Le Paradis n'est-il qu'une idée confuse, un lieu de félicité qui n'existe nulle part, un désir sans lendemain, un concept dépassé, une niaiserie ? Analysant notre quotidien aussi bien que les interrogations théologiques, philosophiques et littéraires, Séverine Auffret fait du Paradis un lieu terrestre. En nous montrant l'importance qu'il revêt pour les religions du Livre, mais aussi pour l'hindouisme ou le bouddhisme, en signalant sa présence aux fondements mêmes de l'idée d'Utopie et dans le grand remuement de la psychanalyse, l'auteur affirme que c'est en le cherchant qu'on apprend à devenir ce que l'on est, et nous invite à la quête et à la rencontre de l'autre. Jouant avec bonheur d'une vaste érudition et d'un style précis, Séverine Auffret nous fait partager l'ardeur des grandes disputes philosophiques. Depuis cette magnifique banlieue de l'univers avec laquelle l'auteur nous réconcilie, on se prend à porter un regard différent sur la terre et les hommes, et le Paradis nous semble soudain à portée de main - et de phrases.
Nombre de pages
238
Date de parution
04/05/2001
Poids
320g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782869595408
Titre
Aspects du paradis
Auteur
Auffret Séverine
Editeur
ARLEA
Largeur
139
Poids
320
Date de parution
20010504
Nombre de pages
238,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Des couteaux contre des femmes", premier livre théorique sur l'excision, propose une recherche, hors des propos classiquement tenus sur cette blessure-torture réelle. Séverine Auffret interroge les structures politique, culturelle, sociale et symbolique de l'Occident, mettant au jour les racines de l'assujettissement et de la haine des femmes. « Comment comprendre la pratique effroyable de la mutilation sexuelle des femmes ? Pratique aussi méconnue et cachée qu'elle est actuelle et en pleine expansion. Quelles qu'en soient les formes, la mutilation des femmes est à la base des civilisations humaines, marquant sur le corps des femmes l'appropriation de leur puissance sauvagement déniée. Rien ne me prédisposait à écrire un livre sur la mutilation des femmes, je voisinais plutôt, par goût et par profession, avec Platon, Spinoza, Marx et quelques autres. Mais de ce côté pas d'armes, pas de parole adéquate. Sur le corps des femmes, sur leur sexe tranché, néant. La réalité serait-elle indécente à l'univers des idées ? » S.A.
Parce que mille maux nous menacent, parce que sont avérées tant notre finitude que la faiblesse de nos moyens, on pourrait (on devrait ?) être tenté d'abandonner la partie - la vie, ce jeu pipé dans lequel nos chances sont ridicules. Pourtant, la plupart d'entre nous supportent ce que Cioran appelait "l'inconvénient d'être né" et relèvent le défi. Cette incroyable partie, l'humanité la joue. Et, parmi les moyens qu'il a su inventer pour panser les blessures que le réel prodigue avec une intarissable libéralité, l'humain en a créé qui sont des stratégies particulières - des jeux. S'ils s'exceptent de toute sphère productive, les jeux ici décrits n'en sont pas moins sérieux, dès lors qu'on les réfère à leur enjeu, colossal : comme à la roulette, à la corrida ou à la course automobile, c'est lui-même que le joueur lance, au risque de se perdre ou de se sauver. Ces jeux nous engagent, quoique nous ignorions à l'avance - et parce que nous l'ignorons - l'issue de la partie. On trouvera ici de grands et réputés "joueurs", qui ont nom Descartes, Spinoza, Nietzsche, Anne Frank ou Casanova, mais aussi des joueurs plus secrets - et non moins exemplaires - en qui le lecteur pourra se reconnaître. Car l'une des vertus de ce roboratif "manuel d'imagination libre" est bien d'inviter chacun à se découvrir philosophe et à exploiter les ressources du ludique afin d'apaiser les souffrances de la vie, merveilleuse et infinie blessure.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.