La frustration de l'intellectuel libéral. Espagne, 1898-1939
Aubert Paul
SULLIVER
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EAN :9782351220511
Les intellectuels libéraux espagnols parlent au nom du peuple, mais d'un peuple qui n'existe pas encore, qu'il faut former et éduquer dans un pays rural qui a du mal à se démocratiser. Ils veulent faire entrer ce peuple au Parlement mais sont confrontés à la présence des masses dans la rue et se demandent s'ils ne se sont pas trompés sur l'identité de l'agent du changement. Après avoir combattu la monarchie et contribué à l'avènement de la Deuxième République, ils devront choisir leur camp face à la radicalisation de la vie politique de 1934 puis au coup d'Etat du général Franco en 1936. La plupart renoncent et prennent le chemin de l'exil, d'autres deviennent des militants et se retrouvent aux côtés du peuple républicain. L'alternative entre la réforme ou la révolution était devenue un dilemme. Cette divergence illustre le malaise du libéral à la recherche du peuple idéalisé sur lequel devrait se fonder le pacte constituant. La frustration de l'intellectuel libéral naît du constat que ce système postule son propre dépassement sans être capable de le réaliser. Miguel de Unamuno, José Ortega y Gasset, Manuel Azana, Antonio Machado: ce livre analyse quelques itinéraires parmi les plus significatifs.
Nombre de pages
380
Date de parution
22/05/2010
Poids
490g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782351220511
Titre
La frustration de l'intellectuel libéral. Espagne, 1898-1939
Auteur
Aubert Paul
Editeur
SULLIVER
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140
Poids
490
Date de parution
20100522
Nombre de pages
380,00 €
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A la fin du XIXe siècle, les principaux pays de l'Europe méditerranéenne sont confrontés à des crises aux aspects multiples : défaites militaires, redistribution des influences internationales, crises politiques, sentiment de décadence, crise d'identité. Celles-ci suscitent des interrogations qui agitent l'art et la pensée. Mais cette écriture de la crise des nations latines s'accompagne de transformations de la vie intellectuelle : de nouvelles notions apparaissent, une nouvelle hiérarchie culturelle s'établit, qui ouvrent de nouveaux débats sur les conditions de la régénération nationale, sur le poids de la science et de la religion, sur le rôle de l'Etat, sur l'importance du mouvement ouvrier, sur la place de l'intellectuel et de l'artiste dans la société. Une lecture comparée des interprétations intellectuelles et politiques de la crise à l'échelle de l'Europe méditerranéenne montre que la rupture avec les modèles anciens favorise l'émergence de nouveaux paradigmes sur lesquels se fondent les changements de perspective littéraire et artistique. Cet ouvrage, qui réunit plusieurs des meilleurs spécialistes d'histoire des relations internationales, d'histoire politique et culturelle, est la première confrontation d'ensemble, pour la période contemporaine, des mutations politiques, idéologiques et culturelles que connaissent l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Grèce et la France. On savait que la Méditerranée était, au tournant du siècle, un espace de désillusions et de crispations qui préfigurent les convulsions de son XXe siècle. Confrontée à la modernité, elle présentait déjà un autre visage : celui du renouveau idéologique et culturel.
Le Parti ne troque sa défroque stalinienne contre l'uniforme citoyen que pour mieux rester lui-même : la cheville ouvrière de l'ordre établi. Sauveur suprême de la bourgeoisie à chaque appel au secours, il est le fossoyeur du communisme dont il a piétiné l'histoire dès l'origine". Au rebours des explications convenues, cet essai polémique lève le voile : l'anticommunisme avéré des PC est le secret déconcertant du XXe siècle, le mur contre lequel tant de têtes se sont brisées.
« C'est une figure presque parfaite de la modernité que celle de l'abandon soumis, superstitieux et aveugle, à ce pseudo-fatalisme né du progrès dont témoigne désormais la prolifération nucléaire : elle est permise, et même encouragée, par le marché. » Ce pamphlet nous rappelle que les grands moyens technologiques sont nés dans l'affrontement auquel sont inévitablement conduits les États sous la domination de l'économie, et comment ils sont ensuite réutilisés en réponse à des situations d'urgence toujours plus étendues.