Histoire des intellectuels italiens au XXe siècle. Prophètes, philosophes et experts
Attal Frédéric
BELLES LETTRES
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EAN :9782251444635
La figure de l'intellectuel naît, en Italie, avec le XXe siècle. Animés de l'ambition de forger la culture nationale et de former les élites - voire de s'y substituer -, ces hommes ont épousé toutes les passions politiques de leur temps : nationalisme, fascisme, communisme, libéralisme, catholicisme, socialisme. Or, quel que fut leur engagement, différentes manières de le comprendre et de l'exercer se sont succédé en fonction du contexte historique. Aux côtés des prophètes comme D'Annunzio, Moravia et Pasolini, prédominants durant les périodes de crises (entrée dans la Grande Guerre en 1915, stratégie de la tension), coexistent, dans la première moitié du siècle, des philosophes comme Croce ou Gentile. Puis, dans une Italie en pleine mutation, c'est la figure du sociologue qui domine, l'intellectuel-expert, plus en prise avec l'actualité, chargé d'orienter les choix de la classe politique, d'accompagner les vicissitudes du réformisme en Italie. Cette histoire intellectuelle d'une ampleur et d'une précision inédites (elle est suivie de plus de 500 notices biographiques) est bien plus qu'un outil indispensable pour comprendre l'Italie : elle constitue une typologie de l'engagement intellectuel d'une grande richesse, à même d'être adaptée à de nombreux autres contextes.
Nombre de pages
768
Date de parution
15/05/2013
Poids
1 055g
Largeur
160mm
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EAN
9782251444635
Titre
Histoire des intellectuels italiens au XXe siècle. Prophètes, philosophes et experts
Auteur
Attal Frédéric
Editeur
BELLES LETTRES
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160
Poids
1055
Date de parution
20130515
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La République italienne a bientôt soixante ans. Or, malgré les profonds bouleversements politiques entraînés par la crise des années quatre-vingt-dix, aucun changement institutionnel n'est venu modifier en profondeur la Constitution de 1948. Alors que de nombreux essais et études approfondies bénéficient désormais de l'ouverture des archives et offrent au public de remarquables travaux, l'étude de la République italienne mérite d'être renouvelée. Elle ne saurait être abordée au regard de la crise qui l'a récemment frappée. Sa fragilité institutionnelle ne doit pas être exagérée. Les luttes politiques et la situation internationale de l'Italie, maillon important du bloc occidental, expliquent le parcours chaotique et contesté de la jeune démocratie. L'alternance s'est révélée impossible du fait de la présence hégémonique de la Démocratie chrétienne au centre et au gouvernement, et du Parti communiste dans l'opposition. Aux tentatives d'entente entre les deux blocs a répondu une contestation radicale du système qui s'est traduite par une poussée des extrêmes dont le terrorisme fut la conséquence dramatique. En deux décennies, l'Italie a dû faire face à des mutations sociales sans précédent, conséquence du "miracle économique" (déruralisation, migrations intérieures) et à une laïcisation accélérée. Les dysfonctionnements de la démocratie (poids du secteur public, clientélisme, réforme manquée de l'administration) s'ajoutent aux problèmes laissés en héritage par le jeune Etat unitaire (question méridionale, criminalité organisée). Pourtant, la démocratie italienne a tenu bon. Elle a été partie prenante de la construction européenne, a rattrapé son retard économique, est devenue une grande puissance du continent. Qu'en est-il aujourd'hui? Les évolutions politiques récentes (essor des ligues, triomphe de Berlusconi) sont-elles destinées à perdurer... Biographie de l'auteur Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé d'Histoire, Frédéric Attal est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans. Spécialiste de l'Italie après la Seconde Guerre mondiale, il a plus précisément travaillé sur les intellectuels italiens et l'Italie méridionale.
L’extrémisme imprègne les sociétés contemporaines ; il sature même l’espace politique mais sa nature ne se laisse pas aisément saisir. Ceux qui s’en revendiquent sont cependant rares. Phénomène bien réel mais fuyant, il relève autant de l’accusation disqualifiante que de la catégorie analytique. Ce dossier se propose d’affronter la difficulté en envisageant la notion au pluriel : de la gauche à la droite, du xixe siècle au présent le plus brûlant, il s’agit de revenir dans une perspective comparée aux racines des extrémismes et de comprendre leurs variations dans le temps comme dans l’espace. Or, penser les extrémismes, c’est d’abord réfléchir aux archives qui permettent d’en écrire l’histoire et ce numéro est nourri par un gisement exceptionnel, le Fonds Bourseiller, rassemblé par cet historien, écrivain et journaliste, et déposé à l’Université Polytechnique Hauts-de-France. En mobilisant ces sources et en convoquant l’historiographie récente, il apparaît que les extrémismes se définissent plus par un rapport spécifique au politique que par des doctrines clairement établies, en rejetant les règles du jeu politique, loin de tout compromis ou modération. À travers les extrémismes se dessine une conception absolue et radicale de la politique, à laquelle les sociétés démocratiques doivent faire face aujourd’hui, comme hier.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine