L'émission des billets de banque. Economie politique d'une centralisation
Aubin Christian
PU RENNES
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EAN :9782753585980
Au cours de l'histoire, l'émission des billets de banque a été organisée sous des modes très divers. Partout néanmoins, s'est finalement imposé un système centralisé confiant la responsabilité de l'émission à une institution liée à l'Etat. Pour comprendre ce mouvement, l'ouvrage développe une histoire raisonnée des multiples expériences d'émission dans les pays occidentaux sur près de trois siècles. Cette étude comparative conduit à écarter les explications sur une base étroite, qu'elle soit technique, liée aux seules caractéristiques de la monnaie, ou politique, liée à la seule volonté de contrôle d'un instrument de financement. Le schéma privilégié est politico-économique : l'émergence d'un mode d'organisation résulte de la conjonction de choix d'acteurs privés et publics avec leurs intérêts propres, dans un cadre de contraintes techniques, économiques, politiques, institutionnelles, culturelles et sociales. L'analyse rend ainsi compte de réalités historiques nombreuses et très diverses. Ce faisant, elle ne cherche pas à déterminer quel est le meilleur système, mais à expliquer par quels mécanismes les systèmes actuels l'ont finalement emporté. En ce sens, sa démarche pourrait être mobilisée pour d'autres terrains d'étude pour lesquels la réussite de réformes institutionnelles passe moins par leur aptitude à assurer pleinement l'intérêt collectif que par leur capacité à conjuguer les intérêts des parties prenantes
Nombre de pages
171
Date de parution
08/09/2022
Poids
288g
Largeur
155mm
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EAN
9782753585980
Titre
L'émission des billets de banque. Economie politique d'une centralisation
Auteur
Aubin Christian
Editeur
PU RENNES
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155
Poids
288
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20220908
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171,00 €
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Voici un outil relativement inédit par le champ couvert. C'est en effet l'un des rares ouvrages à traiter des deux grandes branches de la discipline souvent abordées séparément : les théories de l'échange international (1re partie) et celles de la finance internationale (2ème partie). De plus, la théorie est ici complétée par l'étude des mutations historiques des relations commerciales ou financières internationales. Enfin, le champ de l'économie internationale est considérablement élargi par la troisième partie de l'ouvrage qui traite les problèmes de gestion des politiques macroéconomiques dans une économie mondialisée. En alliant ainsi la synthèse des théories, la présentation des faits, la discussion des enjeux politiques contemporains, cet ouvrage offre une analyse très complète des questions soulevées par les relations économiques internationales.
Envisagées au début de la décennie 2000 comme l'une des stratégies permettant d'offrir une couverture maladie aux populations les plus défavorisées des pays en développement, les mutuelles de santé communautaires au Bénin et au Cameroun sont pour la plupart restées au stade embryonnaire. Quant à celles qui ont survécu, elles souffrent d'une prise en compte insuffisante de la part des autorités, d'une adhésion faible de la part de la cible, et surtout d'une gouvernance calamiteuse. Il revient dès lors aux décideurs de développer des stratégies visant à inverser cette tendance. Cela passe nécessairement par la mise en place d'un cadre juridique spécifique, l'action au sein de groupes organisés et solidaires, des subventions, l'amélioration de l'offre de soins, une approche "bottom-up" privilégiée dans la mise en place de ces structures, et par-dessus tout, une approche intégrée de cette stratégie dans la batterie de mesures visant à assurer une couverture maladie universelle.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.