
Exprimer le génocide des Arméniens. Connaissance, arts et engagement
Cent ans après les faits, le génocide des Arméniens n'est toujours pas reconnu par la Turquie, héritière de l'Empire ottoman. Devenu au cours du XXe siècle un enjeu politique, le génocide est, dans le cas arménien, non seulement un objet d'Histoire mais aussi un objet politisé, ce qui influe sur les formes de ses représentations et les discours historiographiques, et détermine les textes et les discours qu'il a produits. Les contributions de cet ouvrage proposent une approche pluridisciplinaire, analysant à la fois la réception de l'événement en France et les formes de ses représentations dans la littérature et les arts. Si la négation du génocide s'est constituée en politique d'Etat en Turquie, la société civile progresse vers la reconnaissance, initiant un dialogue des mémoires arménienne et turque. Ces lectures croisées invitent à un parcours heuristique au cours duquel l'événement 1915 est mis en tension dans le temps de l'Histoire collective et individuelle et dans les différents espaces qu'il occupe. Alors que l'Arménie est le pays garant de la transmission, la Turquie continue à en porter les stigmates béants et la diaspora, éclatée de par le monde, explore un deuil infini.
| Nombre de pages | 265 |
|---|---|
| Date de parution | 28/11/2016 |
| Poids | 416g |
| Largeur | 153mm |
| EAN | 9782753551305 |
|---|---|
| Titre | Exprimer le génocide des Arméniens. Connaissance, arts et engagement |
| Auteur | Asso Annick ; Demirdjian Héléna ; Louvier Patrick |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 153 |
| Poids | 416 |
| Date de parution | 20161128 |
| Nombre de pages | 265,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LE THEATRE DU GENOCIDE. SHOAH ET GENOCIDES ARMENIEN, RWANDAIS ET BOSNIAQUE.
ASSO ANNICK« Le Théâtre du génocide » croise l'Histoire collective et le drame individuel. Cet ouvrage rend compte de toute une orientation du théâtre depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Espace du témoignage, dans les adaptations d??uvres fondatrices, de Primo Levi, de Wladyslaw Szpilman et d'Imre Kertesz entre autres, le théâtre du génocide se situe parfois aux frontières du genre incluant d'autres arts, notamment la musique. Eugène Ionesco a ainsi recours à l'opéra pour représenter Auschwitz. Le théâtre documentaire de Peter Weiss à Olivier Py, dans une esthétique de la totalisation, répond à l'exigence de vérité qui sous-tend toute tentative pour révéler et interroger l'événement. Quand il s'agit de montrer l'extermination, le théâtre est tenté de renoncer. Plusieurs dispositifs jalonnent cependant le paysage théâtral : Charlotte Delbo, Jerzy Grotowski, Jorge Semprun convoquent l'ob-scène et dressent sur scène l'espace-camp. Au-delà de cette dichotomie, s'ouvre une réflexion sur un théâtre de la survivance chez Jean-Claude Grumberg, Richard Kalinoski, George Tabori. Le vécu s'énonce par bribes, le trauma est exhumé, l'humour est déporté. Le camp universel, le non-lieu que constitue Tatenberg, imaginé par Armand Gatti, clôt le parcours. Touchant à tous les tabous, le théâtre rétablit la qualification même des faits, retourne le terme de « tragédie» appliqué à tort au fait de génocide, proclame le verdict d'imprescriptibilité, milite pour la reconnaissance d'un crime hors normes. Tour à tour tribune, tribunal et mémorial, il confronte les victimes et les bourreaux, les vivants et les disparus, réalisant le paradoxe de dire et de représenter l'inhumanité pour nous rendre également plus humains.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER95,00 € -

Le cantique des larmes. Arménie 1915. Paroles de rescapés du génocide
Asso Annick110e anniversaire du génocide des Arméniens. En 1915, le gouvernement Jeune-Turc décidait d'exterminer les Arméniens. Ce fut le premier génocide du xxe siècle. Plus d'un siècle après l'horreur, des voix sortent des décombres. Ce sont les rescapés qui parlent. Ils racontent les déportations, les camps, les massacres. Ils disent l'indicible. Arrachés à l'anéantissement, leurs récits de survivants sont des paroles de vie. Il faut les lire. Pour que soit reconnu le crime et que soit connue la vérité. Pour que disparaisse le mensonge et que ne réapparaisse pas le mal. Pour que les morts sans sépultures connaissent enfin la paix. Car il est temps que les vivants puissent envisager le deuil et le pardon. Monument de mémoire et document pour l'histoire, ce recueil, à la manière de ch?urs antiques, inscrit dans l'éternité l'abîme éprouvé par tout un peuple. Et, avec lui, par l'entière humanité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

CINEBOOK RECOUNTS - TOME 2 THE FALKLANDS WAR
ASSO/CHAUVIN/RIDEAUIn 1982, conflict erupts between Great Britain and Argentina, putting important forces into play. Argentina decides to seize the Falkland Islands, which had been occupied by the United Kingdom silice the beginning of the 19th century. On April 2, an island landing of Argentine forces succeeds, taking the government of Margaret Thatcher by surprise. Argentina asserts its sovereignty over the Islands. While hoping for a diplomatic solution, No. 10 Downing Street prepares a large-scale operation to regain control of the Falkland Islands. Along with the use of traditional combat techniques, these opérations also provide an extraordinary test of modern electronic weaponry.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 €
Du même éditeur
-

Monde(s) N° 28, novembre 2025 : Capitales diplomatiques
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-SopA l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.PréventePRÉCOMMANDER24,99 € -

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 €

