ses camarades féminines dans l'atelier de sculpture du professeur Marqueste laisse apparaître la fameuse statue antique de L'Antinous servant de modèle. De cette formation rigoureuse, Lucie Bouniol gardera le goût pour la beauté de l'art antique et classique dans la pure tradition de l'enseignement des beaux-arts des Académies des XVIIIe et XIXe siècles. Cette discipline impose avant tout la fréquentation des grands maîtres de la Renaissance, de Léonard de Vinci à Michel-Ange, de Tintoret à Véronèse, sans préjudice d'une sincère admiration pour Delacroix ou Van Gogh. Cet enseignement exigeant et pleinement accepté, semble-t-il, lui a inculqué une volonté obstinée de dessiner d'après nature, d'observer en permanence tout en exerçant son sens critique de manière acérée. Nous avons choisi de mettre à l'honneur son oeuvre sculpté plutôt que ses peintures, où l'on décèle les influences de l'école flamande, de Derain, mais aussi des peintures préhistoriques (Sources de vie I et II). Il s'agit bien d'un choix délibéré, axé sur la période de l'entre-deux-guerres si riche et prometteuse pour notre artiste. Ainsi peut-on la situer au sein de l'école de Paris, si prolifique et dotée de talents multiples, traversée par les tenants de l'Art déco qui s'opposent, au nom de la raison, à la fantaisie du Modem Style. N'oublions pas que parmi ses maîtres Lucie Bouniol compte Antoine Bourdelle et Paul Landowski ; il n'est donc guère étonnant de retrouver dans ses sculptures à la fois la rigueur d'exécution, la précision du modelé (la tête de sa grand-mère ; celle d'Alain, son petit-fils), mais aussi ce rendu si particulier, parfois schématique quant à la structure des plans et du volume, que l'on observe chez Bourdelle (Françoise Rosay ; Études pour le Mythe de Paris). Les dessins préparatoires de ses sculptures, quand ils ont été conservés, sont très reconnaissables, définis par le fameux cerne noir d'un tracé net et précis. Lucie Bouniol, comme Georges Artemoff, a fréquenté le fameux atelier de la Grande-Chaumière, où l'on s'exprimait de la sorte, au plus près du modèle vivant. Ainsi donc ses sculptures se rattachent à la grande tradition réaliste du XVIIIe siècle (on pense à Houdon), mais elle nous livre aussi, dans ses études préparatoires ou ses premiers modelages, des formes libres et synthétiques [Maternité, bronze), où seule compte l'expression du mouvement ou du sentiment (Femme agenouillée). Lucie Bouniol ne fut pas insensible non plus, à sa manière, à l'Art nouveau qui règne en maître de 1925 à 1945 sous l'impulsion de Maurice Dufrêne, André Mare, Jean Dunand ou encore Paul Follot, pour ne citer qu'eux. La Femme aux bras levés (plâtre et terre cuite) en témoigne, par le choix du sujet ainsi que sa découpe si particulière et la schématisation des plans successifs. Certaines influences orientales transparaissent aussi (Femme asiatique), sans parler, bien entendu, de celle de la Renaissance italienne (Marie-Hélène Bistes) du Quattrocento, ainsi que celle de l'Égypte antique (Tête de jeune fille au chignon, hors exposition). A elle seule, la Tête de jeune homme (v. 1930, musée de Lavaur) atteste de cette implication de notre artiste dans ce courant de l'Art moderne dont elle avait manifestement compris l'héritage formel. Pourtant, bon nombre de ses sculptures doivent être associées à des ensembles commémoratifs de la Grande Guerre, que ce soit Duravel dans le Lot ou Robert-Espagne et Trémont dans la Meuse. Elle y développe un style comparable à celui de Pompon et d'Abbal, à la fois naturaliste et symbolique, aux formes simples et aux volumes adoucis, calmes, aux drapés lourds et massifs. On demeure frappé par la force émotionnelle de ces reliefs qui mettent en avant non pas le soldat héroïque ou expirant mais les femmes seules désormais face au sacrifice et au deuil, tant il est vrai que la Grande Guerre fut le tombeau des gens modestes et surtout de la paysannerie. (...)
Nombre de pages
80
Date de parution
06/03/2014
Poids
428g
Largeur
220mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782708917750
Titre
Lucie Bouniol. Une femme pour l'art
Auteur
Augé Jean-Louis ; Canonica Claude ; Conte-Stirling
Editeur
PRIVAT
Largeur
220
Poids
428
Date de parution
20140306
Nombre de pages
80,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Souvent éclipsés par l'aura de l'art italien, les arts espagnol et portugais jouissent d'une singulière méconnaissance. Pourtant, "s'il est bien une idée qu'il faut conserver à défaut de toute autre face à l'histoire de l'art en Espagne et au Portugal, c'est bien celle de la liberté d'esprit conjuguée à l'exigence". La pénétration des influences étrangères, la présence romaine, le christianisme, l'invasion des peuples "barbares", différemment vécus dans les deux pays, ont contribué à l'éclosion de formes d'art d'une incomparable richesse. Art des Ibères, art des Wisigoths, art musulman, mozarabe, asturien, roman, gothique, mudéjar, manuélin, baroque, colonial, classique et néoclassique se sont ainsi succédé tout au long de l'histoire. Ces différentes époques artistiques sont ici scrupuleusement analysées en même temps que leur contexte historique. Les termes d'art espagnol et d'art portugais trouvent ici leur plus bel hommage. Jean-Louis Augé est Conservateur en chef du musée Goya de Castres. --Sandrine Fillipetti
Guy Augé (1938-1994), docteur en droit, diplômé en science politique et licencié ès-lettres, maître de conférences à l'université de Paris II, est un spécialiste reconnu de l'histoire du droit, des institutions et des idées politiques. Par ses nombreux travaux et ceux, innombrables, qu'il a suscités, il est unanimement considéré comme le meilleur connaisseur du légitimisme contemporain, et son plus fin et rigoureux historien.
Cet ouvrage s'adresse aux élèves de terminale S qui souhaitent approfondir leurs acquis et pratiques en mathématiques en vue d'études supérieures. Il propose des méthodes de résolution toutes illustrées par des exercices avec des corrigés entièrement détaillés.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
Le 8 octobre 2015, Talonneur brisé paraît chez Privat. Dans celivre, coécrit avec Philippe Motta, Tony Moggio raconte l'événement qui abouleversé sa vie. Quand, alors qu'il joue talonneur au sein du club deCastelginest, près de Toulouse, il devient tétraplégique à la suite d'unaccident de mêlée. Avec ce deuxième opus, Tony Moggio, dans la continuité de Talonneur brisé, a voulu apporter son éclairage sur les accidents du rugby, notamment après qu'ils ont récemment défrayé la chronique. A partir d'exemples concrets et de témoignages de multiples spécialistes : joueurs,préparateurs physiques, entraîneurs, médecins, neurochirurgiens..., ildresse un état des lieux des décès, blessures graves, commotions..., liés à la pratique de ce sport, énumère les différentes actions menées pour tenter de réduire les risques et se penche sur l'avenir du jeu. Un regard éclairant sur une problématique actuelle.
Pouillart Philippe ; Krakowski Ivan ; La Pontais A
Bien manger pour mieux se soigner... Oui, une alimentation bien choisie peut aider les patients à renforcer les effets des traitements de façon optimale. Oui, l'alimentation peut aussi rester plaisante malgré les risques de déviance du goût et la cohorte d'effets secondaires parfois difficiles à supporter. Avec plus de 100 pages de conseils pratiques faciles à suivre, ce guide est un outil inédit pour accompagner le malade pendant son traitement et comprendre les enjeux de la nutrition, du respect des règles hygiéno-diététiques aux moyens d'éviter la dénutrition. Fruit d'un travail collectif, il est le résultat d'une étude qui a intégré 197 personnes en phase active de cancer. Une équipe de recherche s'est construite autour d'elles et avec elles, pour aujourd'hui faire partager leur expérience et leurs connaissances. Complété par une étude rigoureuse de la littérature médicale de référence, cet ouvrage apporte des réponses nutritionnelles concrètes, que chacun s'appropriera en fonction de sa situation et des symptômes ressentis. Retrouvez plus de 100 suggestions de recettes à télécharger au fil de la lecture pour mettre ces conseils en pratique... Suivez le guide !Notes Biographiques : Philippe Pouillart est docteur en immunopharmacologie. Il est titulaire d'un CAP de cuisine et d'un certificat en éducation thérapeutique du patient. Il est membre de l'Institut nutrition (IN), de la Société francophone de nutrition clinique et métabolisme (SFNCM), de l'Association francophone des soins oncologiques de support (AFSOS), de l'Association culinaire des établissements hospitaliers de France, et de l'Association des toques françaises. Il est également administrateur au comité de l'Oise de la Ligue contre le cancer. Ses travaux de recherche sur la biologie du cancer et ses traitements ont commencé à l'université de Picardie Jules-Verne et se sont poursuivis à l'INSERM, au CNRS, puis à la société VACSYN. Il est aujourd'hui enseignant-chercheur en pratique culinaire et santé à l'Institut polytechnique UniLaSalle à Beauvais, dans lequel il est à l'origine de la formation d'ingénieur en alimentation et santé. Il y dirige le programme de recherche en oncologie « NEODIA - Vite fait bienfaits ». Conférencier, il est l'auteur et le coauteur de nombreuses publications scientifiques, d'un référentiel national en oncologie, d'ouvrages de vulgarisation et de guides pratiques en alimentation.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.