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Nouvelles de Suède
Astier Pierre
MAGELLAN ET CIE
12,00 €
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EAN :9782350745459
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde t un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays régions entières affirment leur identité, revendiquent leur vire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? Bienvenue dans le Grand Nord, sur la terre des Vikings et des Samis. Recouvert d'immenses forêts de ères, d'innombrables lacs et de milliers d'îles jusqu'en Laponie, le pays des nuits blanches vire parfois au vert des aurores boréales. Au troisième rang en Europe par sa superficie, la Suède compte moins de dix millions d'habitants, aussi offre-t-elle des paysages d'une quiétude absolue, qui favorisent une douceur de vivre sans pareille, où l'amour de l'environnement et de la nature est roi. L'espace vital et le droit individuel ont façonné chez ses habitants le respect de l'autre et n'empêchent pas un dynamisme économique et une modernité perceptibles dans des villes chargées d'histoire comme Stockholm, Göteborg et Malmö. Souvent présentée comme un modèle à suivre, la patrie du chimiste Alfred Nobel, du cinéaste Ingmar Bergman et de l'homme de théâtre August Strindberg attache une grande importance à la culture au sens large où la littérature occupe un rang fondamental. Les nouvelles de ce recueil, intimistes, narratives, étranges ou drolatiques, disent des choses fortes de la société contemporaine et de la diversité culturelle.
Nombre de pages
171
Date de parution
04/10/2019
Poids
205g
Plus d'informations
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EAN
9782350745459
Titre
Nouvelles de Suède
Auteur
Astier Pierre
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
205
Date de parution
20191004
Nombre de pages
171,00 €
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Des nouvelles très variées qui donnent à voir la richesse de la littérature peu connue de ce pays.Des auteurs traduits et reconnus en France et d'autres que l'on découvre dans ce recueil.Des textes qui permettent une réelle découverte de la culture mais aussi de la géographie ukrainienne.
Biographie de l'auteur Tanella Boni est poète, romancière, essayiste et critique littéraire, née à Abidjan en 1954. Diplômée d'une faculté de Lettres, elle est aujourd'hui professeur de philosophie à l'Université de Cocody à Abidjan. Depuis plusieurs années, elle mène une vie engagée en faveur du rayonnement de la production artistique et littéraire en Afrique : Directrice du Réseau Afrique, Philosophie et Démocratie sous l'égide de l'UNESCO en 1999, Présidente de l'Association des écrivains de Côte d'Ivoire de 1991 à 1997, organisatrice du Festival international de Poésie à Abidjan de 1998 à 2002... En 2005, elle reçoit le prix Ahmadou-Kourouma pour son roman Matin de couvre-feu, et, en 2009, le prix international Antonio-Vicarro pour l'ensemble de son oeuvre poétique. Henri NKoumo est né en 1965 à Bingerville, près d'Abidjan. Il est le directeur du ministère de la Culture et de la Francophonie en Côte d'ivoire. Né en 1958 à Bocanda en Côte d'Ivoire, Venance Konan entame une carrière de journaliste à l'issue de ses études de droit. Après ses débuts au groupe Fraternités-Matin, il participe à la création de plusieurs quotidiens ivoiriens comme Ivoir'Soir ou L'Aurore. Chef du service de communication à l'Assemblée nationale Ivoirienne de 1999 à 2002, il publie son premier ouvrage Les prisonniers de la haine en 2003. Il est aussi l'auteur de Robert et les Catapila (2005), Nègreries (2007), Les Catapila, ces ingrats (2009), et Chroniques afro-sarcastiques : 50 ans d'indépendance, tu parles ! (2011). En 2012, il reçoit le Grand Prix littéraire d'Afrique noire pour son livre Edem Kodjo, un homme, un destin. Née à Boundiali en 1967, artiste peintre et illustratrice, Muriel Diallo est également auteure de plusieurs récits et de contes pour enfants : Le peintre maudit (1998), Le fils de l'Aurore (1999), Aïda et l'Arc-en-ciel (2004), La Femme-arbre et le Chasseur (2004), Le mineur et le boulanger (2008)...
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? RWANDA. Petit pays d'Afrique centrale situé sur la ligne de partage des eaux du Congo et du Nil, au coeur de la région des Grands Lacs, le "pays des Mille Collines" est, dit-on, l'un des plus beaux d'Afrique. Fabuleux réservoir de biodiversité, le Rwanda abrite les derniers gorilles de montagne, d'innombrables espèces d'oiseaux aquatiques et toute la grande faune emblématique du continent africain. Béni des dieux, oeil aussi un pays martyr. Le génocide des Tutsis de 1994 a fait plus de huit cent mille morts et entraîné le déplacement de trois millions de personnes à l'intérieur et à l'extérieur d'un pays plongé dans la guerre civile. Un traumatisme inouï pour un pays d'à peine sept millions d'habitants à l'époque. Les six nouvelles évoquent en filigrane cet avant et cet après de la tragédie sanglante, mais il laisse aussi transparaître un pays en pleine renaissance. D'une grande lucidité et animé d'un volontarisme sans pareil, le peuple rwandais semble résolu à unir ses forces pour bâtir un avenir meilleur. Et quoi de plus révélateur que la littérature pour l'exprimer.
Un lapin ! Alerté par un bruissement, l'homme se retourne pour jeter un coup d'oeil du côté du buisson. Il y a là une boule de poils blancs. Ce qu'il a d'abord cru être un chien blanc le regarde fixement de ses yeux rouges. Il n'aurait jamais su qu'il s'agissait d'un lapin s'il n'avait vu ses yeux. Subjugué par leur couleur, il s'accroupit devant l'animal. A force de regarder, il se sent envahi par un profond sentiment de réconfort : il existe donc au monde des êtres aussi fatigués que lui, aussi las, au point d'avoir les yeux tout rouges ! Pas une seconde il ne songe que c'est la nature qui a doté de la sorte certaines espèces. Mais en même temps il ressent un goût amer : l'animal a dû être abandonné dans ce sombre parc, il a dû survivre là plusieurs jours et son pelage blanc est devenu épouvantablement sale. Aucun doute, cet animal n'est pas dans son milieu naturel : il a certainement été abandonné. Fut un moment où l'élevage de lapins faisait fureur parmi les enfants des villes. Aujourd'hui, le temps est venu où les parents se débarrassent subrepticement de ces animaux. S'il n'est pas facile d'expliquer précisément d'où est venue cette vogue de l'élevage des lapins - comme bien des choses en ce monde d'ailleurs -, ce qui est sûr, c'est que les propos d'un éminent professeur de médecine ont joué un rôle déterminant. Cet homme dynamique et en pleine forme physique malgré son âge, expliquait qu'il avait adopté un régime végétarien en s'inspirant du mode d'alimentation d'un lapin qu'il élevait, lequel était de cette espèce particulière qui ne grandit que très peu en prenant de l'âge. A également joué un rôle ce lapin excentrique aux yeux malicieux, intelligent et adorable, héros de dessins animés à succès. Et aussi ce livre illustré, drôle d'un bout à l'autre, contant les aventures de lapins suicidaires ; ces animaux voulaient mourir non pas parce qu'ils étaient fatigués de la vie, mais par jeu, pour tromper l'ennui. Les enfants en avaient ras le bol des chiens et des chats, des poussins qui crevaient pour un oui pour un non, ou des hamsters qui se multipliaient à une vitesse effarante. Les marchands de plein vent devant les écoles, qui naguère vendaient des poussins éclos en couveuse, proposaient désormais dans leurs cartons des lapereaux pas encore sevrés, qu'ils présentaient comme des lapins nains. Pour apaiser les inquiétudes des parents, ils expliquaient que leur élevage n'était pas compliqué, il suffisait de leur donner des croquettes. De plus, un universitaire de renom assurait que nous aurions bien des choses à apprendre d'eux. Ainsi rassurés, des parents ont fini par permettre à leurs rejetons d'élever des lapins à la maison : quelques bambins ont d'abord eu leur lapin, puis les autres enfants du voisinage ont insisté pour avoir le leur eux aussi, et les parents n'ont plus trouvé d'excuse pour refuser. Selon un sondage réalisé par une société distributrice de fourrage alfalfa, le nombre de ménages possédant un lapin comme animal de compagnie s'est trouvé multiplié par huit par rapport aux années précédentes...