
La joie du soldat
En ce quatorze septembre de l'an mil neuf cent quarante-quatre, j'ai tué un homme à la guerre. Un Allemand. Un nazi". Ainsi débute La Joie du soldat, roman confession, oeuvre tragique et truculente, sans équivalent dans les annales de la littérature russe. Engagé volontaire, Victor Astafiev fait la guerre comme simple soldat. Plusieurs fois blessé, plusieurs fois décoré, il en revient la rage au ventre, pour plonger dans la dégradante réalité soviétique de l'après-guerre. Une rage dirigée contre le système qui a "tué le peuple" . Astafiev devient écrivain contre la vérité officielle. Il se met à écrire pour dire comment des millions de "petits gars" comme lui ont "vraiment vaincu Hitler" . Seule la littérature, il en est persuadé, peut rendre intelligible cette indicible vérité. Une vérité qui, grâce au génie de Victor Astafiev, devient une prose étincelante, pleine de cette compassion propre à la grande littérature russe que Thomas Mann tenait pour sacrée. Paysan sibérien et écrivain hors du commun, Victor Astafiev est sans doute le dernier grand auteur russe du XXe siècle. Victor Astafiev (1924 2001) est l'auteur de nombreux romans et récits qui ont souvent pour thème la Seconde Guerre mondiale. Publié en 1998, La joie du soldat s'est tout de suite imposé comme un chef-d'oeuvre de la littérature russe contemporaine. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard.
| Nombre de pages | 290 |
|---|---|
| Date de parution | 27/08/2015 |
| Poids | 464g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9791095071006 |
|---|---|
| Titre | La joie du soldat |
| Auteur | Astafiev Victor ; Coldefy-Faucard Anne |
| Editeur | MOTIFS |
| Largeur | 155 |
| Poids | 464 |
| Date de parution | 20150827 |
| Nombre de pages | 290,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Russie et l'URSS. 1850 - 1991
Sumpf Alexandre ; Peyrat Etienne ; Astafieva ElenaLA référence pour le sujet d'Histoire contemporaine des khâgnes Tout ce dont l'étudiant a besoin pour le sujet 2022 d'Histoire contemporaine du programme commun d'Histoire-Géographie du concours des ENS Lyon et Ulm. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référenceSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 €
Du même éditeur
-

Redgauntlet Histoire du XVIIIe siècle. Tome 1
Scott Walter ; Montémont Albert ; McCearney JamesLe roman historique n'a jamais été à pareille fête. Revenons donc à l'inventeur du genre, sir Walter Scott. Rien dans l'histoire ne lui tenait à c?ur comme l'aventure du jacobitisme, les tentatives de remettre les Stuart sur le trône. Ces Stuart dont Chateaubriand disait qu'il ne leur avait manqué que la main de Dieu. Dans Redgauntlet, Scott nous raconte cette main de Dieu, et celle du Diable, mais à sa manière, avec force, péripéties et rebondissements, une galerie de portraits hauts en couleurs, des changements étonnants de ton et de registre. Avec une morale, comme toute histoire doit en avoir, valable autant pour notre époque que pour la sienne. Le traducteur, contemporain de Scott, a su revêtir le récit de toute la dignité qui sied au chant funèbre d'une grande cause maudite. Redgauntlet, monument de la sensibilité romantique, était l'un des premiers romans historiques; il compte toujours parmi les meilleurs.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,30 € -

Zonzon Tête Carrée
Césaire InaRésumé : Un conte de vie et de mort dans lequel vibre, multiple, l'âme vraie du peuple antillais. Comme tous les jours, " l'autobus-pays ", rutilant camion à la carrosserie de bois, aménagé en transporteur collectif, entreprend son voyage entre le bourg du Gros-Morne, verdoyant centre de l'île, et la capitale, Fort-de-France. Zonzon Tête Carrée, seul maître à bord après Dieu, le cou escamoté dans ses larges épaules, écrase l'accélérateur, solidement accroché à son volant au-dessus duquel trône, chromatique, le regard céleste et les mains jointes, saint Christophe, c'est le patron de tous les voyageurs... Et le gros plan s'impose de lui-même tandis que la géographie terrestre se fait l'écho visuel de l'humaine nature. Un roman où chaque personnage rencontré, évoqué, où chaque lieu T visité est prétexte à raconter, à tisser, peu à peu, une sociologie amoureuse de cette île de la Caraïbe.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,20 € -

Quand j'étais petit les cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chênes
Pauwels EricUn homme âgé, le narrateur, entreprend un voyage d'Anvers à Venise, voyage dont le lecteur pressent que ce pourrait être son dernier. À chaque étape il retrouve une connaissance. À Lunéville, en France, il revoit Martin, jeune assistant social qui s'occupe d'handicapés mentaux. Avec Martin, c'est la thématique du rapport à l'altérité et une éthique de la différence qui est mise en jeu dans les histoires rapportées. Au lac de Constance, en Allemagne, le narrateur retrouve Anton, un ami cinéaste qui a rompu avec le milieu du cinéma. Incidemment il écrit aussi. Les anecdotes mises en scène ramènent ici à des questions sur le cinéma et la littérature. À Matrei am Brenner, petit village du Tyrol autrichien, il revoit son amie Louise, anthropologue à la retraite ayant parcouru le monde. La thématique sur laquelle se fondent leurs échanges est le rapport à l'autre et à sa culture en anthropologie. Enfin, à Vérone, en Italie, le narrateur retrouve Mirek, polonais d'origine et historien d'art. Là, c'est essentiellement le rapport à l'art plastique et à la peinture qui prédomine. Quand il arrive à Venise, le narrateur se retrouve seul avec lui-même, au terme de son voyage, au terme peut-être de sa vie. Mais une dernière rencontre remettra tout en jeu. L'auteur signe là un texte qui ouvre des chemins, éveille des curiosités, ranime souvenirs et correspondances, et dont on regrette d'avoir à tourner une dernière page !Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,35 € -

L'incendie de la Sainte Victoire
Fauconnier BernardA la fin du XIXe siècle, le peintre Paul Cézanne abandonne sur le bord d'un chemin une toile figurant la montagne Sainte-Victoire en flammes. En août 1989, la Sainte-Victoire est dévastée par un incendie. Pour Sarah et Thomas, un couple dont l'union vacille, cet événement est la source d'une expérience essentielle : le passé qui resurgit, le leur et celui de ce coin de terre détruit. Ce roman est le récit d'une double quête : celle de ce tableau doté de pouvoirs étranges et celle de Thomas qui cherche aussi, à travers le monde et l'histoire de quelques vies, un sens à cette énigme. Bernard Fauconnier est romancier. Il a également publié plusieurs biographies, parmi lesquelles Platon (Folio biographies, 2019).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,65 €
De la même catégorie
-

LE VERDICT
KAFKA FRANZJe vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.EN STOCKCOMMANDER5,50 € -

L'art de disparaître
Stepanova Maria ; Coldefy-Faucard AnneCe roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-FaucardEN STOCKCOMMANDER20,10 € -

L'ivresse de la violence
Zoltán Gábor ; Sulmon ThomasUne découverte aussi impressionnante que glaçante. S'appuyant sur des faits historiques réels, porté par le rythme haletant d'une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de l'extrême droite en Europe. Jusqu'ici, Renner était un petit patron d'usine à Budapest. Profitant de son statut de notable, il avait réussi à se soustraire à ses obligations militaires. Mais nous sommes en 1944. Les nazis ont laissé la ville aux mains des miliciens des Croix-Fléchées. Ces derniers, ivres de violence et assoiffés de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois. Or Renner est marié à une Juive. Et il a caché de nombreux Juifs de son personnel. La torture et la mort l'attendent. Sauf que Renner possède un bien précieux dont les miliciens ont grand besoin : son camion. Commence alors pour Renner, étroitement surveillé par son geôlier Robi, un atroce périple au coeur de la capitale exsangue, un chemin de croix morbide sur les traces des corps martyrisés des victimes des Croix-Fléchées.EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

Les Démons. Carnets des Démons. Les Pauvres gens
Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch- Vous avez vu une feuille - sur un arbre, une feuille? - Oui. - J'en ai vu une, l'autre jour, une jaune, encore un peu de vert, un peu moisie déjà sur les bords. Le vent qui la portait. J'avais dix ans, l'hiver, exprès, je fermais les yeux et je m'imaginais une feuille - verte, brillante, avec ses nervures, et le soleil qui brille. J'ouvrais les yeux, je n'y croyais pas, parce que c'était très bien, et je les refermais. - Qu'est-ce que c'est? une allégorie? - Non... pourquoi? Pas une allégorie, non, je dis une feuille, tout simplement, juste une feuille. Une feuille, c'est bien. Tout est bien. (Kirillov et Stavroguine) Veules, médiocres, obscurs, les acteurs de ce drame - une sombre conspiration nihiliste dans une quelconque ville de province - gravitent autour de la figure de Stavroguine, démon baudelairien, "homme de l'orgueil, homme du défi - mais d'un défi dans le vide". Car ce roman (c'est le traducteur qui souligne) "n'existe finalement que pour semer le trouble, égarer, emporter, faire tournoyer, tournoyer, attraper des éclairs, et, à la fin, après plus de mille pages de cyclone, par une espèce de bouffonnerie indifférente, pas même grinçante, non, grotesque, abandonner le lecteur, essoufflé, avec rien. Possédé."EN STOCKCOMMANDER63,50 €

