Le présent ouvrage est issu de la journée d'étude qui s'est tenue au Sénat le 19 juin 2015, à l'occasion de la 7e édition du Rendez-vous du Local. Organisée par la Chaire Mutations de l'action publique et du droit public de Sciences Po, elle avait pour objet d'apporter des éléments de réponse à une question d'ampleur : où en est la réforme territoriale ? A l'occasion de cette journée d'étude, plusieurs constats ont pu être dressés. Le premier est que la réforme territoriale apparaît désormais comme un chantier permanent. Le deuxième est que l'objet d'étude que constitue le Local ne saurait être réduit à sa seule condition juridique, sous peine de passer à côté d'éléments essentiels à la compréhension et à l'analyse. Le troisième tient aux multiples difficultés rencontrées par les pouvoirs publics pour faire aboutir une véritable réforme et simplifier le "crumble territorial". Au-delà de ces constats, la 7e édition du Rendez-vous du Local a permis de mettre au jour une tendance forte des réformes contemporaines : l'accent mis sur la différenciation des territoires. La plupart des intervenants se sont en effet retrouvés autour des deux idées suivantes : la différenciation est désormais au coeur de l'action publique locale, pas seulement en outre-mer ou dans les métropoles ; celle-ci constitue par ailleurs l'une des clefs de la réussite de la réforme territoriale. Pour autant, les choses semblent rependant moins simples qu'il n'y paraît. Telle qu'elle se présente aujourd'hui sous nos yeux, la différenciation territoriale possède tous les aspects du paradoxe. D'un côté, elle est dans l'air du temps, dès lors qu'elle irrigue les principaux textes relatifs à la réforme territoriale, notamment la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 et la loi NOTRe du 7 août 2015. De l'autre côté, la différenciation territoriale est ignorée, voire combattue. Dans les discours des pouvoirs publics, l'expression est remarquablement absente, y compris lorsqu'il s'agit de présenter et de défendre les textes législatifs relatifs à la réforme territoriale. Plus encore, la différenciation territoriale apparaît comme un risque dont il convient de se prémunir. On peut dès lors constater que c'est au moment où les réformes territoriales semblent les plus imprégnées par une logique de différenciation, que l'on affiche une volonté politique de défendre l'égalité et l'uniformité des territoires. Que se cache derrière ce paradoxe ? C'est précisément l'ambition de cet ouvrage.
Nombre de pages
134
Date de parution
25/02/2016
Poids
240g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782701319094
Titre
REFORME TERRITORIALE ET DIFFERENCIATION(S)
Auteur
Auby Jean-Bernard ; Renaudie Olivier
Editeur
BERGER LEVRAULT
Largeur
160
Poids
240
Date de parution
20160225
Nombre de pages
134,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage est le fruit d'une recherche collective, sollicitée par la Mission Droit et Justice et pilotée par la Chaire " Mutations de l'Action Publique et du Droit Public " de Sciences Po. Cette recherche s'est fixée pour objectif d'évaluer l'influence du droit européen, entendu comme incluant à la fois le droit de l'Union européenne et le droit de la Convention européenne des droits de l'homme, sur les catégories du droit public national, qu'il s'agisse du droit constitutionnel, du droit administratif ou du droit des finances publiques. Près de soixante auteurs ont apporté leur contribution. La première partie fait le point sur les voies de pénétration de l'influence du droit européen dans le droit public français, qu'il s'agisse de celles qui se situent au sein de l'élaboration des normes, ou de celles qui sont attachées aux contentieux de droit public. Les parties suivantes analysent l'influence du droit européen sur les concepts du droit public général, sur les " valeurs de l'Etat ", sur les catégories du droit administratif et sur celles du droit des finances publiques. L'ouvrage est complété par des contributions relatives à l'influence du droit européen sur certains droits publics étrangers ainsi que sur le droit privé français.
La smart city, la ville intelligente, c'est la ville moderne progressivement métamorphosée dans son fonctionnement par le numérique. Du développement de leurs espaces publics virtuels à celui de leurs systèmes locaux de données, de la transformation profonde qu'elles connaissent en matière de mobilité à celle qui affecte leur métabolisme énergétique, de l'ouverture de leurs informations à l'élaboration algorithmique de leurs décisions, les smart cities, les villes intelligentes, sont révolutionnées dans divers aspects de leur existence et de celle de leurs habitants. Le droit vient progressivement à la rencontre des nouvelles réalités qu'elles abritent : sur le plan de leurs infrastructures, dans le régime des données qui s'y produisent, utilisent et diffusent, du côté de leurs espaces publics, sur le terrain de leur urbanisme, dans les mécanismes de leur gouvernance comme dans le statut des services qu'elles rendent. Il n'en résulte pas encore un régime juridique bien ordonné de la smart city, de la ville intelligente, mais quelque chose de cela se dessine progressivement, qui est le produit de la rencontre du droit contemporain de la ville et du droit de l'administration numérique. Cet ouvrage s'adresse aux juristes de droit public, de droit de la donnée, de droit de l'urbanisme et à tous les acteurs qui prennent part à la transformation des villes.
Le but de ce manuel n'est pas de constituer un traité du droit de l'administration locale décentralisée, mais d'analyser les structures essentielles de ce droit en évolution permanente, de fixer les idées sur ce qu'impliquent la décentralisation et une émancipation juridique des collectivités territoriales qui s'inscrit dans une dimension historique au long cours marquée, dans un premier temps, par la construction d'un Etat centralisé, puis, depuis la fin de l'Empire, par la longue marche vers la décentralisation. Les dernières modifications juridiques ont été intégrées.
Ville numérique, connectée, intelligente, résiliente ou créative... Quel que le soit le terme privilégié pour parler de la smart city, il ne peut être fait l'impasse sur ce qui la structure et l'alimente : les données urbaines. En effet, la collecte, le traitement et la réutilisation de cette matière première, au coeur de la smart city, est l'un des enjeux des expérimentations et réalisations mises en oeuvre. Pourtant, une définition précise de ce qu'est une donnée urbaine manque, de même qu'un cadre juridique adapté. Un autre des enjeux de la smart city repose sur l'organisation des systèmes de données urbaines, lesquelles restent encore à définir et concrétiser, notamment avec l'aide des textes juridiques les plus récents, comme en France la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique. En outre, les expérimentations menées sur la smart city et les données urbaines reposent toutes sur l'open data, faisant petit à petit migrer celui-ci vers un open data que l'on peut qualifier d'"urbain". L'usage de ces données suppose alors que soient bien distinguées (et distinguables) les nuances entre données publiques et données privées, données personnelles et données non personnelles, nuances qui ne se recoupent pas nécessairement. Données urbaines et smart cities apporte un éclairage comparatiste et international sur ces problématiques. Cet ouvrage collectif, aboutissement d'un travail de recherche mené par des universitaires, chercheurs, avocats et experts à l'échelle nationale et européenne, expose analyses et études de cas sur des projets d'open data urbains menés en France et en Europe (Italie, Belgique et Grèce), et donne également des réponses à des questions, essentiellement juridiques, liées à la propriété des données urbaines et à leur interaction avec les smart cities autour d'enjeux normatifs, réglementaires et de nouvelles formes de soft law.
Que reste-t-il à construire quand l'eau manque, quand les sols s'appauvrissent, quand la biodiversité s'effondre ? Comment rendre nos territoires vivables, pour les humains et les non-humains ? Comment accompagner les mutations qu'impliquent les renoncements ? Les équipes fraîchement élues à la tête des intercommunalités en 2026 héritent d'un défi inédit : garantir les conditions mêmes de la vie sur leurs territoires. L'habitabilité - cette capacité à offrir un cadre vivable à tous, humains et non-humains - doit devenir le référentiel de la nouvelle génération de projets de territoire intercommunal, celui qui doit désormais dicter toutes les décisions. Cette nouvelle posture implique trois ruptures majeures pour le bloc local. D'abord, cesser de nier les limites : les ressources disponibles (eau, sols, climat) doivent désormais dicter les choix et non l'inverse. Ensuite, passer du registre de la performance à celui de la robustesse : priorité au logement, à la santé, à l'alimentation - ces biens communs qui font tenir une société. Enfin, réinventer la gouvernance : l'intercommunalité devient l'échelle pertinente pour organiser le partage équitable des ressources, en associant citoyens, experts et défenseurs du vivant. Un dossier coordonné par David Le Bras, délégué général de l'Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF).
Cet ouvrage s'adresse aux encadrants de la fonction publique, en particulier de la fonction publique territoriale, quels que soient leur niveau hiérarchique et leur périmètre managérial. L'objectif pour l'auteur est de donner des techniques et bonnes pratiques aux managers territoriaux pour les aider à relever les grands défis. Vous trouverez ainsi : - une invitation à la prise de hauteur et au recul, afin d'y voir plus clair dans l'art de manager ; - la compréhension et la maîtrise, en profondeur, des mécanismes d'un management inspirant, efficient et contemporain ; - des exemples concrets et des cas pratiques, issus de situations réelles auxquelles l'auteur a été confronté au cours de ses missions.
L'éthique, examine, du point de vue moral, les valeurs, les normes, les règles et les notions comme le bien, le mal et le juste ; elle s'impose progressivement en tant que critère de professionnalité des acteurs de l'École, et comme objet d'éducation des élèves. Quels défis éducatifs et éthiques les catastrophes écologiques et les dérives possibles du progrès technologique nous engagent-ils à relever ... Quelles valeurs nos sociétés doivent-elles demander à l'École de promouvoir ... Que convient-il d'enseigner aux élèves pour les aider à développer leur humanité et un sens des responsabilités adapté aux défis qu'ils vont rencontrer ... En quoi certaines disciplines se trouvent plus particulièrement exposées ... Dans les différents types de moments délicats que peut rencontrer tout enseignant (soutien d'un élève en difficulté, exercice de l'autorité, évaluation), ainsi que dans les situations graves (violence, atteintes à la laïcité, à l'intégrité et à la dignité d'autrui) que gèrent les personnels de direction, quels repères l'éthique livre-t-elle pour leur permettre d'agir au mieux pour l'élève, pour la classe ... Comment former les personnels de l'éducation à agir aux mieux pour chacun, notamment pour les plus vulnérables ... Dans le système éducatif, comme dans les entreprises, le développement de l'éthique professionnelle suppose une éthique du pilotage jusqu'au plus haut niveau de l'encadrement du système.
L'édition 2021 du Code électoral est entièrement actualisée pour les élections départementales et régionales du mois de mars 2021. Cet ouvrage très complet comprend : - le texte intégral du Code électoral, qui regroupe les dispositions portant sur l'élection des députés, des sénateurs, des conseillers municipaux, communautaires, départementaux et régionaux ; - les dispositions réglementaires, qui sont placées immédiatement sous les articles législatifs qu'elles précisent ; - des annexes classées par thèmes complétant utilement le code, qui traitent de l'élection du président de la République, des parlementaires européens... Obligatoire dans les bureaux de vote, il est le texte de référence pour les présidents et assesseurs.