La céramique dans l'architecture en Iran au XVe siècle. Les arts qarâ quyûnlûs et âq quyûnlûs
Aube Sandra ; Van Staëvel Jean-Pierre
SUP
37,00 €
Epuisé
EAN :9791023105254
À travers l’étude de la céramique architecturale, Sandra Aube rétablit le « jalon turkmène » (les arts qarâ quyûnlûs et âq quyûnlûs), maillon essentiel de l’art iranien au XVe siècle. Richement illustré, ce livre entraîne le lecteur vers Tabriz, Ispahan, Yazd et le centre de l’Iran, pour finalement parvenir en terres anatoliennes.Comment une dynastie peut-elle régner sur une grande partie de l'Iran, de l'Irak et du Caucase tout en demeurant presque invisible dans les récits de l'histoire de l'art ? Telle est l'énigme que pose le destin des Qarâ Quyûnlûs et des Âq Quyûnlûs, les célèbres « Moutons noirs » et « Moutons blancs », qui dominèrent le monde iranien durant la seconde moitié du XVe siècle. Longtemps éclipsées par le prestige des Tîmûrides, ces dynasties turkmènes ont pourtant donné naissance à une culture artistique d'une remarquable vitalité, dont les décors architecturaux en céramique constituent l'un des héritages les plus spectaculaires. À travers une vaste enquête fondée sur l'étude des monuments conservés, les sources historiques et plusieurs années de recherches de terrain en Iran et en Anatolie, Sandra Aube reconstitue pour la première fois l'histoire de cette production méconnue. Des façades étincelantes de Tabriz aux sanctuaires de Yazd, des décors lustrés de l'Iran central aux ensembles monumentaux de Diyarbakir, elle révèle l'existence d'un véritable langage artistique turkmène, porté par des ateliers inventifs et des mécènes soucieux d'affirmer leur pouvoir à travers l'architecture. L'ouvrage explore les acteurs de cette création, souverains, fondateurs pieux, artisans et maîtres céramistes, les techniques mises en ?uvre, la circulation des modèles décoratifs et les spécificités régionales qui composent la richesse de cet héritage. Il met également en lumière les innovations esthétiques élaborées dans les grands centres artistiques du temps et leur rôle dans l'évolution des arts de l'Iran à la veille de l'époque safavide. Bien plus qu'une étude spécialisée, ce livre invite à repenser un moment décisif de l'histoire culturelle du Moyen-Orient. En restituant sa cohérence et son originalité à ce « jalon turkmène » longtemps négligé, il éclaire sous un jour nouveau les échanges, les circulations et les métissages artistiques qui ont façonné le monde iranien de la fin du Moyen Âge. À propos de l'autrice Sandra Aube est chargée de recherche au CNRS au sein du Centre de recherche sur le monde iranien (CeRMI, UMR 8041). Directrice de l'Unité d'appui et de recherche Études aréales (UAR 2999) et directrice adjointe du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (MOMM), elle consacre ses travaux à l'histoire de l'art de l'Iran et de l'Asie centrale, en particulier aux arts timourides et turkmènes, à la céramique et au décor architectural. Issu de sa thèse de doctorat soutenue à l'université Paris-Sorbonne sous la direction de Marianne Barrucand et Jean-Pierre Van Staëvel, cet ouvrage a reçu le prestigieux World Award for Book of the Year décerné par la République islamique d'Iran, récompensant chaque année les contributions majeures aux études iraniennes et islamiques.
Nombre de pages
284
Date de parution
12/01/2017
Poids
1 392g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105254
Titre
La céramique dans l'architecture en Iran au XVe siècle. Les arts qarâ quyûnlûs et âq quyûnlûs
Auteur
Aube Sandra ; Van Staëvel Jean-Pierre
Editeur
SUP
Largeur
215
Poids
1392
Date de parution
20170112
Nombre de pages
284,00 €
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Epuisé
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Le musée des Beaux-Arts de Lyon souhaite publier le catalogue raisonné de ses collections des arts de l'Islam, riches de près de 1000 oeuvres. Pour l'essentiel, ces collections ont été constituées à la fin du XIXe siècle dans le but d'offrir aux dessinateurs en soierie un nouveau répertoire de formes. Au fil du temps, les différents responsables ont développé la collection, créant dès les années 1880 une section dédiée. Des dépôts, legs et acquisitions, souvent de provenance prestigieuse (collections Goupil, Piot, dons Arconati-Visconti, Parvillée etc.) ont par la suite permis son enrichissement. De l'Occident musulman jusqu'en Inde, ces collections offrent un large éventail de la culture matérielle en terres d'Islam depuis des temps anciens (IXe siècle), jusqu'à la période moderne (XIXe siècle). Il s'agit de céramiques, de métaux, de bois, de verres, d'ivoires et des textiles, ainsi que d'une très belle collection de miniatures persanes et mogholes. Certaines aires culturelles se démarquent par leur ampleur : le Proche-Orient ayyubide (1171-c. 1250), mamluk (1250-1517), l'Empire ottoman (1299-1924) et le monde persanophone, Iran et Asie Centrale, dont le musée possède un vaste ensemble de métaux, armures, peintures, laques et céramiques. Premier musée français en région dans le domaine des arts de l'Islam, le musée des Beaux-Arts de Lyon a entrepris depuis une dizaine d'années un travail de grande ampleur d'étude, de restauration et de valorisation de cet ensemble majeur. L'objectif est d'assurer la publication de ces travaux afin de contribuer à la diffusion de la connaissance de cette collection, tant auprès des visiteurs du musée, du grand public que de la communauté scientifique.
Sun Chang est professeur d'université et mène une vie paisible à Pékin, entre femme et enfant. Mais voilà qu'un garçon nommé Zheng Shiyou fait irruption chez lui et le supplie de l'aider: sa petite amie veut se suicider! Elle s'appelle Mai Keke et est persuadée qu'il ne l'épousera jamais. Sun Chang les raisonne, engage la parole du jeune homme... qui aussitôt se volatilise ! Mai Keke n'aura alors plus qu'une seule idée en tête, celle de mourir: Sun Chang et son épouse auront beau-coup à faire pour l'en empêcher. Dong Xi, avec sa verve habituelle, nous offre une description particulièrement décalée du quotidien d'un couple de citadins chinois. Un plaisir de lecture !
A l'occasion de la réouverture de la bibliothèque de la Sorbonne à l'automne 2013 et de l'exposition "Lumières de la sagesse-Ecoles médiévales d'Orient et d'Occident" (Paris, Institut du Monde Arabe, 25 sept. 2013 - 4 janv. 2014), ce livre propose de se replonger dans l'univers des écoles médiévales, à l'origine des grandes universités de notre monde contemporain, et d'explorer leur rôle dans la circulation des savoirs entre Orient et Occident. Collèges et madrasas, studia et cénacles, yeshiva et didaskalon, écoles et universités ont en effet joué un rôle essentiel et méconnu, dont de nombreux témoins, manuscrits et objets, sont encore visibles aujourd'hui. Né à l'ombre des palais, des églises, des synagogues et des mosquées, l'enseignement médiéval ne s'est pas contenté de transmettre et de reproduire à l'identique des savoirs religieux révélés mais s'est aussi largement ouvert sur le monde, en posant la question de la nature universelle de la science, et du sort que devait lui réserver la société.
Magnifié et statufié comme seuls, peut-être, le furent les combattants de la guerre de Troie, Godefroy de Bouillon a longtemps relevé du mythe plutôt que de l'histoire. Pourtant son intervention fut décisive sur l'évolution de l'Occident comme sur celle de l'Orient. Une brillante ascendance - sa famille descendait de Charlemagne -, un enracinement dans une région - entre Rhin, Meuse et Escaut - en plein essor économique et touchée plus tôt que d'autres par la réforme religieuse et sociale entreprise par l'Eglise : tout désignait ce féodal d'une grande bravoure et exerçant un fort ascendant sur les hommes à conduire l'une des trois armées parties en 1096 délivrer le tombeau du Christ. Participant actif à la prise d'Antioche, vainqueur de Jérusalem, il sut comme " avoué (gardien) du Saint-Sépulcre " jeter en moins d'un an les bases d'un Etat appelé à durer plus d'un siècle et demi. Il connut une destinée posthume plus glorieuse encore. Stupéfait de l'exploit qu'il avait accompli à travers Godefroy, l'Occident fit de lui le parangon des vertus chrétiennes et chevaleresques : les chansons de geste sont pleines de ses hauts faits. Il hanta Dante, Le Tasse et Chateaubriand ; au siècle dernier encore, il divisa le plus sérieusement du monde les érudits de deux grandes nations d'Europe pour savoir... s'il était Belge ou Français !
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.
Souvent méprisée, délaissée ou simplement oubliée des manuels d'histoire de l'Antiquité, la XIII dynastie d'Egypte (XVIIIe siècle av. J.-C.) n'a jamais fait l'objet d'un essai de synthèse historique. Associée au déclin général de la Deuxième Période intermédiaire (XVIIe-XVIe siècles av. J.-C.), prélude à la soi-disant "invasion Hyksõs", ou bien reléguée dans les ténèbres de la fin du Moyen Empire, elle est restée dans l'ombre d'une XIIe dynastie généralement considérée comme l'âge d'or égyptien. Cette vision caricaturale résulte d'une méconnaissance de la documentation de cette époque, dont la richesse a largement été sous-estimée. A travers cet ouvrage, Julien Siesse remédie à ce manque et tente de réhabiliter la XIIIe dynastie. Il propose une nouvelle chronologie de la fin du Moyen Empire et de la Deuxième période intermédiaire, un état de la question de la famille royale et des modes de succession. Il étudie en outre l'environnement social des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des élites provinciales. Il en résulte une vision nouvelle de l'histoire de la XIIIe dynastie, qui marque l'apogée du Moyen Empire sur le plan administratif. Cette force des institutions vient modérer la vision traditionnelle d'une époque trop souvent définie par une instabilité politique largement exagérée. Le catalogue exhaustif des sources royales, présenté en annexe, est un outil essentiel pour quiconque s'intéresse à cette époque.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.