L'Histoire du roi Alfred (connue aussi sous le titre Vie d'Alfred) représente une source majeure de l'histoire de l'Angleterre au IXe siècle. Ouvre d'Asser, clerc d'origine galloise ayant appartenu à l'entourage du roi ouest-saxon Alfred (871-899) et futur évêque de Sherborne, le texte se présente comme écrit du vivant du roi, en 893. Alfred, né en 849, était le cinquième et dernier fils du roi Aethelwulf de Wessex et de sa première épouse Osburh. En 871, il succéda à son frère Aethelred comme roi des Ouest-Saxons, puis il s'intitula "roi des Anglo-Saxons" à la fin des années 870, sans jamais contrôler la totalité de ce qui deviendrait au siècle suivant le royaume des Anglais. Un mythe s'est peu à peu construit autour du personnage du roi Alfred "le Grand", dont l'Histoire est la pierre de touche. Alfred est célèbre pour avoir organisé la défense du royaume contre les Danois (les vikings), mais aussi pour avoir encouragé la composition d'ouvrages en langue anglaise. Principes d'édition. L'oeuvre d'Asser, qui constitue pour partie une traduction latine de la Chronique anglo-saxonne, a été redécouverte au XVIe siècle dans un manuscrit unique aujourd'hui perdu: elle est aujourd'hui connue par des éditions et des transcriptions modernes, mais aussi à travers quelques auteurs latins qui l'ont utilisée au cours du Moyen Age. Le texte latin est repris de l'édition de WH Stevenson (1904), qui représente aujourd'hui encore l'édition standard. L'apparat critique est réduit au minimum, c'est-à-dire aux (très rares) cas où Alban Gautier choisit de s'éloigner de l'édition de Stevenson et à quelques variantes éclairantes dans une optique historique. L'introduction reprend l'histoire du texte, puis expose le milieu dans lequel l'Histoire a été produite, entre Angleterre et pays de Galles, d'où Asser était originaire. Asser est ensuite présenté: sa carrière, son milieu intellectuel (assez difficile à connaître: le pays de Galles du IXe siècle est mal connu). On présente aussi le contexte historique de la vie d'Alfred et l'entreprise culturelle et intellectuelle qu'il mena, dans laquelle s'inscrit l'Histoire (sa constitution d'une "école palatine", son programme de traductions du latin vers le vieil anglais, son intérêt pour l'histoire). Enfin, on se penche sur le débat qui a régulièrement surgi au cours des deux derniers siècles au sujet de l'authenticité de l'ouvre: face à plusieurs auteurs sceptiques, on réaffirme que l'ouvre a bien été écrite à la fin du IXe siècle dans l'entourage du roi. Des notes complémentaires se penchent sur divers points qui ont retenu les spécialistes, en particulier dans le cadre du débat sur l'authenticité du texte: le système de datation utilisé par l'auteur, la généalogie du roi, la question de son apprentissage de la lecture et le problème de ses maladies. Enfin, l'ouvrage présente deux documents traduits du vieil anglais, qui expriment la vision et la volonté du roi Alfred et qui rencontrent des échos importants dans l'Histoire d'Asser : les préfaces et l'épilogue à sa traduction du Pastoral de Grégoire le Grand, textes programmatiques exposant les principes de son entreprise intellectuelle ; et son testament, qui met en lumière les tensions qui existaient au sein de la famille royale au moment où Asser écrivait son Histoire.
Nombre de pages
472
Date de parution
21/08/2013
Poids
374g
Largeur
128mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251340630
Titre
Histoire du roi Alfred
Auteur
ASSER DE SHERBORNE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
128
Poids
374
Date de parution
20130821
Nombre de pages
472,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3