Gynt (en dévalant la pente). Trahison libre du Peer Gynt de Henrik Ibsen
Aubert Marion ; Rocha Julien
QUARTETT EDIT
17,00 €
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EAN :9782493307248
La pièce commence dans le Peer Gynt d'Ibsen, au c'ur du folklore norvégien, dans un théâtre de la fin du XIXème siècle, à la lisière du bourg d'Haegstadt. Ou peut-être se passe-t-elle au fond de ma mémoire, dans un village que j'ai connu, l'été, au moment des grosses chaleurs ? Peer Gynt vient de se battre avec Aslak le forgeron, et sa mère, Aase, est agitée par toutes les histoires / mensonges de son fils / histoires de famille / des siècles / héritages. Dans cette pièce, Peer va chevaucher un bouc, kidnapper le marié, s'unir avec une truie, séduire Solweig puis l'abandonner, enterrer sa mère, quitter la Norvège, faire des affaires / des crimes / le mal, puis revenir (plus ou moins) tranquillement à Haegstadt pour mourir dans les bras de Solweig. La pièce va surtout suivre Peer hors de la pièce d'Ibsen, sautant à pieds joints dans le XXIème siècle, trahissant, travestissant, minant l??uvre du grand dramaturge, afin de sonder au c'ur même de notre société la figure du masculin / vainqueur / colon / prophète, et de tenter de soulever quelques questions éthiques / politiques / philosophiques / poétiques / rythmiques / tragi-comiques. Elle tente de décentrer Peer Gynt, de le pousser vers les bords / dans ses retranchements ; de faire place à d'autres corps / figures de la grande et de la petite Histoire ; de laisser la possibilité à d'autres histoires / chants / récits / visions de prendre place. Aase, Aslak, Solweig et une myriade de personnages (au moins 113) se bousculent au centre du plateau, s'agrippent au radeau de la scène, eux, elles aussi poussant les cris de celles et ceux qui ont longtemps été à la marge de l'Histoire / la dramaturgie, vivant, souffrant, riant, embarqué.e.s dans la tempête du siècle, soulevant les corps, les faisant chavirer, battant le vent, intranquilles, mystiques, effroyables, grandioses, misérables, humains.
Nombre de pages
144
Date de parution
14/05/2026
Poids
120g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782493307248
Auteur
Aubert Marion ; Rocha Julien
Editeur
QUARTETT EDIT
Largeur
100
Date de parution
20260514
Nombre de pages
144,00 €
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Cette pièce n'est pas un biopic, mais une embardée dans la vie et l'oeuvre de Patrick Dewaere. L'acteur, sous le regard des autres, proches ou inconnus, brille, brûle, se brise et se transforme, est révélé, et révèle une époque — celle où le patriarcat commence à vaciller. A travers la figure de Dewaere, ses fulgurances, ses éclats, ses béances, Marion Aubert parle en creux de l'art de l'acteur, de la façon dont il prend en charge nos propres malaises, et les hisse, parfois, jusqu'au sublime.
Il était une fois une mystérieuse pluie. Était-ce une pluie de fientes? Une pluie de grêle? Une pluie de gnons? Était-ce le jardinier céleste? Un jour, elle poussa les hommes jusqu'au théâtre. Advint alors le règne des Histrions. Ils sont là. La boule d'or. Les polypes et les cauchemars. L'homme né d'un neuf de Pâques. Ils sont là. Les apôtres de l'Apocalypse. L'actrice-cierge. Orion. Ils sont là pour vous abreuver d'histoires. Pour se repaître de l'illusion. Les Trublions quant à eux vivent dans un royaume pourri. La reine molle martyrise Jacqueline sa servante. Elle coupe la tête du clown Popo. Elle pleure. Mais rien ne peut la soustraire à l'ennui. Elle est molle. Elle aime Jacqueline. Elle veut mourir. Des histoires de frottement entre démesure, songes et fredaines.
Sont morcelés dans cette pièce onze chapitres: 1. Scènes de la vie quotidienne, 2. Scènes de la vie conjugale, 3. Scène de la vie matérielle, 4. Les chonchons, 5. Les histoires de M Auherte la folle, 6. Scène de la vie familiale (Les Atrides), 7. Les techniques de l'auteure, 8. Scènes de la vie professionnelle, 9. De guelgues chonchons isolés, 10. Scène de la vie enfantine, 11. Scène de la vie nationale. Ont été censurées de cette pièce: Scènes de la vie érotique.
A Bussang, des hommes et des femmes se rassemblent pour former une troupe d?acteurs amateurs. Sous la direction d?un narrateur et d?un choeur de figurants, ils exposent l?histoire d?une industrie textile dans les Vosges au XIXe siècle. Cette histoire compte deux héroïnes: Clara, la tisserande et Mathilde, l?épouse de Louis, patron de l?industrie, qui évoluent parmi une cinquantaine de personnages. C?est une saga infernale, où les personnages tombent subitement amoureux les uns des autres et se détestent aussitôt ; où hommes et femmes hésitent entre agitation et ennui; où la jovialité côtoie la violence sans cesse; où la perversité succède toujours à la naïveté. A l?usine, au château du patron, ou au Théâtre du peuple, Marion Aubert nous présente, au fil des scènes, un tableau impitoyable des rapports complexes que nous avons les uns aux autres.
Il y a des nuits où le corps ne comprend pas sa propre charge. Comme les bouchers au petit matin quand ils livrent la viande. Des bêtes entières sur leurs épaules. On croirait qu'ils se portent eux-mêmes. Dans l'obscurité les bouchers se portent eux-mêmes entièrement nus sur leurs épaules. La nuit devant l'enseigne éteinte. Attendre que la boucherie ouvre. Se ronger un ongle. Enlever ce qui dépasse. Une lumière dans la boutique. Le jour tous ces gestes qu'ils font. Les bouchers qui portent des carcasses sur leurs épaules. Deux corps qui s'emmêlent. L'un vivant et l'autre mort.
Quand je suis parti de mon endroit de naissance, ce n'était pas comme partir en vacances, ou dire "je vous enverrai une carte portale, bisous, et bientôt je reviendrais ". C'était grave dans les yeux de mon père et dans les yeux de ma mère, comme un crime que j'aurais fait, comme une trahison de leur amour. C'était comme couper l'herbe ou la racine sous le pied de leur espoir pour moi. Mais mes pieds il fallait bien qu'ils prennent la route pour ne pas devenir lourds comme la pierre, mon coeur avec, mon coeur mangeur d'air pur.
La menace la menace on va pas se/ laisser grignoter par la menace/ Ils doivent savoir que le plein est/ plein/ Le vase est plein/ Et que quand c'est plein ça déborde/ Et que là ça déborde/ La menace c'est pour qui se laisse avaler par la menace Et une république se laisse pas avaler par une menace/ Une république ça fait la république/ Et la république est au-dessus de toute menace/ La république ça doit savoir fermer la gueule à ceux qui l'ouvrent trop/ On va pas sacrifier tous les symboles au nom d'une revendication qui ne dit pas son nom/ Une revendication qui n'est pas vraiment une revendication mais une mort programmée