
Lire Monique Wittig aujourd'hui
Monique Wittig fut à la fois l'auteur d'une oeuvre romanesque importante, une militante engagée dès l'origine dans le mouvement de libération des femmes, et une théoricienne prônant un féminisme matérialiste qui remet en cause, à partir du point de vue lesbien, la "pensée straight". Reconnu et étudié depuis longtemps déjà à l'étranger, et notamment aux États-Unis où elle a vécu, son travail d'écriture, inextricablement lié à une activité militante et à une exigence théorique, restait à approfondir en France. Lire Monique Wittig, c'est interroger les rapports entre façons d'écrire, façons de parler et façons d'agir, tels qu'ils se manifestent dans ses textes mêmes : c'est ce que propose ce livre, qui réunit des contributions d'universitaires issu-e-s de différents champs disciplinaires, de militant-e-s, d'écrivain-e-s. Pour qui en effet se refuse à penser que la littérature appartienne aux arts décoratifs, pour qui pense qu'au contraire peuvent s'élaborer dans l'écriture des pratiques susceptibles d'être réappropriées et que le travail sur le langage est le lieu même où peuvent se former une pensée et une politique, alors "lire Monique Wittig aujourd'hui" s'impose.
| Nombre de pages | 310 |
|---|---|
| Date de parution | 01/04/2012 |
| Poids | 484g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782729708467 |
|---|---|
| Titre | Lire Monique Wittig aujourd'hui |
| Auteur | Auclerc Benoît ; Chevalier Yannick |
| Editeur | PU LYON |
| Largeur | 150 |
| Poids | 484 |
| Date de parution | 20120401 |
| Nombre de pages | 310,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ponge et ses lecteurs. Etudes critiques, correspondance inédite de Francis Ponge avec son père
Auclerc Benoît ; Coste SophieRésumé : "Le lecteur, dont nous ne doutons pas" : Ponge, quoi qu'il en dise dans Le Soleil, a eu longtemps de bonnes raisons de douter de lui, tant sa rencontre avec un public a été tardive. La préoccupation du lecteur traverse pourtant l'ensemble de son oeuvre qui, de plus en plus nettement adressée, est en retour modifiée par les discours qu'elle suscite. En proposant "Ponge et ses lecteurs" à la réflexion, nous voudrions explorer ce troisième terme de sa poétique, moins commenté jusqu'à présent que le "parti pris des choses" et le "compte tenu des mots". Il s'agit bien, clans les cinq études critiques ici rassemblées, d'envisager les lecteurs dans leur pluralité : ceux que l'oeuvre a historiquement rencontrés, ceux qu'elle figure, rêve ou invente de l'intérieur, ceux enfin qui viennent après et témoignent de sa capacité à susciter encore des gestes de lecture et d'écriture. Ce livre présente également cinquante-cinq lettres inédites échangées entre 1916 et 1922 par Francis Ponge et son père Armand, destinataire des premiers essais poétiques et interlocuteur privilégié durant ces années de formation décisives.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

Revue des Sciences Humaines N° 316, 4/2014 : Politiques de Ponge
Auclerc Benoît ; Gorrillot BénédictePolitiques de Ponge" : l'expression, au pluriel, renvoie certes aux diverses prises de position de Francis Ponge - adhésion au PCF puis opinions gaullistes, etc. ; mais politique, Ponge l'est surtout par sa conscience précoce d'utiliser, comme écrivain, un matériau commun, la langue, d'agir sur ce matériau et d'en proposer d'autres usages. Politiques, ses textes le sont aussi car disponibles dans l'espace public et objets d'appropriations diverses, voire contradictoires. Sont ici envisagées l'ensemble de ces positions et propositions, de la "pose du révolutionnaire ou du poète" d'abord revendiquée, à l'attachement patriotique à la langue française, enté sur la figure paternelle de Malherbe. De même sont étudiés les "usages" politiques dont l'oeuvre a fait l'objet et les malentendus plus ou moins volontaires qui les ont entourés. S'appuyant sur les correspondances récemment publiées et sur le renouveau de la théorie concernant les relations de la littérature au politique, les contributions d'universitaires et d'écrivains ici rassemblées explorent donc les politiques de Ponge dans leur pluralité et font résonner le "paradis des raisons adverses" qu'est l'oeuvre de Ponge - espace des partis pris et des controverses bien vivant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,00 € -

Le chantier littéraire
Wittig Monique ; Planté Christine ; Auclerc BenoîtMonique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 € -

Une relation enragée. Correspondance croisée 1969-1986
Ponge Francis ; Prigent Christian ; Auclerc BenoîtFrancis Ponge a soixante-dix ans lorsque, en août 1969, il reçoit d'un étudiant de Rennes un mémoire consacré à son oeuvre. Cet étudiant, c'est Christian Prigent, alors âgé de 23 ans et fondateur de la tout nouvelle revue TXT. Son oeuvre poétique et critique est encore balbutiante, et pour cause : il semble que pour l'initier, il lui faille en quelque sorte traverser celle de Ponge. "Je m'explique tout par elle" , confie-t-il à celui qui se retrouve, de fait, en position de maître. En 1984, dix ans après que la rupture aura été consommée, il lui parlera du "'meurtre du père' par lequel, peut-être (? ) il fallait que je passe pour écrire hors de la fascination de votre travail". Correspondance entre un "grand écrivain" et un "jeune homme" , selon les termes dans lesquels s'institue l'échange, cette suite d'une centaine de courriers étalés entre 1969 et 1986 a cependant peu en commun avec les Lettres à un jeune poète - ne serait-ce que parce que les rôles, sur la scène littéraire, ne sont pas aussi fermement assignés. Ponge, étant sorti de l'isolement dans le courant des années 1960, cherche à asseoir son oeuvre et à lui assurer des héritiers ; Prigent, lui, cherchant son écriture, évolue très vite sur le plan esthétique et idéologique. Leurs échanges, même empreints d'estime et d'admiration, sont donc également stratégiques, d'autant plus qu'ils impliquent un tiers : la revue Tel Quel, alors importante promotrice de l'oeuvre de Ponge. Ces lettres, qui relatent entre autres l'introduction de Prigent auprès des membres de Tel Quel, la conception d'un numéro de TXT spécialement consacré à Ponge et les préparatifs du colloque de Cerisy, sont donc un document de notre histoire littéraire récente. Outre qu'elles éclairent la réception d'une oeuvre qui entend incarner "un apport aussi radical (pour le moins ! ) que celui d'Artaud ou de Bataille à la mutation en cours" , elles témoignent de l'effervescence intellectuelle et politique de l'après-68, laquelle sera la cause majeure de la rupture entre les deux interlocuteurs - l'un, gaulliste affirmé depuis Pour un Malherbe, l'autre, porteur des idées du mouvement étudiant - après le virage maoïste de Tel Quel en 1972. Spectacle d'une transmission ambiguë au-delà d'un fossé générationnel ? Tel est peut-être ce que donne à voir cette correspondance. En ce sens, elle contribue aussi à la compréhension de l'oeuvre de Christian Prigent - "Malaise dans l'admiration" , tel est le titre d'un article qu'il a consacré à son aîné en 2014. Signe d'une "relation enragée" , pour reprendre l'expression de Benoît Auclerc, concepteur de cette édition.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 €
Du même éditeur
-

Penser et agir avec David Graeber. Construire des ponts entre les sciences sociales
Dutraive VéroniqueL'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Valeur, politique et démocratie aux Etats-Unis
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive VéroniquPourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Sociologie et démocratie
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-GermanoRésumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Dialogue avec Marc Bloch
Ginzburg CarloCe bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

Et si on arrêtait de penser au masculin ? Comment voir le monde sous un autre genre
Gygax Pascal ; Zufferey Sandrine ; Gabriel UteUn ouvrage salutaire pour comprendre comment les mots que nous utilisons tous les jours façonnent notre manière de penser et de comprendre le monde. " Un professeur a interdit aux collégiens d'utiliser l'IA pour leurs travaux. " Cette phrase comporte plusieurs ambiguïtés que notre cerveau peine à résoudre. Le professeur est-il une femme ou un homme ? Les collégiens sont-ils un groupe de garçons ou un groupe mixte constitué de filles et de garçons ? Les règles actuelles du français ne permettent pas de le déterminer. De nombreuses pratiques courantes, notamment la " primauté " du masculin sur le féminin, nous amènent ainsi à percevoir le monde à travers un prisme masculin. Très accessible, cet ouvrage met en lumière ce biais en s'appuyant sur les études scientifiques les plus récentes. Il propose de nombreuses solutions et expériences ludiques pour nous aider à en prendre conscience et à retrouver une langue plus inclusive. Une première édition de ce livre a été publiée en 2021 sous le titre Le cerveau pense-t-il au masculin ?EN STOCKCOMMANDER14,90 € -

Le petit guide du genre. Comment et pourquoi le genre nous impacte toustes
Alessandrin Arnaud ; Dagorn Johanna ; Barlerin CamLes questions de genre nous concernent toustes ! Dans une société que l'on souhaite toujours plus libre et égalitaire, apprenez à dissocier sexe et identité de genre, et à connaître les violences, les dominations et les inégalités liées à ces constructions sociales. A travers l'exploration des luttes féministes, LGBTQIA+ et intersectionnelles, découvrez des clés pour déconstruire les normes de genre et adopter, au quotidien, des pensées et des gestes simples mais essentiels pour créer plus d'égalité, à votre échelle. Un condensé d'informations pour repenser les rapports de pouvoir et oeuvrer pour une société plus inclusive et plus libre !EN STOCKCOMMANDER4,50 € -

Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l'identité
Butler Judith ; Fassin Eric ; Kraus CynthiaCe livre, fondateur des études de genre et de la théorie "queer", est désormais un classique des sciences humaines et sociales.EN STOCKCOMMANDER14,20 € -

Introduction aux études sur le genre
Bereni Laure ; Chauvin Sébastien ; Jaunait AlexandPourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'être efféminé ? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ? Il s'agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'intéressent les études sur le genre, devenues depuis une trentaine d'années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d'analyse incontournable en sciences humaines et sociales. Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l'ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des études sur le genre : les différences systématiques entre femmes et hommes sont le résultat d'une construction sociale et non pas le produit d'un déterminisme biologique ; l'analyse ne doit pas se limiter à l'étude "d'un" sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalités et l'intensité sont sans cesse reconfigurées.EN STOCKCOMMANDER26,90 €
